LE DARWINISME, PAR M. DUVAL 1886

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Ngày đăng: 23/11/2018, 23:48

BIBLIOTHÈQUE ANTHROPOLOGIQUE LE DARWINISME LEÇONS P R O F E S S É E S A L'ÉCOLE D'ANTHROPOLOGIE PAU MATHIAS M E M B R E P R O F E S S E U R D I R E C T E U R D U D E D'ANATOMIE L A B O R A T O I R E Avec DU VAL L ' A C A D É M I E A D E D ' A N T H R O P O L O G I E figures M É D E C I N E L'ÉCOLE A intercalées D E S B E A U X - A R T S L'ÉCOLE D E S dans le H A U T E S É T U D E S texte PARIS ADRIEN DELAHAYE ET EMILE LECROSNIER, ÉDITEURS PLACE DE L ' É C0 LE-II E - M ÉDECI NE 1886 Tous droits réservés INTRODUCTION Ce volume est le r é s u m ộ d'une sộrie de leỗons professộes, p e n d a n t l ' a n n é e scolaire 1883-1884, h Y Association pour l'avancement des sciences (association connue sous le n o m d'École dans la chaire d'anthropologie Vanthropologie zoologique anthropologiques cVanthropologie) zoologique a p o u r objet l'étude des r a p p o r t s a n a t o m i q u e s entre l'homme et les a n i m a u x Depuis que nous est échu le périlleux h o n n e u r de succéder dans cette chaire notre illustre m a ỵ t r e , Broca, nous avons choisi l'étude de Y embryologie comme plus p a r t i c u l i è r e m e n t propre nous fournir les points de vue les plus étendus et les plus nouveaux relativement cet examen des r a p p o r t s de p a r e n t é a n a t o m i q u e de l ' h o m m e avec les animaux au sommet de l'échelle desquels il est placé A cet égard, les études embryologiques ne peuvent avoir d ' a u t r e s hypothèses directrices que celles f o r m u a lées p a r la doctrine transformiste C'est p o u r q u o i nous avons cru devoir consacrer, comme introduction l'étude de l'embryologie comparée de l ' h o m m e et des vertộbrộs, cette sộrie de leỗons sur le transformisme ou darwinisme Nous prỵmes cette résolution au m o m e n t où la science déplorait la m o r t de Darwin, cet événement ayant plus vivement r a m e n é l'attention du public sur la doctrine du transformisme, laquelle Darwin a définitivement a t t a ché son n o m , et cette doctrine paraissant alors arrivée au point c u l m i n a n t de son développement La signification du m o t darwinisme (sur la valeur his- torique d u q u e l nous reviendrons en p a s s a n t en revue les p r é c u r s e u r s de Darwin) sera tout d ' a b o r d suffisamment expliquée en r a p p e l a n t simplement les diverses expressions qui sont considérées peu près c o m m e synonymes et, qui, étymologiquement, r é p o n d e n t t o u t e s u n e m ê m e idée ; telles sont les expressions : transformisme, ou doctrine qui a d m e t la possibilité d'une transformation des espèces animales ou végétales actuellement vivantes en espèces nouvelles directement dérivées des espèces actuelles, comme celles-ci sont dérivées des espèces ( préexistantes dont on retrouve les formes dans les couches géologiques ; évolution, ou doctrine qui nous m o n - tre les espèces actuelles, les plus élevées dans l'échelle animale ou végétale, c o m m e dérivées p a r une série de transformations évolutives (perfectionnement p a r division du travail entre les organes) d'espèces primitives organisation moins parfaite, lesquelles sont actuellement représentées en partie par les végétaux et les animaux INTRODUCTION inférieurs; théorie de ladescendance tion; doctrine généalogique m ou de la transmuta- ou des métamorphoses, etc., toutes théories qui arrivent la conception d ' u n e sorte d'arbre généalogique r e p r é s e n t a n t les r a p p o r t s entre les organismes supérieurs et inférieurs, aussi bien de ceux actuellement existants que de ceux retrouvés seulement l'état fossile P o u r justifier aux yeux du lecteur la nộcessitộ de ces leỗons sur le darwinisme, dans u n e n s e i g n e m e n t qui a p o u r objet l'anthropologie zoologique étudiée principalement par l'embryologie c o m p a r é e , il nous suffira de m o n t r e r en quelques pages : — 1° Ce que c'est que l'embryologie; — 2° Quels sont ses rapports avec l'anthropologie: — 3° Quels sont les r a p p o r t s intimes de l'embryologie et de l'anthropologie avec le transfor- misme i L'embryologie, ou étude de la formation successive des o r g a n e s , est u n e science assez récente p o u r qu'il ne soit pas inutile d'indiquer ses origines et son b u t Quand, avec les idées m o d e r n e s , familières aujourd'hui m ê m e aux gens du m o n d e , on se représente le nouvel être comme se formant successivement, pièce pièce, p a r l'apparition successive de parties dont a u c u n e trace IV INTRODUCTION n'existait primitivement, on a peine croire q u ' u n e étude aussi attrayante et aussi philosophique n'ait pas de tout temps fixé l'attention des investigateurs Cependant il n'en est rien, car les études embryologiques sérieuses d a t e n t peine du c o m m e n c e m e n t de ce siècle C'est q u ' a u p a r a v a n t u n e doctrine généralement acceptée coupait court toute