IX - MEMOIRE SUR LA PARTIE INFERIEURE DU SYSTEME SECONDAIRE DU DEPARTEMENT DU RHONE, PAR M. ALEXANDRE LEYMERIE

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Ngày đăng: 23/11/2018, 23:14

IX MÉMOIRE sua LA P A R T I S INFÉRIEURES DU S Y S T È M E SECONDAIRE DU DÉPARTEMENT DO RHONE (1) PAR M ALEXANDRE LEYMER1E I N T R O D U C T I O N L e département du Rhône forme une bande assez étroite, mais très allongée, d u N au S., bornée l'O., dans toute son étendue, parla chne composée principalement de roches primordiales, qui sépare la Saône de la Loire, et l'E par la Saône et le R h ô n e , qui suivent peu près aussi, dans les limites de cette circonscription, la direction du méridien Le département empiète beaucoup sur la chne; mais ici nous ferons abstraction de cette partie décidément montagneuse qui ne renferme pas de terrains secondaires Nous éliminerons également une petite portion de la Bresse l'E de la Saône, qui rentre aussi dans le département, et qui n'est occupée que par des terrains de transport anciens, et nous ne considérerons que la zone étroite comprise entre la chne et la ligne déterminée par les deux grands cours d'eau que nous avons cités Si l'on divise cette zone ainsi restreinte par deux perpendiculaires au méridien, passant, la première u n peu au N de L y o n , et la seconde une petite distance au N de Villefranche, on obtiendra trois régions bien distinctes sous le rapport géologique, savoir : i La région méridionale, assez montagneuse, principalement caractérisée par ses micaschistes, son terrain houiller, et par un assez grand développement de terrain de transport alpin; ( i ) Ce travail a été présentée l'Académie des S c i e n c e s , q u i e n a voté l'insertion dans l e Reciiei des savants étrangers, l e 19 n o v e m b r e 8 , sur l e rapport d e M M Elie d e Beaumont et de Bonnard (rapporteur) S o c GEOL — T o n — M é m n° g Coup d'oeil topographique sur le département du Rhône 2° La région septentrionale, réduite u n e très petite largeur cause d'un grand rapprochement, dans cet intervalle, de la Sne et de la chne p r i m o r diale, ne présentant d'ailleurs q u ' u n e longue plaine d'alluvions; 3° La région moyenne, qui contient presque exclusivement tous les terrains secondaires du d é p a r t e m e n t , lesquels y occupent la plus grande partie du sol DispositionetcomLe système secondaire forme dans cette région plusieurs séries de collines et ^condaire! de petites montagnes d o n t la plus grande h a u t e u r au-dessus du niveau de hi Saône est de 464 mètres (Verdun au Mont-d'Or) Entre ces p r o t u b é r a n c e s , et souvent leur base m ê m e , sortent ỗ et l les roches anciennes, principalement représentées par le gneiss, le granite et les schistes verts ( a m p h i b o l i q u e s , chloritiques, etc.) Les couches q u i le c o m p o s e n t , en stratification c o n s t a m m e n t c o n c o r d a n t e , o n t l'air de ne former q u ' u n e seule masse fracturée, et relevée en général assez fortement vers la chne p r i m o r d i a l e , où il faudra c h e r c h e r p r o b a b l e m e n t les faits qui p o u r r a i e n t a m e n e r faire conntre la cause de ces d é r a n g e m e n t s ; c a r , jusqu'à p r é s e n t , les terrains secondaires e u x - m ê m e s n'ont présenté nulle part aucune trace certaine d'une action p l u t o n i q u e un peu i m p o r t a n t e qui se serait exercée directement s u r eux La composition de ce système est très uniforme ; ses principaux membres sont : i ° Les grès inférieurs ( t ) , essentiellement quarzeux et plus o u moins feldspathiques, ciment calcaire, renfermant des marnes et des calcaires magnésiens, sans fossiles, reposant immédiatement s u r le terrain ancien 2° Le choin-bâtard (2), calcaires compactes p u r s ou u n peu m a r n e u x , calcaires s u b c o m p a c t e s , grano-lamellaires, subsaccharoïdes, l u m a c h e l l e s , renfermant des fossiles différents de ceux q u e l'on t r o u v e ordinairement dans le c a l ' caire G r y p h é e s , avec quelques Gryphées a r q u é e s ( j e u n e â g e ) , ne c o n t e n a n t presque jamais de grains quarzeux SJSteme : 3° Le calcaire Gryphées , caractérisé par la grande a b o n d a n c e des G r y p h é e s arquées et obliques qu'il renferme Dans la partie s u p é r i e u r e , il p r e n d u n assez grand n o m b r e de Bélemnites Ce calcaire est séparé du p r é c é d e n t par u n e assise arénacée composée de calcaire quarzifère et de grès q u a r z e u x ciment calcaire (macigno, Brong.) (3), o ù l'on t r o u v e peu a b o n d a m m e n t les fossiles du calcaire Gryphées (1) Le mot grès est pris ici dans son acception la plus é t e n d u e (a, N o m d u pays Il est assez expressif en ce qu'il rappelle la fausse apparence des matériaux que présente ce terrain Ces matériaux ont s o u v e n t , en effet, l'aspect des excellentes pierres de Yillebois (Ain), très e m p l o y é e s dans le département d u R h ô n e , o ù elles sont connues sous le n o m de choin ; mais leur dureté et leur texture s'opposent ce qu'on puisse les tailler (3) Ce g r è s , très constant dans sa composition, diffère beaucoup des grès inférieurs, et occupe d'ailleurs une place très différente P o u r éviter cet égard la confusion dans m o n travail, je 4° L'oolite inférieure (inferior o o l i t e ) , avec de nombreuses Bélemnites et Ammonites très variées, et du fer oolitique peu près constant 5° Le calcaire entroques, j a u n e ou j a u n â t r e , lamellaire ou g r e n u , et en m ê m e temps plus ou moins terreux Il se lie au calcaire q u i p o r t e le m ê m e nom en Bourgogne, lequel fait partie de l'étage inférieur d u système oolitique 6° Calcaires plus ou moins m a r n e u x , gris bleuâtres, blancs ou légèrement j a u nâtres o u v i o l â t r e s , q u i souvent deviennent assez compactes Je crois pouvoir les r a p p o r t e r au calcaire marneux Bucardes ( L a c o r d a i r e ) (fullers-earth?), qui fait aussi partie de l'étage inférieur du système oolitique Le b u t de ce mémoire est d'étudier les n " e t de ce système Les grès inférieurs n'ont pas encore été décrits d'une manière spéciale; on les a rapportés successivement trois ou q u a t r e t e r m e s différents de la série g é o g n o s t i q u e , et définitivement on est a u j o u r d ' h u i dans u n e assez grande indécision sur leur véritable place Il était d o n c i m p o r t a n t d'en faire u n e étude particulière et d'en d o n n e r u n e description détaillée Q u a n t aux calcaires q u i leur sont s u p e r p o s é s , je n e sache pas q u e p e r s o n n e s'en soit jamais o c c u p é , malgré t o u t l'intérêt qu'ils p r é s e n t e n t ; j ' a i d û penser par c o n s é q u e n t q u e des observations faites avec soin et conscience pourraient c o n t r i b u e r les faire c o n n a ỵ t r e et faire avancer d ' u n pas l'histoire de cette partie assez i m p o r t a n t e des terrains de la F r a n c e , et spécialement des couches calcaires comprises e n t r e les m a r n e s irisées et le calcaire G r y p h é e s p r o p r e m e n t d i t , partie très caractérisée et assez développée dans le Lyonnais, la Bourgogne, la M a n c h e , le Calvados, et s u r laquelle MM de Bonnard et d e C a u m o n t o n t depuis l o n g - t e m p s appelé l'attention des g é o l o g u e s , sans q u e leurs efforts aient paru suffisants p o u r arriver faire établir p o u r ces terrains u n e place particulière, q u e sembleraient cependant réclamer les besoins de la science Ce mémoire sera divisé en d e u x parties principales Dans la p r e m i è r e , j'exposerai d'abord les faits tels qu'ils se s o n t présentés moi dans les points les plus favorables l'observation; points choisis dans des parties très différentes et t r è s éloignées entre elles de la région secondaire ; je tirerai ensuite de c h a q u e c o u p e les conséquences particulières qu'elle présentera; puis, rassemblant celles de ces conséquences q u i p o u r r o n t s'appliquer toutes ces c o u p e s , et p r o b a b l e m e n t aussi t o u t e l'étendue d u d é p a r t e m e n t du R h ô n e , je donnerai les caractères généraux des terrains q u i font l'objet de ce travail Dans la deuxième p a r t i e , je comparerai ces caractères généraux eux-mêmes ceux q u i o n t été signalés dans le petit n o m b r e de descriptions de terrains analogues q u e j'ai pu me p r o c u r e r ; je discuterai la place q u e doivent p r o b a b l e m e n t o c c u p e r nos grès dans l'échelle g é n é r a l e , et je terminerai enfin par q u e l q u e s considérations théoriques s u r les couches qui les recouvrent immédiatement les n o m m e ordinairement macigno , d'après M Brongniart, en n'attribuant toutefois ce nom qu'un sens p u r e m e n t minéralogique ' S o c GEOL.