XV - OBSERVATIONS SUR LES FOSSILES DU CALCAIRE INTERMEDIAIRE DE L''EIFEL, PAR M. JEAN STEININGER

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Ngày đăng: 23/11/2018, 23:14

N° XV OBSERVATIONS SUR L E S F O S S I L E S DU C A L C A I R E PAR M J E A N INTERMÉDIAIRE DE L'EIFEL ; S T E I N I N G E R , PROFESSEUR A TRÈVES, Publié Trèves en I I , traduit de l'allemand par M DOMNANDO Dans la description des fossiles d o n t il est question dans ces feuilles, j'ai pris p o u r base l'Histoire naturelle des animaux sans vertèbres de Lamarck, en profitant aussi des déterminations des Zoophytes de Pallas ( N u r e m b e r g ) , de l'Essai sur l'histoire naturelle des Corallines d'Ellis (La Haye 1756), et des écrits de M de Schlotheim A l'aide de ces ouvrages et d'autres encore sur l'histoire naturelle qui étaient m a disposition, je m'étais formé u n e opinion sur les fossiles de l'Eifel, et j'avais déjà porté sur le papier la plus grande partie des observations qui vont suivre, lorsque j'ai eu connaissance du bel ouvrage sur les fossiles de M Goldfuss; o u vrage renfermant des figures de tout ce qui m'avait p a r u important, et complétant par mes déterminations Comme il y a peu de fossiles dans l'Eifel qui n'aient été publiés par MM de Schlotheim et Goldfuss, mes dessins et mes descriptions p o u r r a i e n t partre aujourd'hui superflus ; mais cependant je me décide les publier, le sujet restant e n c o r e , sous plusieurs r a p p o r t s , entouré d'obscurités et de doutes qu'il est difficile de dissiper Je l'ai traité ma m a n i è r e , et j'ai o b t e n u des résultats qui diffèrent quelquefois de ceux de mes prédécesseurs L'idée que mes vues seront p e u t - ê t r e l'objet d'un examen plus r i g o u r e u x , m e p e r m e t d'espérer q u e cette notice p o u r r a être de quelque utilité, ne fût-ce qu'en signalant les erreurs que j'ai pu commettre Les échantillons auxquels se r a p p o r t e n t mes observations sont déposés dans la collection de la Société des recherches utiles Trèves Je saisis avec plaisir cette occasion de témoigner ma reconnaissance ceux de mes amis qui m ' o n t h o n o r é de leur concours , et mes élèves qui se sont chargés de l'exécution des dessins A POLYPIERS I POLYPIERS VAGINIFORMES SERTULARIA Polyparium phytoideum , corneum : surculis g r a c i l i b u s , t u b u l o s i s , simplicibus aut ramosis, ad latera dentatim celluliferis Soc GÉOL — T o m e r I — M é m 11° I Cellulæ calyciformes, distinctæ, dentatim p r o m i n u l æ , sessiles vel subpedicellatæ, bifariæ vel sparsæ Vesiculæ gemmiferæ calycibus majores LAMARCK S antiqua, p l XX., fig I Gracilis, ramosa ramis bifariam dentatis; dentibus alterais Je ne possède de ce polypier q u ' u n seul échantillon de quatre lignes de h a u t e u r , qui se divise en trois rameaux Son analogie avec les Sertulaires figurées par Ellis n e m e laisse aucun doute sur le genre auquel il appartient Il est engagé clans u n e plaque calcaire conjointement avec u n grand n o m b r e de fragmens de tiges de polypiers ; il est d'une couleur g r i s â t r e , et semble être réellement pétrifié Il a été t r o u v é Gerolstein CELLARIA Polyparium p h y t o i d e u m ; surculis ramosis, tubulosis, s u b a r t i c u l a t i s , c o r n e i s , nitidis, lapidescentibus Cellulse seriales, vel concalenalæ vel a d n a t æ , plus minusve incrustatæ, ad superficiem Vesiculæ gemmiferæ n u l l æ , nisi bullæ quæ in nonnullis speciebus exstant C Ramis t e r e t i b u s , cellulis ovalibus polyparii elegans quincuncialibus Parmi plusieurs débris de polypiers pétrifiés, de Gerolstein, engagés dans la m ê m e r o c h e , on voit q u e l q u e s fragmens d'un corail b l a n c , t r è s m i n c e s , d'une deux lignes de dimension, qui ressemblent b e a u c o u p la Cellaria salicornia, Lam., et s'accordent, m ê m e p o u r le v o l u m e , avec les articulations isolées de ce polypier figurées dans Ellis, pl X X I I I n I , a La seule différence consiste en ce q u e , dans Ellis, les cellules affectent la forme r h o m b o ï d a l e , tandis qu'elles sont ovales dans m o n échantillon Comme on n'a encore a u c u n e preuve q u e ces pétrifications a p p a r t i e n n e n t réellement des tiges de polypiers ramifiés et articulés, il est d o u t e u x s'ils doivent trouver ici leur place II POLYPIERS RÉTiCULÉS FLUSTRA Polyparium s u b m e m b r a n a c e u m , flexile , lapidescens, frondescens aut in crustam tenuem expans u m , cellularum seriebus numerosis uno vel utroque latere dispositis quasi contextum Cellulæ sessiles, contiguæ, adhaerentes, brèves, obliquatæ ; ore terminali subringente, in nonnullis dentato vel ciliato Fl radiata, p l X X , fig Incrustans tenuissima; cellulis r h o m b o i d a l i b u s , nudo c o n t i g u i s , quincuncialibus; orifỵcio cellularum Ce p o l y p i e r , qui forme u n e très légère incrustation sur u n e Orthocératite de Gerolstein, part s'être développé dans t o u s les sens en p a r t a n t d'un point central Les cellules sont contiguës, p e u près c o m m e dans le F telacea L a m Je n'en possède q u ' u n seul exemplaire n o n pétrifié O n en trouve cependant q u i sont pétrifiés et q u i a d h è r e n t d'autres polypiers, ou des coquilles Dans quelques u n s de cette dernière catégorie, les cellules, masquées p a r u n e surface squammeuse, n e sont e n t r o u v e r t e s q u e p a r u n e petite fente, ce q u i fait q u e l'on ne saurait y reconntre quelle était leur véritable disposition Il est p a r cons é q u e n t douteux s'ils appartiennent la même espèce TUBULIPORA Polyparium parasiticum vel incrustans; cellulis submembranaceis, confertis, fasciculatis vel serial i b u s , a d latera disjunctis Cellulas o b l o n g æ , tubulosæ; ore orbiculato, r e g u l a r i , raro dentato T arcuata, p l X X fig T u b u l i s c y l i n d r i c i s , b r e v i b u s , i n seriem arcuatam dispositis, distantibus , basi conjunctis Ce polypier, d'à p e u près u n d e m i - p o u c e de l o n g u e u r , ressemble u n e tige très déliée q u i s'étend en arc sur d'autres polypiers, et