recherche embryologique, niait toute espèce de science du développement, puisqu'elle niait l'embryon c o m m e organisme différent de l'organisme a d u l t e , vivant avec d ' a u t r e s organes que l'adulte, présentant un corps a u t r e que celui du corps de l'animal adulte : je veux parler de la doctrine de la préexistence des germes D'après cette trop célèbre doctrine, le futur organisme aurait existé déjà complètement f o r m é , m a i s m é c o n n a i s sable cause de son extrême exiguïté, dans l'œuf et dans les organes ovigènes de la m è r e Cet organisme existant, je le répète, avec toutes ses futures p a r t i e s , n'avait pas se former : il était préformé depuis l'origine de ses p r e m i e r s a n c ê t r e s ; il n'avait q u ' grossir p o u r devenir a p p a r e n t , visible : il ne se créait pas en lui des parties nouvelles; les parties, toutes préexistantes, n'avaient qu'à évoluer, c'est-à-dire a u g m e n t e r de v o l u m e ; c'est p o u r q u o i on a donné parfois la théorie de la préexistence des germes le nom de théorie de l'évolution, déno- mination qui a été a u j o u r d ' h u i reprise p o u r désigner une théorie tout a u t r e , celle du transformisme dans son expression la plus avancée et, nous pouvons le dire déjà, la plus conforme aux faits Quoi qu'il en soit, avec la théorie de la préexistence, de la préformation de l'être, il n'y avait pas matière éludes particulières de la part de l'anatomiste ; il n'y avait pas lieu u n e science de la nature de celle que nous n o m m o n s aujourd'hui embryologie; tout au plus le rôle de l'embryologiste aurait-il pu être de s'attacher préciser le m o m e n t où les parties existantes, préformées mais invisibles, seraient devenues visibles soit l'œil n u , soit l'aide des instruments grossissants Cette doctrine, qui devait si longtemps condamner toute investigation directe, avait cependant eu sa source d a n s l'observation, mais dans u n e observation incomplète et pour ainsi dire déplacée Il n'est personne qui, soit dans un but d'examen, soit par simple jeu, ne se soit livré la petite opération qui consiste prendre u n e fève ou u n haricot, insinuer l'ongle dans la fissure que présente cette graine et diviser ainsi celle-ci en ces deux moitiés latérales et symétriques que les botanistes appellent cotylédons ; on trouve alors entre ces deux cotylédons u n e m i n i a t u r e de petite plante, toute formée, avec u n r u d i m e n t de racine et deux feuilles primitives Nous savons aujourd'hui que si cette petite plante est là, c'est qu'elle s'y est formée successivement pièce par pièce, p e n d a n t le développement de la graine : car l'embryologie végétale a porté son investigation sur les organes de la fleur fécondée et a révélé la formation graduelle de cet embryon végétal aux dépens d'une cellule primitive dite ovule Mais au siècle dernier les observateurs s'arrêtèrent l ' e x a m e n de la graine m û r e , telle vi INTRODUCTION qu'elle est récoltée pour servir ensemencer la terre A r o m a t a r i , médecin de Venise, qui publia ce sujet ses observations et ses conclusions hypothétiques en , ne r e m o n t a pas plus h a u t , conclut la préformation de la j e u n e plante dans l'organe générateur de la plante m è r e ; il pensa n a t u r e l l e m e n t pouvoir généraliser sa conception, l'étendre des plantes aux a n i m a u x , des organes des végétaux ceux des animaux ovipares : il fut le père de la théorie de la préexistence des g e r m e s Un grand n a t u r a l i s t e , c é l è b r e p a r ses découvertes microscopiques et p a r ses études sur l'anatomie et les métamorphoses des insectes, S w a m m e r d a m , vint d o n n e r u n appui considérable cette théorie : il avait trouvé dans la chrysalide le futur papillon t o u t formé, avec ses ailes, ses pattes r u d i m e n t a i r e s , n'ayant plus besoin que de crtre et de s'étaler, pour former l'insecte parfait; il crut de même trouver dans la chenille u n e chrysalide r u d i m e n t a i r e , et par suite dans l'oeuf u n e chenille en miniature Il p r o c l a m a h a u t e m e n t , p o u r les insectes et autres animaux ovipares, la doctrine de la préexistence de l'embryon, ou, p o u r mieux dire, de l'animal complet, tout formé, n'ayant plus qu'à a u g m e n t e r de v o l u m e Jusque-là il n'était question que des animaux ovip a r e s Comment appliquer cette doctrines aux vivipares, c'est-à-dire l'homme et aux m a m m i f è r e s , alors que les médecins et les philosophes, d'après les doctrines d'Hippocrate et de Galien, professaient que la r e p r o duction des vivipares se faisait p a r u n e combinaison intime de deux liqueurs séminales, la semence m â l e et la s e m e n c e femelle, par quelque chose d'analogue ce que nous appelons aujourd'hui u n précipité chimique r é s u l t a n t d u contact de deux solutions différentes ? Or il se trouva que présisément l'époque où prenait naissance la d o c t r i n e de la