— TOM — M é m n° 41 But de ce mémoire Plan PREMIÈRE PARTIE EXPOSITION DES F A I T S QUI P E U V E N T CONTRIBUER A F A I R E C O N N A I T R E LES T E R R A I N S SECONDAIRES INFÉRIEURS D U DÉPARTEMENT D U R H O N E Difficulté d'observation Ordre suivi dans l'exposition des faits Difficulté d'observer Reconnaissance des points d'observation Les roches q u i composent lès terrains q u e j'ai étudiés n'étant pas ou n'étant q u e très r a r e m e n t employées p o u r les c o n s t r u c t i o n s , il n'existe p r e s q u e point de carrières dans cette partie de l'épaisseur du système secondaire, et ce n'est q u e dans des surfaces de f r a c t u r e s , dues p o u r la p l u p a r t des causes naturelles viol e n t e s , qu'on peut les observer, et principalement du côté vers lequel les couches se relèvent Cette difficulté est p r o b a b l e m e n t u n e des causes q u i o n t retardé j u s q u ' présent la description de ce petit g r o u p e Ayant r e c o n n u d a n s des courses antérieures les points les plus favorables l'observation, points q u i , p a r l e u r dissémination et par l'ensemble des caractères qu'ils p r é s e n t e n t , peuvent être considérés c o m m e offrant le résumé exact des terrains secondaires inférieurs de t o u t le département du R h ô n e , je les plusieurs fois visités et é t u d i é s ; j ' y relevé des coupes et récolté de n o m b r e u x échantillons Enfin , p o u r les embrasser, p o u r ainsi d i r e , d'un c o u p d'œil, je les d e r n i è r e m e n t p a r c o u r u s tous en u n e seule course Itinéraire suivi Ordre adopté L'itinéraire suivi dans cette course générale avait été c o m b i n é d'avance de manière faire ntre en moi des idées sur l'ensemble des faits, dans l'ordre le plus logique et le plus r a t i o n n e l ; il convenait p a r c o n s é q u e n t q u e je me laissasse guider, dans l'exposition de ces mêmes faits, par cet itinéraire, q u e je vais d'abord indiquer s u c c i n c t e m e n t en faisant conntre le b u t de c h a q u e station A Limas : étude de l'assise arénacée formant la limite s u De Lyon Villefranche et Limas périeure d u choin-bâtard Coupe générale , donnant u n e p r e m i è r e notion des grès inférieurs, d u c h o i n - b â t a r d , et de tout l'ensemble d u système secondaire On traverse la région calcaire , et l'on prend une idée d u D e Villefranche Chessy, par D e n e c é , Cogny, Jarnioux relief d u système secondaire A Chessy : Relation des grès avec le terrain ancien ; considérations sur les minerais cuivreux que ces d e u x t e r rains renferment Entre Châtillon De Chessy Belmont par Châtillon et Belmont, coupe et étude détaillées des grès inférieurs et d u choin-bâtard Coupe partielle a u - d e s s o u s de B e l m o n t Terrains secondaires inférieurs sur la rive droite de zergues, De B e l m o n t Bully, par la montagne deSt-Germain etl'Arbresle l'A- m a n q u a n t sur la m o n t a g n e de Saint-Germain, vers la route de Chesy Entre l'Arbresle et Bully, kVjrbresle sur la route de Tarare, nou- velle coupe et n o u v e l l e étude des grès inférieurs et du choin-bâtard Mont-d'Or Etude d'ensemble d u système secondaire et des dislocations qu'il a éprouvées N o u v e l l e s études de détail sur les grès inférieurs et le choin-bâtard sur §n D e Lyon Limas E t u d e , dans cette dernière localité, des terrains secondaires inférieurs, et spécialement des calcaires quarzifères et macignos Coup d'œil sur l'ensemble d u système secondaire En p a r t a n t de L y o n et p r e n a n t la r o u t e de Paris p a r l a Bourgogne, on m o n t e p r e s q u e i m m é d i a t e m e n t s u r le flanc occidental d u M o n t - d ' O r , q u ' o n laisse cep e n d a n t p r e s q u e entier sa droite On m a r c h e d'abord sur le terrain de transp o r t alpin ; p u i s , u n e lieue environ , on t r o u v e n u les roches primordiales (gneiss et granite), servant de base au système secondaire dont la montagne esl principalement c o m p o s é e , et sur lequel je reviendrai plus tard Après avoir passe cette p r o t u b é r a n c e r e m a r q u a b l e , d o n t l'extrémité septentrionale vient mourii dans la plaine d'Anse, on longe cette plaine qu'on a c o n s t a m m e n t sa d r o i t e , et l'on voit repartre gauche le système secondaire sous la forme de collines allongées, p e u près dans le sens d u m é r i d i e n , collines q u e l'on suit sans interr u p t i o n j u s q u ' a u p r è s de Villefranche (à sept lieues de L y o n ) , où elles viennent se terminer C'est aux environs de L i m a s , petit village situé trois q u a r l s de lieue S.-S O de Villefranche, vers l'extrémité des collines dont je viens de p a r l e r , q u e j'ai choisi mon premier p o i n t d'observation , parce q u ' o n p e u t y voir d'une manière très claire, sous le calcaire G r y p h é e s , l e s calcaires quarzifères et macignos qui forment la limite supérieure des terrains q u e j'ai l'intention de faire conntre Dans l'une des carrières qui avoisinent ce village, j ' a i relevé la coupe suivante (Pl X X I I I , fig 1.) Les q u a t r e bancs (y) forment un ensemble de grès avec ciment calcaire ( macigno, Br.), s o u v e n t très solides, mais aussi quelquefois friables, ce qui provient de ce q u e le ciment est alors m a r n e u x et grossier Les grains sont exclusivement de q u a r z hyalin gris Ils sont assez a n g u l e u x , de moyenne grosseur en g é n é r a l , quelquefois petits Ils ressemblent tout-à-fait des grains de sel marin n o n raffiné En certaines places, la pâte calcaire domine ou m ê m e existe p r e s q u e seule, alors on a un calcaire d u r cassure plane en g r a n d , subgranulaire et u n peu De Lyon Villefranche et Limas Limas Coupe montrant l'assise arénacée qui forme la hase du calcaire Gryphécs cristallin , de couleur j a u n õ t r e et parsemộ ỗ et de grains de quarz Ce calcaire ne forme pas de couches continues dans le macigno , mais il s'y mêle d'une infinité de manières En certains p o i n t s , le grès se change en a m a s , allongés parallèlement la stratification, de silex grossier n u a g e u x (Chert) analogue celui que l'on trouve constamment dans le calcaire entroques du Lyonnais On observe des passages de ce silex au grès et au calcaire Ce minéral laisse aussi a p e r c e voir dans sa masse, et s u r t o u t vers ses b o r d s , des points q u i semblent être des grains de quarz empâtés dans le silex et moitié fondus clans sa p r o p r e s u b stance Ces amandes siliceuses se décomposent souvent l'air, perdent peu peu leur translucidité, et deviennent d'un b l a n c mat Je n'ai pu découvrir dans cette première assise a u c u n e trace de fossile Le b a n c (S) est un calcaire j a u n â t r e analogue celui q u e nous venons de déc r i r e , et c o n t e n a n t , c o m m e celui-ci, des grains de q u a r z disséminés Ce b a n c se lie assez bien avec le macigno sur lequel il repose Je n y pas vu de fossiles, si ce n'est p o u r t a n t u n e petite bivalve allongée (Lingula tenuissirna?) Au-dessus se détache assez n e t t e m e n t un banc puissant (a) de m a c i g n o , contenant b e a u c o u p de parties calcaires mélangées irrégulièrement La partie inférieure est la plus arénacée ;j'y trouvé u n e G r y p h é e arquée Le calcaire domine dans la partie supérieure qui renferme des fragments de bivalves indéterminables La couche suivante est u n calcaire zone de lie de vin, avec grains de quarz Il renferme quelques fossiles du calcaire G r y p h é e s , et s u p p o r t e u n calcaire de m ê m e couleur c o n t e n a n t des G r y p h é e s a r q u é e s , des Plagiostomes et b e a u c o u p d'autres fossiles brisés Là c o m m e n c e , p r o p r e m e n t p a r l e r , le véritable calcaire G r y p h é e s ( + ) Il est j a u n â t r e , assez d u r , médiocrement cristallin , peu près semblable, en un mot, au calcaire q u i se trouve mélangé avec le macigno Il est parfaitement caractérisé par la G r y p h é e a r q u é e et par les autres fossiles très conn u s de ce t e r r a i n ; mais plus de grains quarzeux, ils o n t e n t i è r e m e n t disparu : T o u t e cette partie arénacée sur laquelle repose le calcaire Gryphées p r o p r e m e n t dit est découvert, dans cette c a r r i è r e , s u r u n e h a u t e u r de , , et se redresse de 5° vers l'O.-N.-O U n e a u t r e coupe (Pl X X I I I , fig 2), prise dans u n e carrière plus voisine de Limas, a présenté des résultats analogues ; mais le macigno et le calcaire étaient plus distinctement séparés La puissance de la partie visible des couches q u a r zifères de cette seconde c o u p e n'est q u e de 2m,26 E n s o r t a n t de la première carrière p o u r se diriger vers L i m a s , on voit les couches de macigno former de petits escarpements s u r la droite du c h e m i n , et passer, vers leur partie inférieure, u n grès très effervescent, grains fins, très mélangé de m a r n e verdâtre, et très peu c o h é r e n t , lequel renferme des masses calcaires assez v o l u m i n e u s e s , mais sans stratification ni continuité apparentes Ces masses offrent en général u n e couleur rouge foncée et quelquefois grisâtre ou j a u n â t r e ; elles sont lamellaires en p a r t i e , et présentent alors des lamelles m i m Autre coupe Masses calcaires rougeâtres la base de cette assise roitantes sur u n fond u n peu t e r r e u x ou compacte, et en partie cloisonnées ; les cloisons, très minces, forment des cellules quadrangulaires ou triangulaires q u i contiennent u n e terre rouge très ferrugineuse ( ) Là se termine l'assise arénacée q u i forme la base d u calcaire Gryphées Elle p e u t offrir, dans cette localité, u n e puissance totale d'environ mètres Si l'on part de la carrière d o n t il vient d'être question p o u r descendre la colline dans la direction N.