sur laquelle viennent se ranger six h u i t petits tubes cylindriques Ses rapports avec le Tubulipora transversa, Lam semblent m'autoriser le placer dans ce genre CELLEPORA Polyparium sublapideum , intus p o r o s u m , in crustam expausum , aut subrectum et frondescens; frondibus complanatis, lobatis vel ramosis, subconvolutis , externa superficie ex cellulis u n o strato coalitis contesta Cellulas urceolalæ, ventricosæ , s u b m e m b r a n a c e æ , exserentes , confusæ , ore constricto L a m C antiqua I n c r u s t a n s aut fungiformis ; cellulis fere i n quincuncem dispositis, ore orbiculari minimo Goldf Tab I X , fig Ce polypier forme u n e légère incrustation sur d'autres p o l y p i e r s , ou bien il y adhère en u n e masse spongieuse ; on le trouve r a r e m e n t libre C tenella Incrustans , fungiformis ; cellulis irrégulariter coacervatis, minimis Les cellules sont plus petites q u e dans l'espèce précédente; l'échantillon étant un p e u u s é , il est impossible de d é t e r m i n e r la forme de leur ouverture Ce p o l y p i e r , fixé sur u n e T é r é b r a t u l e , n'est point pétrifié, et présente peu près l'aspect du Cellepora spongites, Lamarck ALVEOLITES ; mihi Polyparium lapidescens, intus favosum ; vel incrustans, vel in massam liberam , e stratis plurimis cellularum invicem superpositis , compositum C e l l u l æ , ore o b l i q u o , r h o m b o i d a l i ; contiguas, s u b i m b r i c a t æ , in séries quincunciales dispositæ, et extus reticulatim concatenatæ Je réunis dans ce genre les polypiers q u e M Goldfuss a figurés pl X X V I I I , fig I , a-g et décrits sous le n o m de Calamopora spongites, varietas tuberosa, ainsi q u e plusieurs autres dont ce savant n'a point donné de figures Comme l'Alveolites escharoides et l'A.suborbicularis, de L a m a r c k , a p p a r t i e n n e n t probab l e m e n t ce g e n r e , je lui conservé le n o m d'Alveolites I Alvéolites spnngites, a c pl X X , fig 4, j b > - Cellulis r h o m b o i d a l i b u s , magis vel minus irregulari'ter compressis, subimbricatis (Goldfuss, Pl X X V I I I , fig i , a-g; de Blainville, Dictionnaire des sciences naturelles, t L X , p 56g.) Je possède de ce polypier u n échantillon l i b r e , discoïde, q u i conserve en grande partie sa forme naturelle A sa partie inférieure il y a des rides circulaires c o n c e n t r i q u e s , et l'on voit distinctement q u e les cellules r a y o n n e n t du centre vers la circonférence Les cellules très petites, p e u saillantes, c o m p r i m é e s , forment plusieurs couches superposées L e u r orifice clans la couche supérieure couvre la surface du disque d'une multitude de petites lignes saillantes, i m b r i q u é e s ; circonstance qui n e s'accorde guère avec l'idée q u e ce polypier se compose de petits tubes n o m b r e u x conservant la forme cellulaire; car le Cellepora spongites (Lam.), présente p e u près la m ê m e disposition dans les cellules et le m ê m e aspect de la surface inférieure Je pense donc q u e l'on ne saurait ranger ce polypier parmi les Calamopora de M Goldfuss, vu qu'il se r a p p r o c h e davantage, ce m e semble, des Cellépores, d o n t il n e diffère même q u e par l'orifice des cellules Un second exemplaire enveloppe u n e partie d'une Caryophyllie L'orifice des cellules est très c o m p r i m é , ce q u i fait q u e le polypier semble ờtre couvert d'ộcaillộs Cependant on aperỗoit, s u r u n point où l'échantillon a été u s é , les cellules circulaires dont les rangées, par leur intersection, forment des l o sanges Les échantillons plus grands deviennent très irréguliers, tant sous le r a p p o r t de l'aspect extérieur, q u e sous celui de la réticulation formée par les orifices des cellules C'est clans cette catégorie q u e l'on doit placer XEscharites spongites de M de Schlotheim, (Petrefactenkunde, p 345.) Les échantillons discoïdes , q u i se distinguent p a r le diamètre plus considérable des orifices cellulaires i m b r i q u é s , forment peut-être u n e espèce particulière C'est s u r t o u t ces échantillons q u i expliquent c o m m e n t la substance des b o r d s cellulaires, d'abord flexible dans l'eau, a été quelquefois, après la m o r t de l'anim a l , comprimée p a r des circonstances fortuites, ce q u i , selon L a m a r c k , aura eu lieu aussi l'égard d u Cellepora spongites (Eschara spongites Pallas.) A reticulatus, p l X X , fig , a Difformis, foliatus aut subramosus ; superficie reticulata, maculis reticuli m i n i m i s , s u b r h o m b o i dalibus , in quincuncem dispositis, vel confusis Ce polypier, le plus souvent a m o r p h e , s e m b l e , dans plusieurs échantillons, se composer entièrement de tubes filiformes, d o n t les orifices forment la surface un réseau très délié Cependant on voit encore q u e ces petits tubes étaient divisés en cellules p a r des parois transverses , et q u e le polypier est composé de couches lamelleuses s'enveloppant les unes les a u t r e s , p a r des inflexions variées, ce q u i fait q u e les tubes p r e n n e n t dans l'intérieur toutes sortes de directions Il est dès-lors probable q u e ces tubes doivent leur origine ce q u e les minces couches, percées de cellules, se sont régulièrement appliquées les unes s u r les autres, circonstance dont nous retrouverons des exemples dans le Calamo- pora alveolaris, C favosa, C Gothlandica, C basaltica de M Goldfuss Ce polypier p a r conséquent ressemble tout-à-fait la première espèce de ce g e n r e ; quoique la ténuité des orifices cellulaires, leur position moins oblique et la forme plutôt tubuleuse q u e cellulaire de son i n t é r i e u r , semblent au p r e mier coup-d'œil l'en éloigner et le rapprocher des variétés d u Calamopora polymorpha, Goldf tubes très m i n c e s , quand les échantillons n e sont point lamelleux Dans ce dernier cas, on n e peut les distinguer de la première espèce que p a r la ténuité de l'ouverture des cellules Observation Il est probable q u e quelques autres espèces appartiennent ce genre , mais il n'est pas possible de les déterminer avec précision, faute