préexistence des germes, les a n a tomistes cherchaient r a m e n e r la reproduction des vivipares au m ê m e type que celle des ovipares; on cherchait l ' œ u f des vivipares : l'immortel Harvey, connu s u r t o u t p a r la découverte de la circulation, e n t r e p r e nait, dans les parcs de Charles I , de longues er re- cherches sur les chèvres et les d a i m s ; il entrevoyait l'œuf du mammifère avec ses m e m b r a n e s , et sans être parvenu expliquer l'origine de cet œuf, il proclamait h a r d i m e n t le principe : omne vivum ex ovo De son côté Sténon, le célèbre anatomiste qui a donné son n o m diverses parties du corps h u m a i n , disséquait avec soin ces poissons vivipares dits chiens de mer (squales), et trouvait chez la femelle u n oviducte et des œufs comme chez les oiseaux; il n'hésitait pas penser q u e , chez la femelle des mammifères, les,prétendus testicules (testes •muliebres) n'étaient que des ovaires p r o d u i s a n t des •œufs comme chez les oiseaux Cette démonstration p o u r les mammifères était réservée Régnier de Graaf, qui découvrit sur l'ovaire les vésicules qui portent son n o m (vésicules de Graaf) ; il considéra ces vésicules comme •des œufs; nous savons aujourd'hui que ces vésicules sont s e u l e m e n t l'enveloppe d a n s laquelle est renfermé l'œuf Mais il n'en est pas moins vrai que de la découverte de Graaf date notre connaissance réelle sur l'iden- Vin INTRODUCTION tité du m o d e de reproduction chez les ovipares et les vivipares : l'œuf du m a m m i f è r e , deviné par Harvey, était p r e s q u e montré par de Graaf sur l'ovaire et retrouvé p a r lui dans l'oviducte La doctrine de la préexistence des germes ne rencontrait plus, dès lors, aucun obstacle pour s'appliquer aux vivipares ; elle devenait générale : ce fut l'époque de son t r i o m p h e le plus complet Chose singulière, des observations directes, entreprises p a r u n anatomiste dont les découvertes innombrables sont c o m m e les bases les plus solides de l'anato- mie m i c r o s c o p i q u e , des observations directes e n t r e prises p a r Malpighi virent confirmer cette doctrine et lui donner l'appui des faits Un tel n o m , associé a u n e telle doctrine, mérite q u ' o n s'y arrête Malpighi, qui a laissé u n a d m i r a b l e traité De formatione incubato, poursuivit avec u n e pidli in ovo grande exactitude la description de l'apparition du petit poulet dans la cicatricule de l'œuf i n c u b é Ce que présentent de plus r e m a r q u a b l e les observations de ce genre, c'est la rapidité avec laquelle se fait l'apparition des divers organes Il faut vingt et un j o u r s d'incubation pour que le petit poulet soit achevé, soit capable de bêcher sa coquille, selon l'expression consacrée, et d'aller affronter la vie extérieure; mais dès le d é b u t de l'incubation il appart déjà : sur u n œuf ouvert le second j o u r ou m ê m e parfois la fin du p r e m i e r , on voit déjà un point agité de mouvements r h y t h m i q u e s ; c'est le punctum saliens d'Aristote, c'est le c œ u r exécutant déjà ses contractions Malpighi voulut r e m o n t e r p l u s haut : il examina des œufs non cou- INTRODUCTION ix vés ; il c r u t y reconntre, il y reconnut bien réellement, comme ses dessins en font foi, les premiers délinéaments d ' u n embryon Un anatomiste, u n observateur consciencieux, ne pouvait guère, semble-t-il, en demander d a v a n t a g e ; il n'avait plus q u ' se r e n d r e la doctrine de la préexistence des germes, la préformation de l'embryon dans l'œuf ; c'est ce que fit Malpighi Et cependant, si l'observation était exacte, la conclusion était erronée ; elle était basée sur un c a s , d o n t , selon l'expression de notre illustre mtre Claude B e r n a r d , le déterminisne n'avait pas été r i g o u r e u s e m e n t établi Ce déterminisme du fait observé par Malpighi, on a pu le reconstituer a u j o u r d ' h u i , en relisant le m é m o i r e de Malpighi, en t e n a n t compte des circonstances de son observation Nous savons que la t e m p é r a t u r e de 37 d e grés centigrades est la plus favorable au développe- m e n t , la transformation de la cicatricule en embryon; mais des t e m p é r a t u r e s bien inférieures, celles de , de 30 et m ê m e de 28 degrés, peuvent amener le développ e m e n t : en été, lorsque nous conservons quelques jours des œufs sans les mettre dans la couveuse, il arrive p a r fois, au g r a n d étonnement de ceux qui ne seraient pas prévenus, qu'à l'ouverture d'un de ces œufs on se trouve en présence, n o n d'une cicatricule informe, ou, pour mieux dire, uniforme, mais bien d ' u n embryon dif- férencié, c'est-à-dire déjà dans lequel on distingue une extrémité c a u d a l e et une extrémité céphalique C'est ce qui arriva Malpighi dans l'observation en longue évolution technique, pas plus ne pourra repartre un langage semblable au leur, qui avait été, lui aussi, le produit d'un long développement C'est ainsi que