-O., de manière marcher sur les têtes des couches ( P l X X I I I , fig h), on retrouvera d'abord dans les vignes les macignos, le grès marneux, et le calcaire rouge q u e nous venons de décrire; puis le quarz disparait, et l'on observe çà et des affleurements de calcaire grisâtre subgranulaire, u n p e u cristallin, et m ê m e s u b s a c c h a r o ï d e , et de calcaire grano-lamellaire j a u n â t r e ; plus bas apparaissent des calcaires compactes d'un gris clair, renfermant quelq u e s parties pétries de coquilles formant lumachelle Toutes ces couches , dont l'ensemble constitue essentiellement le terrain q u e nous avons n o m m é choinbâtard, paraissent ici très p e u fossilifères; on n'y voit pas n o t a m m e n t u n e seule Gryphée L e u r puissance totale ne dépasse guère mètres En c o n t i n u a n t d e s c e n d r e , on voit affleurer les grès inférieurs Ils sont principalement q u a r z e u x ; mais le feldspath cependant peut être considéré c o m m e e n t r a n t dans leur composition ; le ciment est toujours calcaire et assez souvent spathique On pourrait distinguer minéralogiquement dans ce terrain des macignos feldspathiques et des arkoses calcaires ; mais cette distinction n'aurait ici a u c u n a v a n t a g e ; je continuerai d o n c lui appliquer en masse le nom générique degrés, en décrivant, au fur et m e s u r e qu'ils se présenteront, les caractères particuliers susceptibles de q u e l q u e intérêt La couleur varie du b l a n c grisâtre au gris verdâtre, au rose et au roussâtre Les grains sont moyens en g é n é r a l , et quelquefois assez g r o s ; ils sont assez grossièrement agrégés On trouve des bancs très solides ; mais aussi certaines parties sont tout-à-fait friables et se réduisent même en sable C'est ce q u i arrive p o u r la partie inférieure qu'on peut assez bien observ e r , sur u n e h a u t e u r d'environ m è t r e s , dans u n e excavation pratiquée au bas des v i g n e s , près d'un chemin q u i m è n e encore Limas Quoiqu'il soit assez difficile de distinguer des bancs dans cette masse incohérente, on y r e m a r q u e néanmoins des indices de stratification dont le plan se redresse de quelques degrés l ' O - N - O , c o m m e l'ordinaire Ce sable est principalement q u a r z e u x ; mais on y voit aussi b e a u c o u p de grains de feldspath rose Quand il est c i m e n t é , c'est par u n calcaire m a r n e u x ou par de la m a r n e Ses grains sont moyens ou assez fins En certains p o i n t s , il se convertit en petites couches de m a r n e quarzifère Cette modification a lieu s u r t o u t vers la partie supérieure de l'excavation On voit d a n s la masse des veines de galets q u a r z e u x ordinairement assez a n g u l e u x , quelquefois arrondis Le volume moyen de ces galets est entre i et centimètres c u b e s ; (i) Ce calcaire part tout-à-fait accidentel Je ne l'ai pas retrouvé ailleurs Choin-bâtard Grès inférieurs Calcaires magnéliens dans ces grès Les grès inférieurs diffèrent essentiellement des macignos qui surmontent le choin-bâtard Schistes verts terrant de base aux terrains secondaires H elation des grès et des schistes anciens mais il y en a de beaucoup plus gros Ces mêmes galets sont très souvent recouverts d'un léger enduit siliceux En certains points de cette masse arénacée , on r e m a r q u e , en p e t i t , une disposition q u e présentent fréquemment les terrains de même genre, mais plus m o d e r n e s , et qui p r o u v e la variabilité des petits courants qui agitaient les eaux dans lesquelles s'est opéré ce dépôt Dans ces grès existent, deux ou trois h a u t e u r s différentes, mais s u r t o u t vers le milieu de la masses quelques couches assez minces de calcaire rose foncé , s u b c o m p a c t e , analogue un autre calcaire t r o u v é ailleurs dans la même position , et dans lequel M Berthier a r e c o n n u 20 p o u r cent de carbonate de magnésie Ce calcaire renferme des dendrites et des taches d'oxide de manganèse On voit aussi dans ce terrain quelques faibles indices de marnes Les grès d o n t nous venons d'indiquer les caractères diffèrent essentiellement des macignos décrits précédemment Ceux-ci, en effet, ne contiennent jamais de feldspath en grains immédiatement discernables, et sont en général grains plus g r o s , plus séparés et plus distincts au milieu d u n e pâte calcaire plus solide et plus a b o n d a n t e ; les calcaires q u i leur sont associés ne sont jamais roses ni magnésifères Les grès inférieurs présentent des couleurs variées, et ne renferment j a mais de silex de formation contemporaine ou p o s t é r i e u r e , ni de fossiles, landis q u e les macignos supérieurs sont c o n s t a m m e n t d'un gris mêlé de j a u n â t r e , et contiennent des amandes de silex q u i proviennent très p r o b a b l e m e n t d'exsudations siliceuses opérées dans la masse du d é p ô t , et des fossiles qui appart i e n n e n t en général au calcaire Gryphées A quelques pas au-dessous de l'excavation dans laquelle nous avons observé la partie inférieure des grès , on commence voir le schiste vert ancien sur lequel s'appuient les terrains secondaires q u i viennent d'être décrits Mais il faut descendre le chemin de Limas, q u i est assez profondément creusé dans ce schiste, p o u r observer facilement cette roche avec ses modifications et tous les accidents qu'elle présente.C'est ordinairement une diabase schisteuse qui passe quelquefois l'aphanite ou au schiste argileux Des filons ou veines de q u a r z et de roche quarzo-feldspathique compacte (corne des m i n e u r s ) la traversent çà et Ce schiste m o n t r e u n e grande tendance la décomposition et la division pseudor h o m b o ï d a l e ; souvent même sa surface est effectivement divisée , sur place , en deux séries de lignes b l a n c h e s , parallèles deux directions , qui forment en s'entre-croisant sur le fond vert de la roche un réseau d'un aspect assez agréable Ces lignes ne sont a u t r e chose q u e les sections de cloisons calcaires provenant d'infiltrations faites entre les fissures du schiste , aux dépens du calcaire des grès ou des alluvions q u i lui sont immédiatement superposés Ces cloisons ont ordinairement une texture fibreuse dans une direction perpendiculaire au plan des fissures ( P l XXIII, fig 3.) En approchant de Limas , on voit clairement dans la berge du chemin des bancs puissants de grès friable, affectant ici u n e couleur rouge évidemment acci- dentelle, q u i reposent sur les schistes stratification t o u t à-fait discordante Les petits filons qui traversent le schiste ne p é n è t r e n t pas dans le grès (Pl XXIII, fig 4.) Si maintenant n o u s nous t r a n s p o r t o n s au-dessus des assises q u e nous venons d'étudier, nous trouverons , après les macignos, le calcaire G r y p h é e s , d'abord j a u n â t r e c o m m e le calcaire des m a c i g n o s , mais en bancs moins épais et plus réguliers, e t , plus h a u t , d'un gris bleuâtre Ce d e r n i e r calcaire est plus riche en fossiles, et s u r t o u t en G r y p h é e s , q u e le calcaire j a u n e ; sa partie supérieure p r e n d u n e teinte rougeâtre et se charge d'une assez g r a n d e q u a n t i t é de Bélemnites La puissance totale de cet étage p e u t être évaluée 20 ou 3o mètres Enfin ce terrain lui-même est recouvert par des calcaires dépendant de l'étage inférieur du système oolitique Toutes les observations q u i p r é c è d e n t se t r o u v e n t résumées dans la c o u p e s u i v a n t e , dirigée peu près perpendiculairement la direction des couches (P1.XXI1I, fig 5.) Calcaire Gryphées et calcaires de l'étage inférieur dn système oolitique Cette coupe nous m o n t r e , au-dessus des schistes amphiboliques : l ' L e s Grès inférieurs Série de bancs de grès q u a r z e u x et plus ou moins feldspathiques, ciment calcaire , texture grossière , offrant tous les degrés de cohérence et u n e assez grande variété de couleurs Ces grès renferment des couches peu épaisses ou amas allongés de calcaire rosâtre magnésien et quelques indices de marne Ils ne c o n t i e n n e n t pas de fossiles Puissance 17 a ao™ Le Choin-bâtard D'abord, calcaires gris un p e u m a r n e u x , compactes , avec lumachelles, et plus h a u t , calcaires gris et j a u n â t r e s assez cristallins , subgranulaires ou compactes , renfermant peu d e fossiles ( j e n'y pas vu de G r y p h é e s ) Cette assist ne contient pas de grains quarzeux Puissance 6" 3" Les Macignos et calcaires quarzifères Calcaire j a u n â t r e subgranulaire et u n peu cristallin, p e u près semblable au calcaire Gryphées q u i lui est superposé , renfermant des grains de q u a r z anguleux disséminés q u i , lorsqu'ils deviennent plus a b o n d a n t s , f o r m e n t un grès (macigno, Brong.) qui alterne et se mêle de toutes manières avec le calcaire, et qui passe cà et un silex grossier disposé, au milieu d e l m a s s e , en a m a n d e s parallèles la stratification D a n s sa partie inférieure, cette assise devient m a r neuse , friable , grains quarzeux plus fins et plus r a p p r o c h é s , et renferme des masses calcaires d'un r o u g e foncé, lamellaires,compactes et cloisonnées Elle Coupe Résumé générale p r e n d , dans ses couches supérieures, quelques fossiles d u calcaire Gryphées, et n o t a m m e n t des Gryphées arquées Puissance, environ œ 4° Le Calcaire Gryphées Calcaire j a u n â t r e dans sa partie inférieure et moins chargé de Gryphées q u e dans la partie supérieure, où il affecte d'abord u n e couleur gris-bleuâtre Tout-àfait dans le h a u t , il devient rougeâtre et prend u n e assez grande q u a n t i t é de Bélemnites Puissance 25 3o m 5° Les Calcaires du système oolitique ( étage inférieur) Le t o u t forme u n e masse stratifiée d'une manière concordante et redressée vers l'O.