d'échantillons bien conservés Ainsi l'on trouve des pétrifications ramifiées presque de la grosseur du doigt et souvent m ê m e plus minces , q u i sont régulièrement garnies de rangées rhomboïdales, composées d'orifices cellulaires L'ouverture des cellules, variant depuis la grandeur m o y e n n e jusqu'à la petitesse e x t r ê m e , indiquerait au moins trois espèces distinctes Quelques échantillons sont comprimés et présentent des cellules circulaires la surface du réseau mailles rhomboïdales FAVOSITES, mihi Polyparium l a p i d e s c e n s , intus favosium, vel i n c r u s t a n t vel in massam liberam , e stratis plurimis conceotricis, invicem sese involventibus compositum Strata e cellulis prismaticis pentagonis seu hexagonis, parallelis, breviusculis et contiguis, extos reticulatim concatenatis, formata Dissepimenta cellularum papillis a s p e r a , perforata ; pororum n u m e r u s in unoquoque dissepimento i n c e r t u s , verum usque ad sex p o r o s , duplici serie dispositos, in u n o dissepimento conspicere mihi visus sum J e désigne sous le n o m de Favosites les mêmes polypiers fossiles qui o n t servi MM de L a m a r c k et Defrance p o u r établir le genre Favosites, et q u e M de Schlotheim c o m p r e n d en partie sous le n o m de Spongites favus Dans Goldfuss, ces fossiles a p p a r t i e n n e n t au genre Calamopora, et sont figurés dans la pl X X V I , n 1., , , 4, et décrits sous le n o m de C alveolaris , favosa, Gothlandica, basalos tica I F prismaticus Superficie reticulata; maculis reticuli magnis, cellulis prismaticis p l e r u m q u e hexagonis a) Subhemisphæricus, vel placentiformis ; Goldf , fig I - b) Pistillaris et subcylindricus S o c GÉOL — T O M E er I — Mém n° I 43 c) Capitatus, Goldf , fig a d) Costatus; subcylindricus , profunde costatus Les formes variées sous lesquelles se présente ce polypier, souvent en masses considérables, sont t r o p p e u constantes p o u r n e pas être considérées comme de simples variétés Ce polypier se compose toujours de couches cellulaires dont l'une recouvre l'autre, de manière q u e le b o r d de la couche supérieure dépasse la couche inférieure, et q u e la partie inférieure d u polypier indique p a r des rides concentriques cette superposition des couches Les échantillons q u i conservent en partie leur état n a t u r e l , n e m e laissent a u cun doute cet égard Il y a des échantillons entièrement pétrifiés, comme ceux figurés par Goldfuss, pl X X V I , fig a, c, o ù , au c o n t r a i r e , il n'est plus possible de distinguer cette structure C'est de ces échantillons q u e M Goldfuss part avoir déduit principalement les caractères de son genre Calamopora; ce sujet, je dois faire r e m a r q u e r q u e les fig c, et d, pl X X V I , indiquant la disposition des p o r e s , ne sont, ce m e semble, q u e des figures idéales Les échantillons entièrement pétrifiés se composent de prismes d i v e r g e n s , cinq ou six faces , qui sont ordinairement a r t i c u l é s , et très rapprochés les u n s des autres Les articulations isolées sont quelquefois, dans leur i n t é r i e u r , creuses et cristallisées; mais toute la substance du p o l y p i e r , tant celle des parois latérales des cellules qui séparaient les prismes, q u e celle de leurs diaphragmes transverses qui formaient leurs articulations , a totalement disparu C'est ce q u i a fait dire M Defrance l'article des Favosites de L a m a r c k , dans le dictionnaire des sciences naturelles : « Les espèces de ce genre n'ayant été rencontrées jusqu'à ce j o u r q u ' l'état » fossile, et la substance q u i remplit les prismes étant tout-à-fait cristallisée et » c o m p a c t e , tous les caractères q u i p e u v e n t le signaler n e peuvent être entière- » ment saisis, et l'on est même exposé ày porter des polypiers tubes parallèles » et prismatiques qui pourraient dépendre d'un genre différent » J'ai reconnu q u e cette e r r e u r était facile c o m m e t t r e , p a r u n échantillon q u i , en p a r t i e , était transformé en prismes c o m p a c t e s , et, en partie, conservait encore ses cellules De petits échantillons convertis en u n calcaire g r e n u , semblent avoir été compris p a r M de Schlotheim sous le n o m à'Alcyonites madreporatus Le Favosites alcyonium (Defrance), figuré p a r Bronn , pl IV, fig II., part être u n échantillon t r o n q u é inférieurement en u n plan oblique Q u a n t l'accroissement des Favosites , il m e semble i m p o r t a n t de faire observer q u e , dans des échantillons bien conservés, on trouve les cellules de l'intérieur beaucoup plus courtes q u e celles de la surface, et qu'elles sont en m ê m e temps disposées en rangộes rayonnantes trốs rộguliốres Ce n'est q u e ỗ et l q u e l'on aperỗoit u n nouveau rayon percer parmi les plus anciens; ce qui fait présumer qu'à chacun de ces rayons appartenait un seul polype q u i , en avanỗant en õ g e , s'est élevé de plus en plus hors de sa cellule et en a construit u n e n o u velle F microporus (I) Subglobosus, p a r v u s ; cellulis m i n i m i s , h e x a g o n i s , n u d o oculo vix conspicuis Le plus grand échantillon que je possède, de cet élégant p o l y p i e r , a le vol u m e d'une noisette Q u o i q u e les cellules soient si petites qu'on n e saurait les distinguer q u ' la l o u p e , cependant toute la structure de ce polypier part avoir u n e analogie parfaite avec la première espèce; les échantillons entièrement pétrifiés présentent également dans leur intérieur de petits tubes c o n t i g u s , divergens, circonstance q u i suffit elle seule p o u r séparer ces polypiers des Spongies avec lesquelles on serait tenté de les confondre THAMNOPORA , mihi Polyparium lapidescens, ramosum ; ramis cylindricis aut complanatis , sæpius confluentibus tota superficie poriferis , reticulatis Poris t u r b i n a t i s , immersis, inclinatis et versus axem r a m o r u m p r o longatis Cellularum dissepimentis perforatis; poris solitariis Les fossiles q u e je réunis dans ce genre o n t été classés, p a r M de Schlotheim, parmi ses Millepores, et