dans le monde végétal et le monde animal la disparition d'une espèce est toujours définitive : pour l'amener une vie nouvelle, il faudrait le retour impossible des conditions de toutes sortes qui l'avaient amenée l'état qu'elle présentait au moment de sa disparition Nous croyons avoir donné déjà assez de détails sur le parallèle entre les transformations des mots et celles des formes spécifiques, el cependant nous ne saurions nous empêcher de reproduire ici, pour comparer la dégénérescence des langues celles des espèces, et donner une idée netLe des conditions de transformation, de reproduire quelques détails empruntés une intéressante étude récemment publiộe par le gộnộral Faidherbe sur la Langue franỗaise dans nos colonies (Revue scientifique, 26 janvier 1884) L'auteur s'occupe des conditions de propagation de la langue franỗaise dans les colonies; il examine ainsi les difficultés qu'elle éprouve être apprise par des populations dont le développement cérébral n'est pas préparé une langue si complexe : « L'anglais, dit-il, s'apprend plus facilement que le franỗais par les populations coloniales; cela tient uniquement ce que le verbe anglais est beaucoup plus simple que le nôtre; caria grande difficulté que ces populations rencontrent pour apprendre une langue européenne, la seule difficulté sérieuse, pour ainsi dire, réside dans la complication du verbe ; pour savoir un verbe franỗais, il faut retenir une soixantaine de mots ou groupes de mots différents » Il examine alors comment certaines populations ont simplifiộ le franỗais, ou pour mieux dire l'ont transformé, MATHIAS DUVAL — Darwinisme 36 dégradé, pour le mettre au niveau de leurs facultés On assiste ainsi la dégénérescence d'une langue par le fait de nouvelles conditions de milieu, comme on comprend la dégénérescence d'une plante par le fait de son transport dans un terrain peu favorable, etc « Aux Antilles, dit-il, après la destruction des Indiens, les noirs esclaves amenés d'Afrique parlaient beaucoup de langues différentes, suivant qu'ils provenaient de laSénégambie, de la Guinée, du Congo, ou même de la côte orientale C'était une vraie tour de Babel; il fallait absolument trouver un terrain commun pour s'entendre Aucun des langages nègres n'avait la puissance de s'imposer; le franỗais se trouvait nộcessairement appelộ jouer ce rôle Mais la langue était beaucoup trop compliquée pour des races qui, dans l'évolution humaine, étaient encore l'état sauvage ou en étaient peine sorties Il se forma pour elles, aux dộpens du franỗais, un jargon leur portée Les flexions des verbes furent supprimées Chaque verbe fut représenté par un mot unique, généralement l'infinitif, plus ou moins modifié ou simplifié Fé pour faire, coué pour croire (le créole supprime très volontiers les r), sam pour sembler, save pour savoir, tanne pour entendre, boué pour boire, fini pour finir, voyé pour envoyer, chaché pour chercher, ba pour donner (bailler), pé pour pouvoir, ponne pour pondre, palé pour parler, etc « Mais si tous les temps et tous les modes des verbes des langues indo-européennes ne sont pas indispensables dans le langage, il faut au moins qu'il y ait dans le verbe la notion de personne et celle des temps principaux C'est ce qui a lieu dans toutes les langues des nègres « Pour les personnes, c'était simple Les langues des nègres ont, comme toutes les langues, les trois personnes du singulier et les trois du pluriel É V O L U T I O N D E S E S P È C E S E T DES L A N G U E S « Voici ce qui fut adopté : M o i n p o u r j e , m o i , m e et m o n N o u pour n o u s , To — t u , te, t o i , t o n Ou — vous, votre notre Li — il, l u i , s o n Yo — ils, eux, leurs Six mots pour dix-huit « Maintenant pour les temps 11 y en a trois nécessaires : le passé, le présent, le futur Le mot seul exprime le présent Pour tous les temps passés, on met té devant le verbe ; c'est évidemment le participe passé été du verbe être Pour le futur on met sré, qui est évidemment le futur serait du verbe être « Ainsi la conjugaison se réduit, pour le verbe savoir, patexemple, : Moin s a v e Je s a i s To s a v e — Li s a v e — Nou s a v e — Ou s a v e — Y'o s a v e — Moin té s a v e / Je savais To t é s a v e J'ai s u Li té s a v e J'avais s u N o u té s a v e , Ou té s a v e Yo t é s a v e Moin s r é s a v e , To s r é s a v e Li s r é s a v e Nou sré s a v e Ou s r é s a v é Y'o s r é save Infinitif : Save « Au lieu de la seconde personne du pluriel ou, on emploie plus volontiers le mot zolt pour vous autres : zott save « Cette manière de simplifier le verbe ne doit pas beaucoup nous élonner, nous autres, dont la langue est un peu au latin ce que le patois nốgre est au franỗais En effet, le Franỗais qui a supprimộ les flexions des noms latins, s'interdisant ainsi toute inversion dans la phrase, a agi d'une manière plus compliquée et tout fait irrationnelle par rapport au verbe : il a supprimé les flexions pour certaines personnes, ce qui l'a forcé