-N.-O L'inclinaison, assez faible dans les couches i n f é r i e u r e s , a u g m e n t e mesure q u e l'on s'élève, et atteint 3o° dans les couches grises du calcaire Gryphées Les grès inférieurs reposent sur les schistes stratification discordante, et n e sont a u c u n e m e n t affectés par les filons q u i traversent ce dernier terrain Remarque — J'ai peu insisté ici s u r les grès et les calcaires inférieurs, parce qu'ils n e présentent Limas q u e des affleurements qu'il faut c h e r c h e r et suivre avec peine Je les étudierai avec détail dans les coupes suivantes Ces premières observations, ainsi q u e je l'ai a n n o n c é , avaient principalement p o u r b u t l'étude des calcaires quarzifères et macignos q u i , d a n s le d é p a r t e m e n t d u R h ô n e , sépar e n t c o n s t a m m e n t le calcaire Gryphées d u c h o i n - b â t a r d § III D e Villefranche Chessy — Grès et minerais de Chessy — Choin-bâtard De Villefranclit s CliessT En allant de Villefranche Chessy par Denecé, C o g n y J a r n i o u x , F r o n t e n a s , j'ai traversé o b l i q u e m e n t la zone calcaire, représentée s u r t o u t , c o m m e on devait s'y a t t e n d r e , par les étages s u p é r i e u r s , savoir : le calcaire G r y p h é e s , et s u r t o u t les calcaires du système oolitique On t r o u v e c e p e n d a n t , de distance en d i s t a n c e , les calcaires quarzifères et macignos et le choin-bâtard En a p p r o c h a n t de J a r n i o u x , par exemple , j'ai vu le calcaire compacte b l a n c grisâtre q u i forme ordinairement la partie inférieure de ce dernier terrain , en couches peu épaisses surfaces mamelonnées , fissurées et percées de trous circulaires parois très unies Les mamelons d o n t les surfaces de joint sont recouvertes , ressemblent de loin des G r y p h é e s ; mais c'est u n e fausse a p p a r e n c e , car en y regardant de près on ne découvre a u c u n e trace de fossiles Au bas de T h e y s é e , j'ai vu encore le m ê m e calcaire assez puissant et D o c u m e n t n u m é r i s é p a r la B i b l i o t h è q u e I n t e r u n i v e r s i t a i r e S c i e n t i f i q u e J u s s i e u - UPMC Lumachelle Curgy de Calcaires et fossiles communs au choin-bâtard et la Lumachelle pures, plus cristallines et coquilles plus petites qu'on trouve aussi dans la même contrée On retrouve également en Bourgogne des calcaires assez analogues certains bancs compactes d u choin-bâtard et n o t r e calcaire j a u n e Peignes avec e n t r o q u e s A Curgy près A u t u n , la Société géologique a vu, et j ' a i observé avec elle ( i ) , l'arkose peu développée qui repose en couches horizontales s u r les têtes des bancs de grès houiller assez fortement inclinés, et, au-dessus, la lumachelle représentée par le calcaire compacte foie de veau avec sanguine, et par u n calcaire assez cristallin d'un gris légèrement j a u n â t r e ou b r u n â t r e a v e c e n t r o q u e s , et c o n t e n a n t u n e grande q u a n t i t é de Peignes identiques ceux q u e j'ai indiqués comme caractérisant au M o n t - d ' O r u n e couche tout-à-fait semblable II existe encore Curgy d'autres couches qu'il est fort difficile d'observer, et au-dessus du t o u t , part le calcaire Gryphées Voilà d o n c au moins deux calcaires q u i se t r o u v e n t la fois en Bourgogne et dans le d é p a r t e m e n t du Rhône, savoir: le calcaire lumachelle compacte ou cristallin, et le calcaire Peignes et e n t r o q u e s Je rappellerai qu'il y a un certain n o m b r e de fossiles q u i sont c o m m u n s ces d e u x c o n t r é e s ; voici la liste de ceux q u e j ' a i pu rassembler : Unio hybridus (Sow ) Plicatula spinosa (Sow.) Pecten lugdunensis (Michelin) Entroques Coquilles turriculêes indéterminables Coquilles de la lumachelle compacte et cristalline, indéterminables Calcaire de Valognes Description du cal caire de Valognes d'après M de Caa mont Le genre Diadema est aussi la fois dans la lumachelle de Bourgogne et dans le choin-bâtard Il y a déjà long-temps qu'on a r e c o n n u dans les d é p a r t e m e n t s du Calvados et de la Manche et n o t a m m e n t Valognes et Osmanville, un système de couches placé entre les marnes irisées et le calcaire Gryphées, système d o n t se sont occupés plusieurs géologues d u pays, et principalement M de Caumont, q u i l'a d é crit dans le tome II des annales de la Société linnéenne de N o r m a n d i e D'après ce géologue on p e u t diviser le calcaire de Valognes en trois parties : i° Les couches supérieures moins épaisses q u e les autres et plus r a r e m e n t bleues, oolitiques, quelquefois poreuses et remplies de cavités, ressemblent assez certains bancs du great oolite Elles ne c o n t i e n n e n t pas de cailloux roulés Elles renferment ordinairement b e a u c o u p d'Astrées Elles sont séparées des autres, en général, par u n e couche de m a r n e bleue assez apparente (1) Bulletin de la Soc géol T VII, pag i 2° Les couches moyennes se reconnaissent facilement en ce qu'elles sont beaucoup plus épaisses ( quelquefois pieds / ) , grenues, cristallines; q u e s o u vent l'abondance des coquilles test spathique en fait u n e sorte de lumachelie; qu'elles contiennent toujours de petits galets d o n t le plus grand n o m b r e , de couleur noire, semblent provenir de fragments de lydiennes, et des grains de sable quarzeux j a u n â t r e ; la roche devient souvent alors u n e espèce de p o u dingue ou de grès calcaréo-sableux, mais elle contient toujours u n e assez grande q u a n t i t é de lamelles spathiques disséminées entre les grains quarzeux, et elle fait avec les acides u n e vive effervescence Quelquefois, en a p p r o c h a n t de la partie inférieure, on voit des bnncs finement arénacés q u i n e renferment plus de galets ni de lamelles La couche la plus élevée de la partie moyenne (le banc de fer ou feron) offre des caractères particuliers Souvent plus dure, plus compacte, plus siliceuse q u e les autres, sonore, colorée en bleu, elle est s u r m o n t é e par plusieurs autres couches Valognes, et s u p p o r t e immédiatement le lias Osmanville Dans cette localité, la surface en est usée, percée de t r o u s et couverte d'Huợlres, ôpreuve, dit M de C a u m o n t , qu'ils est écoulé, un long intervalle entre ce dépôt et celui du lias » 3° Les couches inférieures, moins épaisses q u e les couches m o y e n n e s , plus chargées de sable, alternent avec des couches plus puissantes de sable m a r n e u x gris ou bleuâtre De plus, elles renferment, parallèlement la stratification, u n e grande q u a n t i t é de bivalves p r e s q u e toutes de m ê m e espèce ( V é n u s , Avicules?) mal conservées et des lignites avec coquilles On voit aussi ỗ et dans la roche quelques empreintes de fougères et des parties noires brillantes q u i ressemblent d u c h a r b o n de bois Quelquefois la fréquence des lits de coquillages et de lignites d o n n e au calcaire l'apparence schisteuse Le sable silicéo-marneux q u i alterne avec les couches inférieures forme souvent un b a n c assez épais entre elles et le nouveau grès rouge On voit souvent en Normandie ce terrain recouvert par le calcaire Gryp h é e s ; mais on le trouve aussi en plusieurs points i m m é d i a t e m e n t placé sous le calcaire Baculites ( T c r é t a c é ) , circonstance q u i semblerait i n d i q u e r u n e allure particulière Les fossiles ne sont pas aussi Variés dans le calcaire de Valognes q u e dans les différents systèmes q u i le s u r m o n t e n t Les coquilles y sont, p o u r la p l u p a r t , l'état de moules indéterminables, et leur test a disparu et se trouve remplacé p r e s q u e c o n s t a m m e n t par du spath calcaire Les m i e u x caractérisées sont : le Plagiostoma valoniense