décrits sous le n o m de Milleporites cornigerus et M polyforatus Selon Lamarck ils a p p a r t i e n n e n t aux Alvéolites, et principalement l' Alveolites madreporacea (Bronn, pl V I , fig ) Enfin M Goldfuss les a placés dans son genre Calamopora, quelques u n s sous le n o m spécifique de Calamopora poljmorpha, et quelques autres sous ceux de C spongites et de C fibrosa La forme des cellules et la structure d u polypier qui en résulte, me semblent autoriser leur r é u n i o n en u n genre particulier Les cellules sont placées très o b l i q u e m e n t a u t o u r d'un axe idéal comme les fleurs d'un épi de b l é a u t o u r de leur a x e , et forment de cette manière des branches de la grosseur d u doigt, r a r e m e n t plus épaisses Le diamètre des orifices des cellules, dans les espèces où ces orifices sont le plus é p a n o u i s , est peu près d'une demi-ligne, et les parois cellulaires, en se joignant, forment u n e espèce de treillage a n g u l e u x , irrégulier Dans les échantillons parfaitement c o n s e r v é s , les cellules sont revêtues d'unesubstance calcaire, de manière qu'il n e reste la surface de chaque maille q u ' u n e petite ouverture r o n d e , dans laquelle on peut peine introduire u n e épingle Ces cellules de I i lignes de p r o f o n d e u r , se t e r m i n e n t intérieurement en pointe Enfin , quand la croûte calcaire qui revêt les cellules est enlevée, on aper( I ) D e p u i s la p u b l i c a t i o n d u texte a l l e m a n d , M S t e i n i n g e r a r e c o n n u q u e cette espèce est figurée sous le n o m de Calamopora fibrosa, dans le Petrefacta Bonnensia, de G o l d f u s s , l i v r a i s o n , p l L X I V , fig ( N o t e du traducteur.) e ỗoit, sur les parois cellulaires internes, des pores au moyen desquels chaque cellule c o m m u n i q u e avec celle q u i l'avoisine Les cellules les plus récentes semblent tantôt s'ajouter au b o r d des plus a n ciennes, en s'interposant p o u r ainsi dire entre elles, ce q u i fait gagner le polypier en épaisseur; et tantôt elles se forment l'extrémité des b r a n c h e s , ce qui conserve au polypier u n e épaisseur presque uniforme Ce dernier cas part être le plus c o m m u n , et je n'ai jamais vu d'échantillon oii les cellules formassent des couches enveloppantes A u s s i , je n'hésite a u c u n e m e n t séparer des Alvéolites l'Alvéolites madreporacea de Lamarck; mais j e pense en m ê m e temps q u e les T h a m n o p o r e s diffèrent essentiellement des Calamopora alveolaris, basaltica, Gothlandica, favosa de M Goldfuss, d'après m ê m e la manière de voir de cet a u t e u r ; c a r , selon l u i , ces polypiers se composent de tubes prismatiques divisés en cellules p a r des cloisons horizontales, ce dont on ne trouve aucun vestige dans les T h a m n o p o r e s On r e n c o n t r e des moules qui semblent appartenir ce genre et q u e l'on pourrait p r e n d r e p o u r des genres particuliers La fig c, d, de la pl XXVII de Goldfuss, est dans ce c a s ; l'échantillon q u e je possède d u fossile qu'elle représente, se compose de cylindres, de l'épaisseur d'une p l u m e de corbeau, q u i se t e r m i n e n t inférieurement en pointe, et c o m m u n i q u e n t e n t r e eux a u moyen de petits tubercules qui s'élèvent a u t o u r d'eux en spirale Ces polypiers semblent être des débris de grands individus du Thamnopora madreporacea I Th madreporacea Tuberosa aut ramosa ; ramis incrassatis , terelibus , poris majusculis Les pores o n t le diamètre indiqué dans la pl XXVII, fig 5, de Goldfuss, mais ils sont très serrés ; la fig a, ibid., part aussi appartenir cette espèce h T milleporacea Incrustans , tuberosa aut ramosa ; ramis teretibus aut complanatis , confluentibus ; poris parvis Goldfuss, t a b 27, fig 4b, et t a b , , fig a-c En général cette espèce diffère de la précédente p a r la plus grande ténuité de ses p o r e s ; il y a néanmoins des variétés qui s'en r a p p r o c h e n t J'ai u n échantillon recouvrant un Pileopsis q u i , p a r son volume et sa largeur considérable, se distingue du Palellites antiquus de Schlotheim (Nachtrage zur Petrefactenkunde pl X I I fig ) , et offre au contraire assez de ressemblance avec le Pileopsis ungarica, de K n o r r , 6, pl XVI, fig Les fig b, a, de la pl XXVII de Goldfuss, semblent présenter des tubes divisés en cellules, et doivent par conséquent appartenir au genre Favosites que n o u s avons déterminé plus haut L a fig I a , de la même planche de Goldfuss part être u n e espèce particul i è r e , et indique q u e , dans son accroissement, le polype s'élevait successivement dans son t u b e comme nous l'avons vu dans les Alvéolites LIMARIA, mihi Polyparium lapidescens, r a m o s u m ; ramis cylindricis aut complanatis, sœpe confluentibus, totâ superficie poriferis Poris tiliformibus, i m m e r s i s , inclinatis, et versus axem r a m o r u m prolongatis; orificio pororum triangulari , compresso , h i s p i d o On serait tenté de ranger ces fossiles parmi les Eschares, si la forme tubuleuse des cellules n e s'y opposait, caractère q u i les rapproche des T h a m n o p o r e s , dont ils ne se distinguent p e u t - ê t r e q u e p a r la forme de l'orifice des cellules I L clathrata , p l X X , fig , a Complanata, ramosa; ramis teretibus aut c o m p r e s s i s , reticulatim anastomosantibus ; instar limæ hispidulis; orificio cellularum triangulari, oblongo , p r o m i n u l o ; cellulis tubulosis valde obliquis , ad axem polyparii prolongatis On trouve ces polypiers étendus sur des plaques calcaires o u sur d'autres pétrifications, t a n t ô t en feuillets, et tantôt sous la forme réticulaire Les branches réunies en réseau peuvent avoir deux q u a t r e lignes de largeur et u n e ligne d'épaisseur; elles sont des deux côtés d u réseau garnies de pores, ce q u i p r o u v e q u e ces polypiers n'étaient point en c r o û t a n s , ainsi q u e leur adhérence a u calcaire p o u r rait le faire croire Les pores, u n p e u espacés entre eux, sont placés assez régulièr e m e n t en rangées dont l'intersection forme des losanges Sans être