alors faire précéder le verbe du pronom personnel Exemple : je sais, tu sais, absolument comme le patois nègre, moin save, to save Dans certains cas il a gardé les flexions : savons, savez, et il a ajouté tout de même et tout fait inutilement les pronoms personnels : nous, vous Enfin, dans d'autres cas il laisse la désinence : lu aimes, ils aiment, mais (toujours logique!) il a soin de ne pas la prononcer, de sorte que là, les pronoms sont inutiles dans la langue écrite, mais nécessaires dansla langue parlée « Dans la plupart des cas on se passe très bienduverbeéïre, sans que cela nuise la clarté du langage; cela a lieu dans beaucoup de langues Toi beau se comprend tout aussi bien que tu es beau; toi roi, que tu es roi; cependant lé est employé pour le passé et le présent, et sré pour le futur dans le cas où le verbe être doit être exprimé « Le verbe auxiliaire avoir n'existe pas Quant au verbe actif avoir, signifiant posséder, il joue un grand rôle dans le langage, et il existe dans les langues des noirs; mais les noirs créoles ont préféré prendre un mot au sens plus concret, le verbe tenir qu'ils ont transformé en Uni, et presque toujours par abréviation, ni « Ajoutons enfin, pour en finir avec le verbe, que la particule semble s'ajouter volonté au temps du verbe, sans changer la signilication Ainsi on dit également : moin allé ou moin ka allé, je m'en vais « Voilà donc pour le verbe ; quant autres mots, ils sont plus ou moins simplifiés, travestis : « Neg pour nègre, foué pour frère, mô pour mort, tô pour tort, larivié pour rivière, etc » Avec cette intéressante étude empruntée au général Faidherbe (on trouvera encore beaucoup de précieux détails dans le travail original, Revue scientifique, 26 janvier 1884), nous terminerons ce parallèle entre les transformations des langues, des mots, et celles des espèces, des organismes Nous ne l'avons pas entrepris pour faire des études de linguistique et de philologie, au point de vue de la transformation et des dérivations des langues Nous n'avons touché se sujet, en terminant cette série de leỗons, qu'afin de montrer cpie les procộdộs par lesquels les langues, les locutions, les mots dérivent les uns des autres, procédés démontrés par l'histoire philologique, que ces procédés, disons-nous, sont exactement les mụmes que ceux conỗus pour la transformation des espèces Il n'était pas sans intérêt de constater cpie s'il y a de nombreuses lacunes dans la série des faits qui ont servi établir les lois de la transformation des êtres, ces lois sont cependant bien conformes au sens général de la réalité, puisqu'on arrive en établir de toutes semblables en étudiant l'évolution des langues, c'est-à-dire dans des circonstances où, du moins pour ce qui est de la philologie, les monuments littéraires et autres ne laissent aucune place l'interprétation hypothétique et fantaisiste, puisqu'ils nous fournissent toute la série des faits intermédiaires, sans aucune lacune Ce rapprochement entre ces deux ordres de faits est aujourd'hui admis par tous les hommes de science ; les philologues eux-mêmes reconnaissent combien leurs études ont d'analogie avec celles des naturalistes et des paléontologistes Nous ne saurions trouver cet égard une déclaration plus éclatante, et, pour cette partie de la présente étude, une conclusion plus nette que le passage suivant emprunté une leỗon toute rộcente de M A Darmesteter ô Cette persistance des traces d'organismes antérieurs dans l'organisme linguistique actuel reporte invinciblement notre pensée sur des faits analogues que présentent des sciences que je puis appelervoisines, les sciences naturelles Dans la vie organique des végétaux et des animaux, comme dans la vie linguistique, nous retrouvons l'action des mêmes lois Dans le langage, comme dans la matière organisée, nous assistons cette lutte pour l'existence, cette concurrence vitale qui sacrifie des espèces des espèces voisines, mieux armées pour le combat de la vie Souvent, dans une langue, le hasard de la formation met en présence des expressions, des formes identiques d'emploi ou de signification La langue choisit l'une d'entre elles pour la faire triompher, et abandonne les autres qu'elle condamne dispartre, moins que l'adaptation des fonctions nouvelles ne les rappelle la vie D'une faỗon gộnộrale, la biologie tout entiốre n'est que l'histoire des différenciations que les organismes d'un même type ont subies en s'adaptant des milieux divers; de même, la linguistique n'est que l'histoire des évolutions diverses, suivant les races et les lieux, par lesquelles a passé le type primitif Cette coïncidence est frappante entre les lois de la matière organisée et les lois inconscientes que suit l'esprit dans le 1 F a c u l t é d e s l e t t r e s d e P a r i s : Cours d e l i t t é r a t u r e f r a n ỗ a i s e d u m o y e n â g e L e ỗ o n d ' o u v e r t u r e d e M II D a r m e s t e t e r ( d é c e m b r e 8 ) , i n Revue nationale de l'Enseignement, 