et le Pecten valoniensis Defr (Pl X X I V , fig 6) Les a u t r e s se r a p p o r t e n t vaguement aux genres : Placune, V é n u s , Avicule, Htre (2 espèces), P e r n e , moules (plusieurs espèces), Ammonite voisine de L'eruca On t r o u v e aussi : des oursins, Cidaris, plusieurs espèces d'Astrées et de coquilles bivalves transverses, striées transversalement et t r o p mal conservées p o u r être r a t t a c h é e s u n genre L ' u n e d'elles, très volumineuse, n e se t r o u v e qu'à Osman- ville dans le b a n c de fer; o n t r o u v e aussi assez f r é q u e m m e n t des vertèbres et d'autres ossements de sauriens Rapport entre le Je ne chercherai pas établir d e r a p p o r t e n t r e ce terrain et le choin-bâtard calcaire de Valognes et le choin-bâtard p o u r ce qui concerné les caractères minéralogiques; j e me contenterai de faire r e m a r q u e r qu'en Normandie, c o m m e dans le Lyonnais et la Bourgogne, l'étage q u e nous étudions présente u n e g r a n d e variabilité, et est très complexe et très différent d u calcaire Gryphées qui le recouvre Si nous connaissions mieux les fossiles, p r o b a b l e m e n t arriverions-nous en reconntre un certain n o m b r e qui se trouveraient la fois d a n s les d e u x terrains Dans l'état d'imperfection o ù se t r o u v e cette partie de l'histoire d u calcaire de Valognes, n o u s n'avons pu faire q u e deux r a p p r o c h e m e n t s de ce g e n r e ; mais ces r a p p r o c h e m e n t s nous semblent remarquables et d'un o r d r e réellement plus élevé qu'ils ne le paraissent au premier a b o r d Je veux parler i° de la présence d'oursins de genres très voisins, et p e u t - ê t r e identiques, dans la N o r m a n d i e et dans le L y o n n a i s ; et a de la similitude de deux Peignes (Pecten valoniensis Defr., P lugdunensis Mich.) très a b o n d a n t s dans certaines couches a p p a r t e n a n t aux deux terrains q u e nous c o m p a r o n s , lesquels n'ont jamais été signalés dans a u c u n e a u t r e position Je rappellerai q u e le Peigne d u Mont-d'Or est également le fossile d o m i n a n t d'un calcaire q u i fait partie de la lumachelle de Curgy, et q u e le calcaire de Pouilly renferme des oursins d u g e n r e Diadema q u i n'est q u ' u n d é m e m b r e m e n t d u genre Cidaris ( i ) J'appellerai enfin l'attention sur ce fait r e m a r q u a b l e o b servé Osmanville, q u e les couches supérieures sont usées la surface, c o u vertes d'Htres et percées de t r o u s de Pholades c o m m e a u Mont-d'Or Terrains analogues Il part qu'il existe en F r a n c e des terrains plus ou moins analogues au choinan choin-bâtard en : b â t a r d dans la plupart des localités où se t r o u v e le calcaire G r y p h é e s , et surplusieurs points de la France t o u t lorsque ces mêmes localités p r é s e n t e n t en m ê m e t e m p s le k e u p e r Nous citerons les exemples les plus r e m a r q u a b l e s qui soient venus n o t r e c o n n a i s sance, et les plus propres, p a r leur éloignement les u n s des a u t r e s , faire j u g e r de l'étendue de l'étage q u e n o u s étudions ! Lons-le-Saulnier Aux environs de Lons-le-Saulnier, M C h a r b a u t (2) a o b s e r v é , e n t r e les marnes irisées et le calcaire Gryphées, plusieurs couches p a r m i lesquelles on r e m a r q u e des calcaires compactes argileux blanchâtres et des lumachelles grises, compactes, cassure esquilleuse, lesquels o c c u p e n t en général la base d u terrain M C h a r b a u t a signalé l'absence des Gryphées dans ces couches inférieures, et, d a n s le bas du calcaire G r y p h é e s , u n e espèce de grès calcaire form a n t des veines o u des ceintures s u r u n e épaisseur de mètres Il serait (1) 11 serait curieux et intéressant d e comparer l e s Cidaris de Normandie aux D i a d è m e s d u choin-bâtard et de la l u m a c h e l l e ; mais les m o y e n s n o u s m a n q u e n t entièrement pour cela ; car nous n'avons ni é c h a n t i l l o n s , ni descriptions, ni figures des oursins d u calcaire de Valognes P e u t - ê t r e appartiennent-ils a u genre Diadema ? (2) Mémoire sur la géologie des environs de ^Lons-le-Saulnier (p 10, 1 , \n) difficile de ne pas reconntre les calcaires avec lumachelles de l'assise inférieure d u choin-bâtard, et les macignos et calcaires quarzifères M d e Bonnard ( i ) a cité des lumachelles dans le Nivernais, où l'on voit aussi le lias reposer sur des grès q u e nos r a p p r o c h e m e n t s sembleraient devoir faire r a p p o r t e r aux marnes irisées Près de Terrasson, M Dufrénoy (a) a vu, e n t r e le calcaire Gryphées et u n grès qu'il rapportait alors au grès bigarré, et q u i p o u r r a i t bien appartenir au keu per (voyez la n o t e de la page ) , ^ calcaire entièrement analogue, je cite ses p r o p r e s expressions, celui de Chessy « Dans les montagnes d e la Gresse et d'Issandon, ajoute-t-il, après u n e couche u n p e u g r e n u e , on trouve un calcaire marneux compacte ordinairement de couleur claire, quelquefois d ' u n gris de fumée assez foncé; souvent le m ê m e bloc présente des n u a n c e s différentes, e t le calcaire est alors c o m m e m a r b r é Des couches d'un calcaire j a u n â t r e compacte, cassure conchoïde, succède celui-ci; on trouve ensuite u n calcaire j a u n â t r e carié c o n t e n a n t b e a u c o u p d ' e n t r o q u e s , des Bélemnites, q u e l q u e s Ammonites, des Peignes et des T é r é b r a t u l e s ; au-dessus existent des couches minces d'un grès compacte dont la position, d a n s cette partie d u bassin, est assez constante Ce grès est recouvert immédiatement par u n e couche de deux trois mètres d'épaisseur, d'un calcaire gris j a u n â t r e , très solide, composé p r e s q u e exclusivem e n t de Gryphites.» On r e t r o u v e d o n c dans cette partie de la France, u n e distance considérable, n o t r e assise inférieure du choin-bâtard et d'autres calcaires q u i se rapprochent b e a u c o u p d e quelques u n s de ceux q u e j ' a i décrits, le t o u t placé e n t r e deus systèmes arénacés, d o n t l'un a p p a r t i e n t p r o b a b l e m e n t aux marnes irisées comme dans le d é p a r t e m e n t d u R h ô n e , et d o n t l'autre forme, ainsi q u e cela s'observe dans cette dernière contrée, u n e assise constante placée i m m é d i a t e m e n t au-dessous du calcaire Gryphées Il est r e m a r q u e r aussi q u e M Dufrénoy ne cite pas de Gryphées dans ce terrain ; q u a n t aux fossiles qu'il signale, ils diffèrent généralement de ceux du choin-bâtard D'après M le c o m t e F de Mandelslohe (3), la partie inférieure du lias est rep r é s e n t é e , au pied d u versant N - O d e l'Àlbe d u W u r t e m b e r g , par un grès jaune de miel, ou j a u n e rouge sale, q u i alterne f r é q u e m m e n t avec les couches calcaires q u i forment la base d u calcaire G r y p h é e s , couches q u i p r e n n e n t alors des caractères spéciaux O u t r e ce calcaire, le grès renferme encore quelquefois des assises et des amas de calcaires tout particuliers Ainsi, les strates de cet étage q u i avoisinent le k e u p e r offrent u n grès imprégné de c h a r b o n végétal, et lorsque ce minéral m a n q u e , on r e m a r q u e dans la partie inférieure d e ce dépôt arénacé, une couche calcaire puissante de a pieds ( i ) Mémoire sur la constance des faits géogn gui accompagnent le terrain d'arkose (3) Mémoires pour servir une description géol de la France (T I, pag A ) (3) Mémoires de la Société d'histoire naturelle de Strasbourg (p i ) ( T II, première livraison) Nivernais Terrasson ( Dordogne), Issandon Grès liassique avec Lumachelle et calcaires gryphites inférieur de l'Albe du Wurtemberg Grès de Luxembourg seulement et qui semble formée presque entièrement de valves pétrifiées de l'Unio concinnus (Sow!) Le calcaire Gryphées q u i alterne avec le grès est plus cristallin q u e la roche qui forme l'assise supérieure et renferme parfois u n peu de terre verte Les Gryphées qu'on y trouve sont de petite taille ; on n'y voit q u e peu d'Ammonites, mais b e a u c o u p de fossiles littoraux n o n d é c r i t s , tels q u e de très petites Ampullaires, des Trochus, des Turritelles M de Mandelslohe pense d'après cela qu'on devrait désigner ces couches par le n o m de calcaire Gryphées inférieur Il est bien évident q u e ces couches, les grès liassiques de M de Mandelslohe et les autres calcaires q u e ces grès renferment, forment encore ici u n étage p a r t i culier qui offre u n e analogie frappante avec la lumachelle de Bourgogne et avec le choin-bâtard du Lyonnais ( i ) Dans le pays de Luxembourg, entre le calcaire G r y p h é e s et les marnes irisées, on t r o u v e u n terrain composé de grès et de calcaire Le calcaire est souvent gris bleuâtre, c o m p a c t e , et contient des e n t r o q u e s el des Plagiostomes Il occupe la partie inférieure du terrain, tandis q u e le grès, qui a pris u n très grand développement, est, principalement la partie s u p é r i e u r e , en contact avec le calcaire Gryphées