saillans comme dans les Madrépores, ils sont r u d e s a u toucher, comme u n e lime d o u c e ; ce n'est q u e la partie antérieure de l'orifice des cellules q u i occasione cette rudesse L fruticosa Ramis t e r e t i b u s , liberis , instar limas hispidulis; orificio cellularum obliquo t r i a n g u l a r i , p r o minulo Cette espèce se distingue de la précédente par ses branches l i b r e s , arrondies, n o n réticulées Il part q u e ces deux espèces sont restées i n c o n n u e s MM de Schlotheim et Goldfuss Peut-être q u e les Milleporites cornigerus et M polyforatus de Schlotheim a p p a r t i e n n e n t cette espèce; mais puisque cet a u t e u r cite c o m m e points de comparaison les Madrepora damicornis, M conglomerata et M porites, et q u e la structure de cette dernière est tout-à-fait différente, n o t r e r a p p r o c h e m e n t n'est q u ' u n e simple présomption ESCHARA Polyparium sublapideum ; explanationibus r i g i d u l i s , lamelliformibus, t e n u i b u s , fragilibus, intus porosissimis , integris aut divisis Polyporum cellulæ quincunciales, in utraque superficie polyparii E dubia On trouve dans l'Eifel des fossiles étendus en forme de feuilles, dont la surface supérieure est garnie de cellules , tandis q u e la surface inférieure est ponctuée ; ils paraissent d'autant plus appartenir des Eschares, que, comme dans ce genre, le côté q u i p o r t e les cellules est libre RETEPORA Polyparium l a p i d e u m , intus porosum ; explanationibus tenuiculis, fragilibus, vel ramos liberos vel reticulum præstantibus Cellulæ polypoi um unilatérales , ad s u p e r n a m vel internam superficiem polyparii pertusæ ( I R prisca, p l X X , fig , a, b, c Foliacea, flabelliformis Maculis reticuli forma v a r i i s , ovalibus , rectangularibus atque seriatis, pentagonis aut hexagonis , quandoque varie distractis Color p u r p u r e u s Je possède de ce polypier réticulé plusieurs échantillons assez g r a n d s , d o n t quelques u n s conservent encore leur couleur p u r p u r i n e f o n c é e , tandis q u e d'autres sont décolorés, et p r é s e n t e n t dans leur réticulation des formes assez variées Ce sont des polypiers déployés en feuillets avec les mailles du réseau rectangulaires et distribuées en rangées régulières Sur u n e de leurs faces, les pores sont, sur chaque rameau, disposés en deux lignes Ce n'est q u e dans q u e l ques exemplaires q u e les mailles deviennent ovales ou quadrangulaires et q u e l quefois très déformées ; d'autres m o n t r e n t encore u n e tige sur laquelle le p o lypier se déploie en forme d'éventail Comme le R prisca, Goldf., pl X X X V I , fig , appartient, je crois, cette espèce, j e lui conservé le m ê m e nom Selon toute apparence, le Gorgonia antiqua, Goldf., ibid., fig , n'en diffère pas n o n plus spécifiquement : la forme du réseau et la disposition des cellules sont les m ê m e s , et je n'ai jamais vu de Gorgonia p r o v e n a n t de l'Eifel; il serait a u reste difficile q u e la croûte cellulifère ait p u se conserver assez bien p o u r q u e les figures de la pl X X X V I , fig I d, et fig c , soient rigoureusement exactes R.flabellulum Flabelliformis; maculis reticuli ellipticis Bien q u e la forme générale de ce polypier ressemble celle du Retepora cellulosa ( L a m , Ellis, p l X X V , fig d, D, F) , n é a n m o i n s les branches d'un côté d u réseau sont t r a n c h a n t e s , et de plus les mailles p r e n n e n t u n e forme très alongée C'est sur ce m ê m e côté t r a n c h a n t q u e semblent avoir été les cellules Dès lors cette espèce diffère b e a u c o u p d u R cellulosa, et ressemble t o u t aussi p e u l'espèce précédente R pertusa, p l X X , fig Maculis reticuli orbicularibus aut o v a l i b u s , parvis , ramis crassiusculis , egregie pertusis Cette espèce a proportionnellement de larges branches et des mailles assez petites Sur les b r a n c h e s , il y a deux rangées de pores dont la distribution est tail cette T é r é b r a t u l e , q u i se trouve assez a b o n d a m m e n t dans l'Eifel La variété alongée et rétrécie (Schloth l c fig ) diffère par la forte convexité de la p e tite valve du T elongata Schl., et forme peut-être u n e espèce particulière II Testa T livida, mihi subæquivalvis , asquilatera ; umbone valvœ majoris p a r u m p r o m i n e n t i , foramine m i - nirao Cette espèce se distingue de la précédente en ce q u e la valve supérieure surpasse peine en convexité la valve inférieure, et que le crochet, très petit, n'est pourvu q u e d'une fort petite ouverture Les deux valves sont également voûtées, u n p e u aplaties, épaisses et lisses, sauf les stries d'accroissement; sa couleur est d'un bleu c e n d r é ; la coquille est o b l o n g u e ; les b o r d s sont inégaux et u n p e u échancrés 12 T Schloth Mémoires de l'Académie de Munich, elongata 1816 , P l V I I , fig Testa elongata; valva minore complanata , majore inflata, umbone i n c u r v o , perforato L'aplatissement de la valve inférieure différencie suffisamment cette espèce de la variété alongée du T vulgaris I T delloidea, Lam Testa transversim dilatata , t r i a n g u l a r i , l œ v i , valva minore c o m p l a n a t a , majore inflata ; rostro elongato , i n c u r v o , perforato Je possède u n échantillon de cette espèce q u i a lignes de largeur sur de longueur, et q u i se distingue aisément des autres espèces p a r sa forme triangulaire Le têt, q u i est proportionnellement très fort et très épais, n'a point d'excavation considérable sur la région médiane II MOLLUSQUES ACÉPHALES Pleuronectites , Schloth Testa l i b e r a , r e g u l a r i s , inæquivalvis , auriculata ; margine infero t r a n s v e r s o , r e c t o , natibus contiguis Cardo ignotus P pusillus Testa utrimque convexa, suborbiculata , transverse dilatata, concentrice squamoso-striata, marg i n e anteriore medio subsinuato; auriculis parvis , inflexis Cette espèce s'accorde assez avec le Pleuronectites lœvigatus Schloth ; mais elle est proportionnellement plus large; elle a les auricules plus petites et recourb é e s , et le milieu