1883, n ° du 45 d é c e m b r e , p inter- développement naturel du langage Ne semble-t-il pas nous dire que la vie, sous quelque forme qu'elle se présente, est soumise aux mêmes lois, et, si ce n'est pas dépasserlesjustes limites de l'induction, que l'esprit et la matière ne sont que les deux faces d'une même force? » FIN TABLE DES MATIÈRES INTRODUCTION Exposé PREMIÈRE PARTIE général transformisme du PREMIÈRE LA NOTION DE LEÇON I1ACE ET D'ESPÈCE L'individu et l ' e s p è c e — La variété et la race — Dérivation naturelle de l a variété la race, d e la race l'espèce — Doctrine tliéologique de la fixité des espèces — Doctrine scientifique, t r a n s f o r m i s t e ou é v o l u t i o n i s t e — L a q u e s t i o n d e l ' o r i g i n e d e s e s p è c e s p e u t e t doit ê t r e posée — Démonstration par l'élude des o r g a n e s rudimentaires DEUXIÈME LA Anciennes LEÇON CLASSIFICATION classifications — Nomenclature DES ÊTRES binaire de Linné, — Idées s u c c e s s i v e s d e L i n n é s u r l a v a l e u r d e l ' e s p è c e — Classification d e Cuvier réelle — Signification philosophique d e l ' e x p r e s s i o n : classification de la naturelle classification — Valeur (arbre g é n é a l o g i q u e ) TROI SIÈME LA CLASSIFICATION ET LEÇON LES PARENTÉS DES ETRES Des rapports naturels e x p r i m é s par la classification : doctrine d'Agassiz et d e s t h é o l o g i s t e s — L a p a l é o n t o l o g i e L'embryologie prophétiques et l'évolution e t l e s types individuelle anceslraux (ontogénie) — Les — types d ' A g a s s i z — L e s v e r t é b r é s e t l e s i n v e r t é b r é s — L'ori- gine d e la vie QUATRIÈME LE TRANSFORMISME L ' o r d r e d e s primates d o s quadrumanes LEÇON ET L'ESPÈCE HUMAINE de L i n n é — C u v i e r ; l ' o r d r e d e s bimanes et l'ordre — É t u d e a n a t o m i q u e d e l a main e t d u pied — O w e n e t la c l a s s e d e s archencéphales — L e Règne Immain de divers a u - teurs — Flourens : l'intelligence et l'instinct — Rroca et l e s facultés cérébrales des singes CINQUIÈME LA Le Règne humain: PLACE LEÇON DE L'HOMME DANS LA NATURE la r e l i g i o s i t é ; la m o r a l i t é ; l a c r o y a n c e a u s u r n a t u - r e l — L ' i n t e l l i g e n c e d e s s i n g e s — R e t o u r l ' o r d r e d e s primates F a m i l l e d e hominiens, d'après l'embryologie d o s anthropoides, d e s pithéciens, e t d'après l e préhistorique DEUXIÈME Les PARTIE précurseurs SIXIÈME LES — etc —L'homme PHILOSOPHES de Darwin LEÇON TRANSFORMISTES R a p i d e e x p o s é d u t r a n s f o r m i s m e s e l o n D a r w i n (Variations — A d a p t a t i o n d o s ê t r e s l e u r m i l i e u — E t a t passif et sélections) des organismes dans c e t t e adaptation — T r a c e s d'idées transformistes chez les philosophes de l'antiquité classique — Les premiers win : Bacon, Linné, précurseurs de Dar- Buffon, d e M a i l l e t , R o b i n e t —L'enchnement g é n é t i q u e c o n ỗ u , m a i s n o n d é m o n t r é ni e x p l i q u é SEPTIÈME LEÇON LAMARCK ET ÉTIENNE GEOFFROY SAINT-HILAIRE Lamarck; sa biographie ; ses œ u v r e s ; gique : effets d e ['habitude s o n t lentes sa d o c t r i n e e n philosophie e t d e s besoins; m a i s l ' o r g a n i s m e e s t actif; zoolo- pour lui l e s transformations ses idées e n psychologie — E t i e n n e Geoffroy S a i n t - H i l a i r e ; l e s o r g a n e s r u d i m e n t a i r e s ; l e b a l a n c e m e n t d e s o r g a n e s ; l ' e m b r y o l o g i e ; l e s m o n s t r e s e t l e s arrêts d e d é v e l o p p e m e n t ; t r a n s f o r m a t i o n s e m b r y o l o g i q u e s brusques passif.—Unité où l ' o r g a n i s m e e s t du p l a n d e c o m p o s i t i o n ; t h é o r i e d e s a n a l o g u e s , e t c HUITIÈME LEÇON CU VI Eli ET SON I N F L U E N C E O b s t a c l e s r e n c o n t r é s p a r L a m a r c k e t E Geoffroy S a i n t - H i l a i r e — Olivier et Vanatomie comparée — L a s c i e n c e d e s fossiles.— en a n a t o m i e c o m p a r é e : c a r a c t è r e s — Le c a s d e Varchœopteryx — Doctrines d e Cuvier p a l é o n t o l o g i e : r é v o l u t i o n s du g l o b e et créations p a r t i s a n de lu préexistence fixité des espèces Doctrines d e Cuvier corrélation des formes et subordination des successives ( i n c l u s i o n ) des germes; — Lutte m é m o r a b l e entre en —• C u v i e r e t p a r s u i t e d e la Cuvier e t E Geoffroy Saint-Hilaire NEUVIÈME LEÇON GOETHE, D U C H E S NE ET N A U I J I N Gœthe naturaliste p h i l o s o p h e : études laire en anatomie l e s métamorphoses c o m p a r é e : théorie des plantes vertébrale; — Ses l'os i n t e r m a x i l - — Gœthe précurseur d e Darwin — D u c h e s n o et l'histoire n a - t u r e l l e d e s f r a i s i e r s — N a u d i n e t l e p r é t e n d u principe de finalité W - C Wells et l e s races noires — Herbert S p e n c e r et Huxley — TROISIÈME PARTIE Darwin et ses t r a v a u x DIXIÈME CONDITIONS LEÇON OL'I O N T l ' H É P A H É L E S U C C È S DE D A R W I N D o n n é e s n o u v e l l e s d e la g é o l o g i e : Ch Lyell e t la théorie d e s c a u s e s a c t u e l l e s — A n c i e n n e t é d e l ' h o m m e — A g e d e l a v i e s u r la t e r r e — P r o g r è s d e l ' e m b r y o l o g i e : G.