Ce grès renferme des fossiles du lias ( P i n n i t e , Plagiost o m e ) , et M Élie de Beaumont l'a r a p p o r t é depuis l o n g t e m p s cette formation (2) Grès et calcaire d'Hettanges ( M o selle ) Dans le voyage géologique q u e M Deshayes a fait l'année dernière, il a o b servé Hettanges près Thionville, au-dessous du calcaire G r y p h é e s , u n e série de calcaires et de grès q u i font suite ceux de L u x e m b o u r g et dans lesquels il a reconnu des fossiles du lias, et n o t a m m e n t la G r y p h é e a r q u é e et le Plagiostome géant Mais ce qu'il y a ici d'assez r e m a r q u a b l e , c'est q u e ces coquilles paraissent avoir appartenu des individus dans leur j e u n e âge, tandis q u e dans le calcaire Gryphées de la m ê m e localité, les mêmes fossiles, i n c o m p a r a b l e m e n t plus n o m b r e u x , existent avec t o u t le développement d o n t ils sont susceptibles Or, cette circonstance se présente également dans le calcaire Gryphites inférieur de M de Mandelslohe et dans notre choin-bâtard Un autre r a p p r o c h e m e n t entre ce dernier terrain et celui d'Hettanges, qui en est si éloigné géographiquement,résulte de la présence Hettanges et au M o n t - d ' O r , dans les couches supérieures, de calcaires percés par des coquilles t é r é b r a n t e s ; ce q u i semblerait i n d i q u e r encore ici u n temps d'arrêt e n t r e le dépôt du calcaire Gryphées et celui des couches qui lui sont inférieures Calcaire de Lonny, près Mértères On se rappelle q u e la Société géologique, dans ses excursions aux environs de Mézières, a r e n c o n t r é , près de Lonny, u n calcaire q u e M Constant Prévost a jugé identique avec le calcaire de Valognes On croyait a u p a r a v a n t , dans le (1) Le rapprochement qui a fait l'objet de cet article, n'existait pas dans m o n m é m o i r e lorsque je l'ai présenté l'Institut I l m'a été suggéré par le rapport de M de Bonnard (2) Mémoires pour servir une description géol de la France ( T I , pag et i ) ; pays, ce calcaire dépendant du système oolitique; mais la r e m a r q u e de M P r é vost ayant appelé sur ce point l'attention de la Société, elle l'a examiné d'une manière particulière, et a parfaitement r e c o n n u q u e les couches dont il est question étaient réellement inférieures au calcaire G r y p h é e s , et qu'elles occupaient exactement la place du calcaire de Valognes ( i ) M Rozet a cité dans les mêmes contrées des calcaires subgrenus, m a r n e u x , Calcaires cités par M Rozet et lumachelles, alternant avec des couches de m a r n e , et c o n t e n a n t des Peignes, Y Unio concinnus ? la Gryphœa arcuata, et des fragments d'Ammonites et de Bélemnites (2) Lias blanc des AnDes calcaires assez semblables ceux de n o t r e assise inférieure du choin-bâ- glais tard et nos lumachelles existent également en Angleterre, où ils sont connus sous le n o m de lias blanc Dans la coupe de Cheltenham d o n n é e t o u t récemm e n t par M Murchison dans son bel ouvrage sur le système silurien d'Angleterre , on trouve la base du lias des couches ou dalles calcaires, dont la surface est souvent couverte de n o m b r e u s e s e m p r e i n t e s produites par u n e jolie petite espèce a p p a r t e n a n t au genre Echinus 11 serait possible qu'il se t r o u v â t aussi des analogues certaines couches d u Calcaires de Bâle terrain dont il est question, p a r m i celles q u e M de Mériana étudiées aux environs de Bâle § XII Essai d'une description générale d u terrain compris entre les marnes irisées et le calcaire Gryphées, basée sur l'ensemble des observations précédentes Les considérations précédentes suffisent p o u r m o n t r e r q u e le terrain q u e nous étudions n'est pas particulier au département du R h ô n e , mais qu'il se présente, au contraire, au moins en France, dans la plupart des localités où se t r o u v e n t la fois les m a r n e s irisées et le calcaire Gryphées, et c o n s t a m m e n t e n tre ces deux terrains S'il a été rarement cité ou décrit, cela tient ce q u e , presque toujours, il a été considéré comme faisant partie du calcaire Gryphées, q u i est lui-même si constant et si c o n n u , q u e dans les travaux géologiques on se dispense ordinairement de le décrire avec q u e l q u e détail Quelques géologues, il est vrai, o n t étudié ce terrain d'une manière spéciale Ainsi M E de Beaumont a fait conntre les grès q u i dans les Vosges forment la base du lias, et qui correspondent au terrain calcaire q u e nous avons décrit MM de Caumont et de Bonnard o n t décrit avec soin des couches analogues au choin-bâtard Mais ces observateurs n'ont considéré ces terrains q u e dans u n e localité ou contrée par- (1) Bulletin de la Société géologique (T VI,pag 345 et 346) (2) Notice géogn sur quelques parties du département vrier i o , pag 20) Soc GEOL — TOM — M é m n° des Ardennes (Ann des Sc n a t , fé43 Étendue de ce terrain Il n'a pas été décrit comme terme de la série géognostique Grande variabilité de ce terrain Lea caleairesquarzifères el macignos doivent lui appartenir ticulièrè, et n'ont pas cherché les rattacher un ensemble Le grès du lias, la lumachelle de B o u r g o g n e et le calcaire de V a l o g n e s sont restés isolés, et je ne sache pas même que personne ait pris la peine dë Comparer et de rapprocher ces systèmes de couches, q u i né sont évidemment q u e des variétés du même terrain Je suis loin d'avoir la prétention dë Combler lacune q u e je signale dans l'étude de Cette partie des terrains secondaires; tarais on me permettra, j'espère, après avoir donné une idée de l' importance du terrain dont il est question et de l'intérêt qu'il petit présenter sous' le rapport de Son étendue et de ses caractères, d'essayer un résumé des descriptions partielles q u i ont été données dans le cours de cë mémoire, et d'exposer ce Sujet quelques considérations théoriques Si nous jetons Un c o u p d'oeil sur toutes les localités don t il a été question ci-desSUs, tout en reconnaissant par q u e l q u e signe important, et Surtout par la position des couches dont il s'agit, qu'elles appartiennent toutes unmêmeleterrain c o m pris entre le k e u p e r et le calcaire G r y p h é e s , nous t r o u v e r o n s dans leurs caractères minéralogiques et dans leur faciès une Si grande v a r i é t é , eu égard surtout au calcaire G r y p h é e s q u i les r e c o u v r e , q u e l'on pourrait dire réellement q u e leur caractère général le plus saillant est de n'en point avoir DaUs cette conjoncture, q u e p o u v o n s - n o u s faire? rassembler les traits des descriptions particulières les moins locaux, les moins exceptionnels, et rappeler ensemble les rapprochements q u e nous avons eu occasion d'établir chacun en son lieu et place, et principalement ceux q u i résultent de la comparaison des fossiles C'est, en effet, le parti q u e nous avons pris L'ébauche q u e nous allons tracer ne doit pas être c o n s i dérée d'ailleurs c o m m e u n e description générale définitive du terrain q u i fait l'objet de notre étude, mais seulement, nous le répétons, c o m m e un résumé des faits observés dans les lieux q u e nous a v o n s cités Maintenant q u e noUs sommes forcés dë reconntre q u e lés couche arénaceeS qui, dans le L y o n n a i s , dans la Dordogne, e t c , existent c o n s t a m m e n t la basé d u calcaire G r y p h é e s , passent ailleurs au milieu et dans la partie inférieure dé l'assise q u i dans les environs de L y o n a été n o m m é e c h o i n - b â t a r d , tandis qu'elles ne pénètren t pas, en général, dans le calcaire G r y p h é e s proprement dit, il est évi dent q u e ces c o u c h e s d o i v e n t être considérées c o m m e appartenant au premier de ces deux terrains et q u e n o u s d e v o n s les Comprendre dans notre description : Description Composition Caractères miné ralogiques Ce terrain se compose de calcaires, de marnes et de grès Calcaire.