d u limbe antérieur u n p e u infléchi, ce qui m e porte croire que cette espèce n e diffère pas d u Pleuronectites pusillus Schl., q u o i q u e la faible inflexion d u limbe antérieur puisse laisser q u e l q u e doute Largeur 11 lignes, l o n g u e u r Les couches d'accroissement du têt sont imbriquées On trouve des moules avec des fragmens de têt q u i o n t quelquefois pouces de largeur et qui semblent appartenir au Pleuronectites lœvigatus, Schl OSTREA Testa adhærens , i n æ q u i v a l v i s , irregularis Cardo edentulus ; ligamentum semi-internum , in valvarum fossula cardinali adfixum O costata Valvara tantummodo superiorem hujus Ostreæ p o s s i d e o , m a g n a m , p o n d e r o s a m , triangul a r e m , margine profunde plicatam , totamque costatam ; costis a cardine ad marginem oppositum excurrentibus CALCEOLA Testa inæquivalvis, t r i a n g u l a r i s , subturbinata , subtus compianata Valva major cucullata, ad aperturam oblique truncata ; margine cardinali transverso r e c t o , medio emarginato subdentato ; margine superiore arcuato Valva minor planulata , semi - orbicularis , operculum simulans , margine cardinali tuberculis duobus l a t e r a l i b u s , lamelloso dentalis , cum fovea mediana et lamella , instructo C sandalina Cette espèce est assez a b o n d a n t e Gerolstein, et atteint vers la charnière u n e largeur de pouces En général la l o n g u e u r et la largeur offrent p e u près les m ê m e s dimensions; on r e n c o n t r e c e p e n d a n t sous ce r a p p o r t des différences q u i p o u r r a i e n t induire en e r r e u r celui qui n'aurait sous les yeux q u e les extrêmes et q u i croirait y voir deux espèces, l'une plus alongée, l'autre plus dilatée Ces différences n e p r o v i e n n e n t q u e de l'accroissement plus o u moins libre de l'animal, car l'on trouve des têts q u i , partir de la pointe, s'élargissent p r o gressivement p o u r se rétrécir ensuite vers la charnière SPHERULITES Testa inæquivalvis , cylindraceo-globosa , superne depressiuscula , extus foliaceo-squamosa , c a r dine et fossula cardinali nullis Je range dans ce genre les fossiles de l'Eifel q u e M Goldfuss a décrits, sous le n o m de Cyathophyllum lamellosum a p p a r e m m e n t parce qu'il n'avait q u e peu d'échantillons sa disposition Je les considère c o m m e des coquilles bivalves, q u i s'approcheraient de l'Ostrea edulis si elles avaient u n e fossette la charnière La valve inférieure était a d h é r e n t e ; elle devient assez épaisse et s'évase sa partie supérieure La valve s u p é r i e u r e , c o m m e dans les Htres , est très d é p r i m é e l'endroit où se trouvait probablement le ligament A l'extérieur, ces fossiles présentent des cercles concentriques, des stries foliacées d'accroissement, irrégulièrement contournées et imbriquées (V Cuvier, Règne animal, t III, p 1 s q , édition ; et Desmoulins, Essai sur les Sphérulites, s u r t o u t la pl IV, Sph cylindracea) e I Spg flabellaris Pl XXII fig 2, a Testa crassa, lamellosa, r o t u n d a t a , i r r e g u l a r i s , striis arcuatis , profunde sulcata; valvarum niargine plicatulo, plicis m i n i m i s Valva superior versus cardinem valde progrediens, Valvam superiorem vide a p u d Goldf., t a b X V I I I , fig , a, b Sph gracilis Cylindraceus ; diametro cylindri lineas quinque vix excedente Rarissime cum præcedenti specie invenitur On trouve aussi divers moules de coquilles bivalves marines, surtout dans la grauwacke de l'Eifel, qui n e sont pas susceptibles d'une détermination précise, et q u i p a r conséquent n e m é r i t e n t pas d'être prises ici en considération III GASTÉROPODES CERI TRI UM Testa t u r r i t a Apertura oblonga , o b l i q u a , basi canaliculo b r e v i , truncato vel r e c u r v o , n o n emarginato , terminatâ L a b r u m superne in canalem subdistinctum desinens O p e r c u l u m parvum , o r b i c u l a r e , corneum C antiquum Testa turrita ; anfractibus tristriatis ; striis d u a b u s inferioribus c a r i n a t i s , acutis; stria superiori tuberculata Je n e possède q u e le moule de cette Cérithe provenant de Niederehe, dans l'Eifel Sa longueur est de 11 lignes Les tours de spire présentent trois stries dont la décurrence est parallèle la spire; les deux antérieures, celles du côté de l'ouverture, forment des lignes tranchantes, tandis q u e la troisième, la postérieure celle qui regarde le sommet, est garnie de gros tubercules Colorés en j a u n e par l'oxide de fer, ces moules o n t l'aspect des fossiles d u terrain tertiaire a u quel a p p a r t i e n n e n t les Cérithes, de manière q u e ce fait, joint ceux d u m ê m e genre q u e nous avons cités plus h a u t et q u i concernent la présence de fossiles tertiaires dans le calcaire de transition de l'Eifel, m é r i t e n t u n examen ultérieur D'autres petites coquilles univalves, de la m ê m e localité, offrent aussi l'apparence d ' u n dépôt t e r t i a i r e , mais elles n e sont pas assez bien conservées p o u r être susceptibles d'une détermination précise On y trouve encore ( e t ceux-ci a p p a r t i e n n e n t réellement au calcaire de transition et la grauwacke) , des moules de coquilles univalves d o n t u n e partie o n t le têt plus ou moins bien conservé, et q u i semblent appartenir aux genres Mitra, Turritella, IVatica, Euomphalus, Turbo, Tivchus et Ampidlaria Le plus grand n o m b r e n e saurait n o n plus être déterminé d'une manière positive I n d é p e n d a m m e n t de l'Helicites helicinœformis Schloth., je ne ferai ici mention q u e d'une autre coquille univalve qui semble avoir de l'analogie avec l'Ampullaria patula et l'Amp sigaretina de Lamarck, et qui ne diffère du Sigaretus haliotoideus L a m q u e p a r la configuration de l'ouverture Knorr Vergn 6, pl X X X I X , fig La figure de Knorr Veign 4, p l XVII, fig 5, s'accorde parfaitement Soc GÉOL — T O M E I — M é m n° 15 47 avec m o n échantillon ; quoique K n o r r la r a p p o r t e la m ê m e espèce q u e la précédente, comme l'ouverture n'est point figurée, il est douteux si ce r a p p r o c h e m e n t est