-F Wolff — S e r r e s : p a r a l l è l e e n t r e l ' o r g a n o g é n i e et l'anatomie comparée 179 ONZIÈME DARWIN, LEÇON SA V I E , S E S P R E M I È R E S PUBLICATIONS D a r w i n : sa b i o g r a p h i e — V o y a g e a u t o u r d u m o n d e — S e s t r a v a u x : l e s récifs de corail, sélection l e s ỵ l e s v o l c a n i q u e s , etc — Malthus et l'idée de la n a t u r e l l e — A - R W a l l a c e et l e m i m é t i s m e — p u b l i c a t i o n s d e D a r w i n — L e v o l u m e Sur l'origine t r a i t é De la variation des animaux Premières des espèces et des plantes.—Études — Le des p i - g e o n s : leurs races diverses, leur origine commune DOUZIÈME DARWIN, 200 LEÇON SES DERNIÈRES PUBLICATIONS D a r w i n e t la q u e s t i o n d e l ' e s p è c e h u m a i n e — L a d e s c e n d a n c e d e l ' h o m m e et l a sélection sexuelle — L'expression des émotions cbez l'homme et les animaux — Nouvelles monographies : physiologie végétale (fécondation des orchidées, plantes carnivores, etc.) — Rôle des vers de terre d a n s la f o r m a t i o n d e la t e r r e v é g é t a l e — D e r n i e r s d é t a i l s b i o g r a p h i q u e s — L a q u e s t i o n de l ' i n s t i n c t — La q u e s t i o n d e s v i v i s e c t i o n s 223 QUATRIÈME Exposé du PARTIE Darwinisme TREIZIÈME LES VARIATIONS LEÇON DES ANIMAUX ET DES PLANTES L e s v a r i a t i o n s i n d i v i d u e l l s s : l e u r s o r i g i n e s — I n f l u e n c e s p e n d a n t la g e s tation : l e s enfants j u m e a u x , l e s m o n s t r e s —Modifications produites par diverses Le milieu c o n d i t i o n s : nutrition, aquatique climat e n g é n é r a l , chaleur, froid — ( p l a n t e s e t a n i m a u x ) ; l u m i è r e et o b s c u r i t é — Effet de l ' u s a g e e t d u défaut d ' u s a g e d e s p a r t i e s — G é n é r a t i o n (gestation, ovipares et vivipares.) Q U A T O l i Z I È M E LEÇON L'HÉRÉDITÉ ET SES LOIS Hérédité d e certaines variations — L e m o u t o n aneon — Observations de R é a u m u r — La f a m i l l e L a m b e r t — L ' h é r é d i t é directe —• L ' h é r é d i t é tères latents, e n retour immédiate carac- — Effets d e s c r o i s e m e n t s QUINZIÈME L'HÉRÉDITÉ L'hérédité h o m o c h r o n e fixée et (réversion, atavisme) — Théorie des ET — L'ontogénie LEÇON SES LOIS (Suite) e t la phylogénie — L'hérédité — Question de l'hérédité des mutilations, des a c c i d e n t s — Rôle du s y s t è m e n e r v e u x — Valeur d e l ' e x p r e s s i o n lois de l'hérédité faits e x p l i c a t i f s empruntés aux phénomènes — Les d e la g é n é r a t i o n : a c t e s i n t i m e s de la fécondation — L'ovule et le s p e r m a t o z o ï d e SEIZIÈME L'HÉRÉDITÉ D a r w i n e t s o n hypothèse (FAITS provisoire LEÇON ET HYPOTHÈSES) de la pangenèse — Les g e m m i l e s ; a p p l i c a t i o n l a t h é o r i e d e l ' h é r é d i t é e n r e t o u r — D e Vhéréditi fluence; l ' h y b r i d a t i o n par g r e f f e s par in- DIX-SEPTIÈME LA F i x a t i o n , p a r sélection, SÉLECTION LEÇON A R T I F I C I E L L E des caractères héréditaires — Documents histo- r i q u e s — P r a t i q u e d e !a s é l e c t i o n p a r l e s é l e v e u r s , l e s h o r t i c u l t e u r s — Conditions nécessaires : du temps et d e n o m b r e u x sujets — R é s u l tats o b t e n u s : l e s m é r i n o s d e M a u c h a m p ; l e c h e v a l d e c o u r s e — D e l a divergence d e s caractères — L a sélection, puissance créatrice DIX-HUITIÈME LA SÉLECTION 333 LEÇON NATURELLE Faits de transitions entre l a sélection artificielle e t l a s é l e c t i o n n a t u r e l l e — M é c a n i s m e d e la s é l e c t i o n n a t u r e l l e : lutte pour l'existence (survi- vance d e s plus aples) — Malthus et sa doctrine — L u t t e pour la n o u r r i t u r e , p o u r é c h a p p e r a u x d a n g e r s —• L u t t e p o u r l a r e p r o d u c t i o n — O r i g i n e d e s caractères sexuels secondaires DIX-NEUVIÈME LA Les conditions SÉLECTION — Sélection sexuelle 356 LEÇON NATURELLE (Suite) survivance — Aptitudes pour résister a u climat Conditions complexes d e s rapports d e s êtres — — La fécondation d e s plantes par l e s i n s e c t e s — Parallèle d e l a s é l e c t i o n artificielle et d e l s é l e c t i o n n a t u r e l l e •— D i v e r g e n c e d e s types — Corrélation des or- ganes — Conditions d e coexistence des types VINGTIÈME ORIGINE DES 382 LEÇON ESPÈCES D i v e r g e n c e d e s caractères — Résultats m o r p h o l o g i q u e s — Origine d e s espèces e t d e s genres — Cas d e s F o r a m i n i f è r e s — La d i s t r i