—Il est fréquemment c o m p a c t e , d'un gris clair, un peu m a r n e u x , avec très peu de fossiles, ou c h a r g ộ ỗ e t l d'une g r a n d e q u a n t i t é de bivalves formant lumachelle Les lumachelles proprement dites peuvent être considérées c o m m e étant une des roches les plus constantes de ce terrain ; elles sont tantôt en plaquettes marneuses au milieu de marnes, tantôt en c o u c h e s peu épaisses, compactes ou subecristallines, s o u v e n t accompagnées également d'un peu de m a r n e et divisées e n épaisses dalles par des fissures verticales; ces dernières l u machelles offrent des coquilles plus petites d o n t le test est souvent remplace par du spath calcaire Les autres calcaires varient b e a u c o u p d ' u n p o i n t u n a u t r e , et même dans u n e très petite étendue Ils sont compactes p u s u b g r e n u s , g r a n o - l a mëllaires e t m ê m e subsaccharoides, Leurs couleurs les plus ordinaires,sont le jaunâtre, le gris et le b l a n c plus ou moins sale En Normandie, dans les Ardennes, le calcaire est ordinairement sablonneux, et c o n s t a m m e n t m o u ỗ h e t é de parties spathiques q u i occupent souvent la place d e corps organisés d o n t le test a disparu Il existe aussi des couches qui renferment des entroques et des oolites; celles-là se r e t r o u v e n t dans la p l u p a r t des localités; elles sont souvent chargées d'une très g r a n d e q u a n t i t é d e Peignes M a r n e r , - L e s marnes sont grises, vertes o u b l e u â t r e s , et contiennent souvent des rognons ou des lits d é calcaire ordinaire et des lumachelles Grès, -r— Les grès sont ordinairemerit quarzeux ciment calcaire IJs contienn e n t cependant quelquefois du feldspath et m ê m e d u mica, Toutes ces espèces et variétés d e couches n e sont pas placées dans u n ordre Disposition de ces liverses couches constant les unes par r a p p o r t aux autres C e p e n d a n t , les calcaires compactes m a r n e u x gris clair occupent souvent la partie inférieure des terrains, et les grès, la partie supérieure Ces derniers se t r o u v e n t aussi quelquefois la base d u système, et s o n t assez f r é q u e m m e n t intercalés dans la masse, ou m ê m e r é p a n d u s au milieu des couches calcaires, q u i déviennent alors sablonneuses p u simplement calcaires solides quarzifères ; dans ce cas les grains d e q u a r z sont assez souvent disposés en veines a u milieu d u calcaire La séparation d u calcaire Gryphées et du terrain q u i n o u s occupe est d o n c Séparation entre ce terrain et le calf r é q u e m m e n t indiquée p a r des grès ; mais il arrive aussi q u e des marnes o u d e s caire Gryphées calcaires siliceux j o u e n t le m ê m e rôle E n plusieurs points très éloignés les u n s des autres, on r e m a r q u e , vers la partie supérieure de ce terrain, des t r o u s de co quilles térébrantes, des surfaces lisses et des b a n c s d'Htres On le voit en certaines localités (Normandie) immédiatement recouvert par des dépôts assez m o dernes sans interposition dỗ calcaire Gryphộes T o caractốres sembleraient i n d i q u e r e n t r e le d é p ô t d e ce terrain et celui d u calcaire G r y p h é e s u n e i n t e r r u p t i o n assez prolongée u s c e s On t r o u v e dans ce m ê m e terrain la G r y p h é e a r q u é e (très rare) et u n Plagiostome d'assez petite taille,quet'on p o u r r a i t considérer p e u t être c o m m e un Plagiostome géant, j e u n e âge Les G r y p h é e s aussi sont souvent plus petites q u e celles du calcaire Gryphées p r o p r e m e n t dit ; mais ces fossiles, les Gryphées s u r t o u t , ne sont q u e des e x ỗ e p t i o n s , tandis q u e , r é c i p r o q u e m e n t , les fossiles les plus habituels d u terrain d o n t il est question sont loin d e j o u e r le même rôle dans le calcaire a u q u e l je le c o m p a r e en ce m o m e n t Il est m ê m e des fossiles q u i semblent particuliers aux couches q u e n o u s décrivons, et q u i p e u v e n t être considérés dans Fossiles ccidents minéralogiques Puissance leur ensemble comme offrant un très b o n caractère Ce sont les q u a t r e espèces nouvelles du genre Diadema q u e j ' y citées, et même les oursins du genre Cidaris? q u e présente le calcaire de Valognes et les Echinus du lias inférieur de Cheltenham (1), et ensuite les Peignes qui forment le fossile d o m i n a n t de certaines couches du Lyonnais, d e la Bourgogne et de la N o r m a n d i e On p e u t encore r e m a r q u e r q u e ce terrain renferme assez habituellement des coquilles turriculées, considérées c o m m e littorales, et q u e les grès qui en d é p e n d e n t contiennent souvent des empreintes végétales Les principaux accidents minéralogiques sont : des minerais de fer oolitique et quelquefois de plomb avec barytine et le fer oligisteconchylioïde de Bourgogne, accidents qui résultent de la superposition immédiate de la lumachelle aux arkoses qui o n t subi des actions plutoniques ou au moins thermales Le calcaire de Valognes renferme aussi quelquefois de la barytine et le c h o i n - b â t a r d d u carbonate de cuivre (Chessy) Les grès basiques de l'albe du W u r t e m b e r g renferment un peu de lignite Enfin, dans plusieurs localités, et n o t a m m e n t Pouilly en Auxois, les calcaires et les marnes o n t fourni la matière principale d'une excellente chaux hydraulique et d'un ciment d'une qualité supérieure La puissance du terrain q u e n o u s étudions est en général assez médiocre et inférieure celle du calcaire Gryphées (i) La présence dans ces terrains de ces différentes espèces d'échinides semblera d'autant plus r e m a r q u a b l e , q u e , d'après M Ch Desmoulins, il n'y aurait dans le lias qu'une seule e s pèce excessivement rare, et qu'il n'en existerait a u c u n e , avec certitude , au-dessous de ce n i v e a u I l résulte de quelques recherches que je viens de faire dans le b u t de vérifier cette règle de M Ch D e s m o u l i n s , qu'elle se soutient encore aujourd'hui en ce qui concerne le calcaire Gryphées, mais qu'elle doit subir des modifications dans la partie relative aux terrains inférieurs A i n s i , sans revenir sur l'exception importante qui ressort de m o n travail, on trouve cité dans la Monographie du Trias de M d ' A l b e r t i , le Cidaris grandœvus (Goldf.), c o m m e fossile d u m u s chelkalk Ce m ê m e Cidaris est encore cité par M de La Bêche dans son groupe du grès rouge M P h i l l i p s , dans sa Description géologique du Yorkshire, signale d e u x espèces de Cidaris(représentées par des baguettes), dans le N o r t h u m b e r l a n d , a u - d e s s o u s du terrain houiller, et un n o u v e a u genre d'échinide en I r l a n d e , dans la m ê m e position géologique J'ai v u dans les collections de M M de V e r n e u i l et P u z o s des fragments et baguettes de provenant du terrain de transition de T o u r n a y Cidaris, I l part que la famille des échinides est également représentée dans le calcaire de D u d l e y Enfin l'on trouve dans le Mémoire de M Steininger sur les calcaires intermédiaires de l'Eifel (Mémoires de la Soc géol de France, , 2e p a r t i e ) , les figures de deux Echinus ; mais il est probable , d'après M Steininger l u i - m ê m e , que ces fossiles appartiennent des dépôts isolés tertiaires de l'Eifel Il faut donc reconntre que la famille des échinides traverse toute la série des terrains de sédiment; mais il n'en est pas m o i n s vrai qu'à l'exception près que j'ai signalée , ces fossiles sont très rares, en général, au-dessous d u terrain jurassique proprement dit § XIII Considérations théoriques relatives ce terrain 11 résulte du résumé q u e n o u s venons de faire, q u e le terrain d o n t il s'agit diffère sous b e a u c o u p de r a p p o r t s d u calcaire Gryphées p r o p r e m e n t dit Sa grande variabilité comparée la constance de ce dernier calcaire, constance q u i rend cette partie du système secondaire p r o p r e former u n horizon très précieux, le meilleur p e u t - ê t r e q u e possède la géologie, m e part constituer u n e différence d'une grande valeur laquelle viennent s'adjoindre b e a u c o u p d'autres différences dont je n e répéterai pas ici r é n u m é r a t i o n Je me contenterai de rappeler la présence, c o m m e élément essentiel,dans ce terrain, d e g r é s qui n'existent pas en général dans le terrain Gryphées, la réapparition de plusieurs nouvelles espèces d'échinides (Diadema, Cidaris, Echinus), fossiles q u ' o n ne rencontre pas, ou q u i a u moins sont e x t r ê m e m e n t rares dans le calcaire q u e je viens de n o m m e r , et la constance dans le L y o n n a i s , en Bourgogne et en Normandie, d'un ou deux Peignes n o u v e a u x très a b o n d a n t s dans les couches qui les renferm e n t , et qui n e se t r o u v e n t pas non plus dans le calcaire Gryphées ( i ) Ce terrain échinidés d'ailleurs p o r t e avec lui dans u n certain n o m b r e de localités très éloignées les u n e s des autres (Calvados Moselle, R h ô n e , etc.), des traces d ' u n e i n t e r r u p t i o n q u i a dû exister e n t r e son dépôt et celui du calcaire Gryphées Ces traces sont : des b a n c s de grès ou de marnes, des Htres appliqes s u r la surface des roches, des surfaces usées, des trous de coquilles térébrantes, D a n s certains cas m ê m e il est immédiatement recouvert par des formations as sez modernes et part p r e n d r e u n e allure i n d é p e n d a n t e (quelques points de 1E Normandie) Il existe d o n c e n t r e ces deux terrains u n e ligne de séparation au moins aussi m a r q u é e q u e celles q u i servent distinguer les trois divisions principales du système oolitique D'ailleurs le peu q u e l'on sait sur l'étendue et l'importance d i terrain échinidés part suffire pour motiver u n e semblable séparation don l'utilité me semble h o r s de d o u t e Je crois d o n c qu'il y aurait lieu distingue d a n s les classifications le terrain dont il s'agit du calcaire Gryphées Maintenant (i) I l est très probable que , sous le rapport des fossiles, il existe entre les deux étages q u n o u s comparons u n e différence beaucoup plus grande