fondé, et puisque dans mes échantillons le b o r d gauche de l'ouverture se dilate en aile et q u e l'ombilic n'est couvert qu'à demi, il est probable qu'ils devront former u n nouveau genre Ayant été trouvés parmi des productions marines, je crois pouvoir les considérer aussi comme des coquilles marines ( I ) I V CEPHALOPODES NAUTILUS Testa discoïdea , spiralis , polythalamia ; parietibus simplicibus, Anfractus contigui, ultimoreliquos obtegente Septa t r a n s v e r s a , extus concava, disco perforata ; marginibus simplicissimis N elegans (2) P l X X I I , fig 5, a Testa suborbiculari; dorso rotundato ; umbilico teclo Septis sinuato-curvatis Cet élégant Nautile, converti en fer oxidé b r u n compacte, n'a q u e lignes de longueur sur p e u près de hauteur Il n'y a d'apparent q u e le dernier t o u r de spire sur lequel se dessinent les cloisons des chambres La carène est légèrem e n t arrondie Quoique trouvé dans le fer oxidé b r u n de l'Eifel, q u e l'on regarde comme un calcaire de transition, ce fossile semble t o u t aussi étranger cette formation que le Cerithium antiquum et les Echinites de Rommersheim et de Niederehe, et il pourrait confirmer la présomption que le fer oxidé b r u n de l'Eifel, l'exception peut-être de celui q u e l'on voit Lammersdorf, est d'une formation plus récente, et en quelque sorte u n dépôt tertiaire I n d é p e n d a m m e n t de ce fer oxidé b r u n , déposé dans les alluvions argilo-sableuses, qui reposent sur le calcaire de transition Hillesheim, Bùdesheim et, Marmagen, peut-être q u e la belle argile plastique de ces deux dernières localités appartient aussi a u x dépôts tertiaires Les mêmes circonstances se présentent également aux environs de Namur OR THOCERA TITES Testa elongata , recta a u t leviter arcuata , subconica; loculis pluribus distinctis; septis transversis , tubo centrali vel marginali perforatis O, ventricosus Pl X X I I , fig Conoideus , ventricosus, leviter arcuatus Septis tubo m a r g i n a l i , sub superficie concava testæ perforatis Cette Orthocératite a u n têt très épais, feuilleté, r u g u e u x l'extérieur et m u n i transversalement de faibles stries annulaires D'un demi-pied de l o n g u e u r , il est (1) Les fig , a, b, et , a, de p l a n c h e X X I I , r e p r é s e n t e n t les espèces i n d i q u é e s dans ce p a r a g r a p h e L ' a u t e u r avait d ' a b o r d e u l'intention d ' e n f o r m e r u n n o u v e a u g e n r e sous le n o m d e Lichas , mais il a r e c o n n u d e p u i s qu'elles a p p a r t i e n n e n t a u g e n r e Bellérophon , et m ê m e q u e celle figurée sous les n , a, se r a p p o r t e a u Bellérophon cornu-arietis d e S o w e r b y , p l 469 ( Note du traducteur ) os (2) D e p u i s la publication d u texte allemand , M S t e i n i n g e r a r e c o n n u q u e cette espèce a p p a r t e n a i t a u g e n r e Goniatite (Note du traducteur.) u n p e u aplati et courbé en arc ; sa dernière c h a m b r e est large d'à p e u près pouces; sa partie p o s t é r i e u r e , il se t e r m i n e rapidement en pointe Le siphon se t r o u v e près du têt du côté concave de la coquille Cet échantillon a aussi cela de r e m a r q u a b l e , qu'il s u p p o r t e u n e Flustre n o n encore pétrifiée O nautiloides P l X X I I I , fig I , I a Conoideus , in dimidiam spiram curvatus ; tubo marginali sub latere convexo spiræ Dans le fragment de cette Orthocératite le têt a disparu; mesuré par-dessus la c o u r b u r e , il a g pouces de longueur et la dernière chambre a pouces de diam è t r e A en juger par un a u t r e fragment q u i a pouces de diamètre sa plus large extrémité, il semblerait q u e cette cloisonnée atteignait des dimensions plus grandes Au reste elle est u n p e u comprimée des deux côtés, perpendiculairement la direction d e la courbe Le siphon, assez m i n c e , est situé sous la partie convexe de la coquille Sans cette dernière particularité, j'aurais pensé q u e l'Orthoceratites flexuosus de l'Eifel, figuré p a r Schlotheim, a p p a r t i e n t la même espèce O arcuatus Pl X X I I , fig 6,6a Conoideus , arcuatus ; tubo m a r g i n a l i , sub parte convexa testæ Cette espèce, comme la précédente, est u n p e u comprimée perpendiculairem e n t la direction de la c o u r b u r e , de manière q u e les flancs de la coquille sont presque tranchans et q u e les chambres sont ovales Le têt est épais, rugueux et p o u r v u transversalement de stries déliées On voit l'extérieur des côtes longitudinales irrégulières et des bourrelets annulaires transverses; sur les échantillons q u i n e conservent plus leur têt, ces côtes et ces bourrelets laissent sur les moules u n caractère spécifique aisé reconntre, et q u i part devoir principalement son origine la forme noduleuse du siphon Des fragmens isolés de cette Orthocératite sont p r e s q u e cylindriques et atteignent des dimensions assez considérables; u n d'entre eux q u e je possède a a pouces cle diamètre O catycularis P l X X I I I , fig C o n o i d e u s , parum c u r v a t u s ; loculo ultimo calyculari; tubo m a r g i n a l i , s u b parte concava testæ Je ne possède q u ' u n fragment sans têt de cette Orthocératite La dernière c h a m b r e , en forme de calice, a i pouces de diamètre; la surface de la coquille est p o u r v u e longitudinalement de stries déliées O Schlotheim Nachtr z Petrefact., falcatus pl V I I I , fig Je n e possède de cette élégante Orthocératite q u ' u n petit fragment, q u i suffit cependant p o u r y reconntre u n e espèce particulière M de Schlotheim décrit aussi l'Orthoceratites noclulosus de Gerolstein d o n t il d o n n e u n e figure dans ses Nachtr Z Petref pl XI, fig J'ai u n échantillon q u i n e diffère de cette figure q u e p a r des stries longitudinales, aiguës, régulières et saillantes L'absence du têt dans mon échantillon, tandis q u e celui figuré par M de Schlotheim a conservé le sien, p o u r r a i t expliquer cette différence Il est cependant difficile de décider si m o n échantillon provient d'une coquille polythalame , car on n'y distingue aucune trace de cloisons