b u t i o n g é o - g r a p h i q u e d e s ê t r e s — Lois d e W a l l a c e — L e s c o r r é l a t i o n s d e c r o i s sance — Revue d'ensemble d e la doctrine r é c a p i t u l a t i f e t d é m o n s t r a t i f d'après W a l l a c e de Darwin — Tableau 403 CINQUIÈME Objections PARTIE et preuves VINGT-UNIÈME ACCUEIL FAIT AU LEÇON DARWINISME Le t r a n s f o r m i s m e et l e s a n t h r o p o l o g i s t e s — B r o c a : s e s t r a v a u x s u r l ' h y b r i d i t é , l e s c a r a c t è r e s d e p e r f e c t i o n n e m e n t et l e s c a r a c t è r e s s é r i a i r e s — F l o u r e n s e t s e s c r i t i q u e s ; sa t h é o r i e d e la g é n é r a t i o n — D e Q u a t r e f a g e s — M a d a m e C l é m e n c e R o y e r — A K œ l l i k e r et l e t é l é o l o g i s m e VINGT-DEUXIÈME LA Histoire des fossiles — 421 LEÇON P A L É O N T O L O G I E Sténon — Cuvier — Origine et n o m b r e des stratifications — Les formes de transition e n t r e les e s p è c e s , les g e n r e s , les ordres, les classes — du g l o b e e x p l o r é e Explication des au point de vue lacunes — des fossiles — Faible La étendue question de l ' h o m m e f o s s i l e — D e Mortillet e t l e s a n t h r o p o p i t h è q u e s — O p i n i o n d e s h o m m e s d e foi, — F o r m e s d e p a s s a g e s d e s s u i d é s a u x s i n g e s — couvertes géologiques e n Amérique — L e s e n c h a ỵ n e m e n t s du Dé- monde a n i m a l d'après A G a u d r y 440 VINGT-TROISIÈME LA DISTRIBUTION LEÇON G É G R A P III Q U E DES ÊTRES Distribution géographique des animaux — Population des ỵles d'origine r é c e n t e — L ' a r c h i p e l des Galapagos — Les m o y e n s accidentels de dis- p e r s i o n d'après l e s études de Darwin — R ô l e des oiseaux — T r a n s port d e s m o l l u s q u e s — Les a n c i e n s g l a c i e r s — Distribution d e s p o i s s o n s d'eau d o u c e 408 VINGT-QUATRIÈME LA LEÇON SÉGRÉGATION L a s é g r é g a t i o n ou i s o l e m e n t — T r a v a u x d e Moritz W a g n e r — S i g n i f i c a tion r é e l l e d e s a d o c t r i n e — De Lanessan et la s é g r é g a t i o n comme m é c a n i s m e d e la s é l e c t i o n — W a g n e r e t l e m i m é t i s m e — Importance réelle d e l ségrégation — Opinion de Darwin VINGT-CINQUIÈME L Les c o u l e u r s p r o t e c t r i c e s — 481 LEÇON E M I M É T I S 51 E Variations de couleur chez les a n i m a u x — Travaux et théories de Wallace — Les a n i m a u x polaires et la c o u l e u r b l a n c h e — L e s d é g u i s e m e n t s o u m i m é t i s m e p r o p r e m e n t dit — Mimé- t i s m e citez l e s v e r t é b r é s ( o i s e a u x , r e p t i l e s ) , c h e z l e s i n v e r t é b r é s ( p a p i l l o n s , diptères, etc) 498 VINGT-SIXIÈME LA P E R S I S T A N C E Ce q u ' o n a p p e l l e la p r o g r e s s i o n LEÇON D E S T Y P E S N F É Jt I E U lï S d e s o r g a n i s m e s — La s u r v i v a n c e n'est p a s t o u j o u r s d u e u n c a r a c t è r e d e p e r f e c t i o n n e m e n t o r g a n i q u e — Cas d e s s c a r a b é e s d e l'Ile M a d è r e — Il s u b s i s t e e t m ê m e d o i t s e produire d e s t y p e s i n f é r i e u r s — Cas d e s a n i m a u x d e v e n u s p a r a s i t e s — Faits r e l a t i f s la p a l é o n t o l o g i e — L e s c o l o n i e s a n i m a l e s — Cas d e s e s p è c e s d o m e s t i q u e s r e v e n u e s l'état s a u v a g e — Équilibre dans les rapports réciproques des êtres 518 VINGT-SEPTIÈME ÉVOLUTION DES E S P È C E S LEÇON ET D E S LANGUES Utilité d e c o m p a r e r l ' é v o l u t i o n d e s l a n g u e s e t d e s m o t s l ' é v o l u t i o n d e s e s p è c e s et d e s o r g a n i s m e s — T r o i s g r a n d e s c a t é g o r i e s d e l a n g u e s — Leur évolution s u c c e s s i v e — Critérium de l'espèce et critérium de la l a n g u e d i s t i n g u é e du p a t o i s , du d i a l e c t e , e t c — L i n g u i s t i q u e et p h i l o logie — D o c u m e n t s montrant toutes les p h a s e s d e s des mots d'une l a n g u e —• Lettres rudimentaires transformations —• Sélection dans l ' é v o l u t i o n d e s l a n g u e s — D i v i s i o n du t r a v a i l — D é g é n é r e s c e n c e d'une langue — Conclusions BOUHLOTON — Imprimeries réunies, B 543 ... laquelle il faut voir dans les parties du calice, dans celles de la corolle et et m ê m e d a n s les anthères et dans les loges ovariques de la fleur, u n i q u e m e n t et toujours des feuilles... mammifères les plus élevés, les singes et l'homme, il s'agit de tracer pour eux les divisions ordinales Les différences qui séparent l'homme des singes sont-elles assez considérables (toujours... entre les organes) d'espèces primitives organisation moins parfaite, lesquelles sont actuellement représentées en partie par les végétaux et les animaux INTRODUCTION inférieurs; théorie de ladescendance
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