que celle laquelle je suis obligé de m réduire ici; mais il y a plusieurs raisons p o u r q u e les ref sources m'aient m a n q u é cet égard J'a déjà dit que les fossiles du calcaire de Valognes et de la lumachelle de Bourgogne n'avaient pa été l'objet d'une étude spéciale Quant ceux des couches analogues qui se présentent en d'au très localités, ils n'ont pas été détei minés o r d i n a i r e m e n t , 01: on les a confondus avec les fossile d u calcaire G r y p h é e s ; de sorte que les listes des fossiles du l i a s , données par divers auteurs n'ont pu m'offrir a u c u n secours Enfin le terrain dont il s'agit n'est pas riche en fossiles déter m i n a b l e s , e t , d'ailleurs, il a été fort p e u étudié Le terrain dont il s'agit diffère réellement dn calcaire Gryphées Il doit être distingué et séparé dn calcaire Gryphées Il-doit être consi déré comme l'étag inférieur du lia-" Nom donner ce terrain de quel o r d r e pourrait être cette distinction? Ferait-on de ces couches un terrain particulier, auquel cas le lias ne commencerait qu'au calcaire Gryphées ; ou bien n e devrait-on les considérer q u e comme l'étage inférieur du lias en laissant prendre ce n o m toute l'extension vers laquelle il s'achemine depuis q u e l q u e temps? L e premier point de vue aurait certainement ses avantages, en ce qu'il p e r m e t trait de conserver au lias des limites q u e leur précision et leur netteté doivent r e n d r e précieuses; mais, d'un a u t r e côté, il faut convenir q u e la G r y p h é e a r q u é e , peut-être le Plagiostome géant et d'autres fossiles du calcaire Gryphées, pénèt r e n t dans le terrain q u e n o u s étudions Ses couches les plus voisines du calcaire Gryphées sont souvent formées, il est vrai, par des roches arénacées ; mais ces mêmes couches renferment aussi assez souvent des parties très analogues au calcaire q u e je viens de n o m m e r et forment alors un véritable passage de l'un l'autre terrain D'ailleurs cette partie arénacée supérieure renferme ordinairem e n t les mêmes fossiles, quoiqu'en bien m o i n d r e q u a n t i t é , q u e le calcaire G r y phées Enfin, l'importance de n o t r e terrain échinidés, q u o i q u e suffisante, suivant n o u s , p o u r motiver l'établissement d'une nouvelle subdivision, n'est pas assez grande néanmoins p o u r engager créer en faveur de ce m ê m e terrain une place toute particulière Par tous ces motifs, nous pensons q u e le terrain q u e nous avons décrit, y compris les marnes, grès et arkoses qui lui sont associés, doit être considéré tout simplement comme "la partie inférieure d u lias; mais n o u s désirerions, p o u r cette partie, un n o m particulier qui appellerait sur elle la p a r t d'attention qu'elle m é rite, et qui pourrait servir rallier toutes les observations faites et faire sur ce t e r r a i n , q u e l'on a presque toujours confondu, mal p r o p o s suivant nous, avec le calcaire Gryphées Les n o m s de calcaire de Valognes et d'Osmanville, de lias blanc, de lumachelle , de choin-bâtard, de grès d'Hettanges ou de Luxembourg, peuvent: servir désigner le terrain d o n t il s'agit, chacun dans une seule localité avec u n e physionomie et des caractères particuliers Le nom de grès du lias n'indique q u e la partie arénacée; q u a n t au n o m de quadersandstein, il conviendrait u n peu mieux si l'on pouvait oublier d'ailleurs toutes ses anciennes significations et la confusion qu'il a introduite dans la géognosie Ce qu'il y aurait de mieux faire serait peutêtre de renoncer tous ces noms, qui e n t r a ỵ n e n t avec eux plus ou moins d'inconvénients et e n c o m b r e n t la science, et de désigner l'ensemble des couches d o n t ij s'agit par u n e dénomination qui ne rappellerait pas telle p u telle localité, telle ou telle manière d'être, mais qui se rapporterait t o u t le terrain considéré d'une manière générale Le n o m d'infrà-lias ( i ) me partrait devoir convenir en ce qu'il remplirait d'une p a r t la condition q u e je viens d'indiquer, et qu'il présente- (i) Cette dénomination a été adoptée par l'Académie des Sciences (Voir le compte r e n d u de }a Séance d u 19 novembre 1838) rait, d'autre part, lé grafld avantage de ne pas être p r o p r e m e n t parler un n o m n o u v e a u et de porter avec lui son explication L e lias aurait donc trois étages c o m m e presque t o u s les autres groupes des terrains de sédiment, s a v o i r : L''infra-lias , e calcaire Gryphées et le calcaire Bélemnites EXPLICATION DES PLANCHES PLANCHE X X I I I Métn* N° ix PL A Fig — Coupe de l'assise quarzifère qui forme la base d u calcaire Gryphées, prise Limas Elle est détaillée dans le texte Fig — Coupe de la m ê m e assise , prise également L i m a s , dans u n e autre carrière -t- — Calcaire Gryphées — — — ft — a y> S, Calcaire quarzifère fragmentaire Macigno gros grains Calcaire quarzifère Macigno calcarifère P — Macigno Fig — Clivage des schistes verts amphiboliques d e Limas,indiqué par des infiltrations dé chàtiX carbonatée fibreuse a — Schiste vert b — Terrain de transport F i g — Bancs de grès inférieurs reposant sur les schistes verts stratification discordante F i g — Coupe générale d e la colline de Limas présentant la série des terrains secondaires d u département d u R h ô n e , reposant stratification discordante sur l e s schistes verts amphiboliques F g — Coupe montrant le gisement et la distribution des minerais de cuivre de Chessy a — T e r r a i n ancien en général schisteux (sthistés verts et satinés, aphânité, corne, etc.) b — R o c h e ancienne altérée et qui semblé avoir été remaniée c — Grès inférieurs d — Calcaires (probablement choin-bâtard, au moins en partie) x — Cuivre pyriteux y — Minerais noir et gris z — Cuivre oxidulé et cuivre métallique dans line vèinê d'argile roùge m ê l é e de fragments a n g u l e u x de roches anciennes u — Cuivre carbonate et cuivre oxidulé Fig — Coupe complète des terrains secondaires inférieurs d u département d u R h ô n e , prise entre Châtillon et B e l m o n t F i g — Disposition des marnes et des calcaires magnésiens dans la masse des grès inférieurs G — Grès M — Marne un p e u j a u n â t r e , mélangée de marne rougeâtre et verte contenant des nodules d e calcaire rose magnésien C — Calcaire rose magnésien en couches m i n c e s , contournées , séparées par des lits d e marne verte F i g — Coupe d'un monticule c o n i q u e , situé en bas de B e l m o n t , composé d'alternances de grès inférieur et de calcaire m a g n é s i e n G — G r è s C — Calcaire g r i s , jaunâtre o u rougeâtre * — Schiste vert — — Azergues F i g 10 — Coupe des grès inférieurs prise entre B u l l y et L'Arbresle, sur le bord de la route de Tarare Fig 1 — Coupe générale composée des coupes réunies de trois carrières, destinée faire voir la composition d u choin-bâtard des environs de Bully Fig 12 — Profil transversal d u Mont-d'Or , dirigé de l'est l ' o u e s t , suivant l'inclinaison des c o u c h e s , dessiné dès hauteurs d u G r e i l l o n , L y o n — M o n t - V e r d u n (cime culminante) — M o n t - T o u x — Narcel — Les Roches — Mont-Cindre — La L o n g e a — Saint-Cyr (village) b — Saint-Fortunat (id.) c — Limonest (télégraphe) Fig 13 — Coupe de la montagne la Longe (Mont-d'Or), montrant les terrains secondaires inférieurs superposés a u granite et recouverts par le calcaire Gryphées F i g 14 — Carrière u n p e u l'ouest de S a i n t - F o r t u n a t , o ù l'on voit très caractérisé le calcaire Pecten lugdunensis, lequel fait partie de l'assise supérieure d u choin-bâtard F i g 15 — Partie inférieure de grande coupe de P o u i l l y - e n - A u x o i s , par M Lacordaire, reproduite par M de B o n n a r d , dans ses m é m o i r e s sur la Bourgogne PLANCHE XXIV Mém N° ix PL B F i g — D i a d e m a seriale (Agass.) d, e T u b e r c u l e s grossis F i g — Diadema microporum d T u b e r c u l e s grossis Fig Fig Fig Fig — — — — — a Dessus — b Dessous — c Profil — ( A g a s s ) — a Dessus — b Dessous — c Profil — Diadema g l o b u l u s (Agass.) — a Profil — b Dessous — c Grossissement Diadema mini m u m ( A g a s s ) — a Dessus — b Profil — c Grossissement P e c t e n lugdunensis (Micheli n) Pecten valoniensis (Def.) Fig- — Stylolites dans u n calcaire compacte subcristallin de B u l l y , appartenant au c h o i n bâtard Mém de la Société géol de France Mém N° Pl A Tome Pl XXIII ... n t Bully, par la montagne deSt-Germain etl'Arbresle l'A- m a n q u a n t sur la m o n t a g n e de Saint-Germain, vers la route de Chesy Entre l'Arbresle et Bully, kVjrbresle sur la route de... secondaire — Ses principaux accidents — N o u v e a u x détails sur la partie inférieure de ce système T r a n s p o r t o n s - n o u s m a i n t e n a n t vers la limite S.-E de la région secondaire, ... de la présence, dans la partie la plus basse de la m o n t a g n e , du calcaire e n t r o q u e s q u i en forme aussi le sommet Enfin, après avoir traversé la rivière, on voit partre, Roche-Taillée,
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