Au surplus, je n'ai vu de l'Eifel q u ' u n seul échantillon d'Orthocératite lisse, droite et de quelques lignes de diamètre; mais il était t r o p incomplet p o u r pouvoir être déterminé NOTE HORTOLUS Montfort Testa teres , tenuis , subpellucida , multilocularis , in spiram discoideam partim cortorta ; anfractibus distantibus, ultimo ad extremum recto Septa t r a n s v e r s a , asqualiter distantia, extus concava; sipbone laterali inlerrupto Apertura orbicularis LAMARCK , Genus : Spirula CUVIER , le Règne Animal, t I I I , p 18 H convohans P l X X I I I , fig , a Testa t e n u i s , nodulosa , glabra , striis undulalis , transversaiibus , tenuissimis Siphone dorsali Je n e possède de ce fossile très rare q u ' u n seul échantillon avec son têt q u i est en assez b o n état p o u r pouvoir être déterminé La coquille entière ressemble u n disque de A pouces de diamètre Les tours de spire, q u i ne se touchent point, sont u n peu comprimés sur le côté (1) ; effilés leur origine, ils atteignent l'ouverture environ p o u c e de diamètre Le siphon est près du dos de la coquille et traverse les disques cloisonnaires q u i présentent leur concavité l'extérieur Ce fossile p e u t bien être le Hortolus convolvans de Montfort, mais il m e part s'approcher davantage du genre Spirale de Lamarck V L e o n hard's Propaedeutik d M Pl VII,fig.1 SPIROLINA Testa multilocularis, partim in spiram convoluta, anfractibus contiguis ; ultimo ad extremum recto Septa transversa, tubo perforata Sp acicularis Testa recta , n o d o s o - a n n u l a t a Le Tentaculites annulatus, Schloth Petrefact., p l X X I X , fig 8, semble a p partenir au genre Spiroline de L a m a r c k , et se r a p p r o c h e r beaucoup de la Sp cylinclracea var recta V B r o n n , pl I , fig i b Je n'en possède q u ' u n échantillon avec son têt calcaire très mince Les prétendues pierres en vis (Schraubensteine), qui a b o n d e n t souvent dans la grauwacke siliceuse grains fins, appartiennent aussi ce genre Sur quelques exemplaires de m a collection, on distingue le siphon (1) L a fig a semble i n d i q u e r u n e compression dans le sens c o n t r a i r e (Note du traducteur.) NOTE Jusqu'à présent je n e possède encore du Bellerophon vasulites aucun échantillon susceptible d'être déterminé avec précision Sur les m o u l e s , il m'a été impossible de distinguer soit le s i p h o n , soit les cloisons, ce qui me fait croire q u e cette coquille appartient plutôt aux Gastéropodes qu'aux Céphalopodes La pl X X I I I , fig , a, r e p r é s e n t e u n e A m m o n i t e laquelle M Steininger propose d e d o n n e r le n o m d' Am numismalis, c t d o n t il n ' a pas p u b l i é la description E l l e est p y r i t e u s e e t p r o v i e n t d e l'argile schisteuse d ' u n e m i n e d e h o u i l l e près d e S a r r e b r u c k O n t r o u v e aussi dans la m ê m e p l X X I I I , fig , a, la figure d ' u n Trochus , de l'Eifel, q u e M S t e i n i n g e r r e g a r d e c o m m e u n e nouvelle espèce, et qu'il a n o m m é e Bouei sans y j o i n d r e d e description ( Note du Traducteur ) FIN DU TOME PREMIER E X P L I C A T I O N F i g D E LA P L A N C H E XX Pages 332 Sertularia antiqua Tubulipora arcuata 333 Flustra radiata 332 Alveolites s p o n g i t e s ; surface s u p é r i e u r e a Id surface s u p é r i e u r e grossie i b Id surface inférieure c Id surface inférieure grossie Alveolites reticulatus a Id Limaria clathrata a Id 334 Id Id , Id Id alvéoles grossies Id 339 partie grossie, Id 7 a b R e t e p o r a prisca 340 c Retepora pertusa Id 9 a Alecto serpens 10 Monticularia areolata 11 Alcyonum echinatum 1 a Id 341 346 348 vu en dessous 348 EXPLICATION DE LA PLANCHE X X L Pa r> a F i g 1 a 2 a b 3 a b c Halocrinites Schlotheimii Ici vu en dessous Echinus Buchii, vu de profil Ici vu en dessus Ici diamètre de g r a n d e u r naturelle - • Echinus H u m b o l d t i i , vu de profil Id vu en dessus Id Id , 34!) Id Id Id Id 360 Id vu en dessous diamètre de grandeur naturelle Id Id 4, a 7,7 Calymene Tristani P r o e t u s Cuvieri 7 Galymene Brongniartii a b Olenus p u n c t a t u s Post-abdomen de grandeur naturelle Id Post-abdomen grossi Id.? 354 356 356 356 U 8 a Asaphus mucronati affinis ? 357 Asaphus laticauda affinis Asaphus ? 358 /,/ 10 EXPLICATION DE LA PLANCHE XXII Pages F i g 1 a 2 3 4 6 a a b a a Spirorbis maximus ? 358 Sphærulites flabellaris , vu de face Id vu de côté Bellérophon? Id péristome Id côté opposé au péristome Bellérophon cornu-arietis Sow., pl 469 Id péristome Orthoceratites ventricosus 367 Id 368 Id Id Id Id Id Orthoceratites arcuatus 369 E X P L I C A T I O N Fig 1- D E LA P L A N C H E XXIII Orthoceratites nautiloides a Id v u p a r le d o s Orthoceratites calycularis 3, a Hortolus convolvans Id c o u p e t r a n s v e r s a l e m o n t r a n t le siphon Trochus Bouei a Id 5 a Id Gontatites péristome elegans v u d e profil 370 Id Id Ammonites numismalis a Id Id Id 368 Id 371 v u de profil Id Mémoires de la Société Géologique de France P Oudart delt Mémoire N° 15 Pl A Tome Ier PL XX Lith : de kaeppelin Mémoires de la Société Géologique de France P Oudart del Mémoire N° 15.Pl.B Tome Ier PL XXI Lith : de kaeppelin Mémoires de la Société Géologique de France P Oudart del Mèmoire N° 15 Pl C Tome 1er Pl XXII Lith : de Kaeppelin Mémoires de la Société Géologique de France P Oudart Delt Mèmoire N°l5.Pl.D Tome Ier PL.XXIII Lith : de Kaeppelin ... polyparii E dubia On trouve dans l'Eifel des fossiles étendus en forme de feuilles, dont la surface supérieure est garnie de cellules , tandis q u e la surface inférieure est ponctuée ; ils paraissent... former l'axe de l'étoile Les rangées rayonnantes des cellules sont s par es , sur la surface des étoiles, p a r des sillons dans lesquels viennent aboutir les stries déliées et transverses des rayons... comme ayant des cellules simples et isolées, et en réunissant son genre Cyathophyllum les Hippurites du calcaire de transition et u n e partie des Astroïtes, celles d o n t les étoiles sont contiguës
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