Bull. Soc. Geol. Fr. Séance du 4 Janvier 1892, présidence de M. MUNIER-CHALMAS

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BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ GÉOLOGIQUE TROISIÈME D E F R A N C E SÉRIE — TOME VINGTIÈME 1893 P A R I S A U S I È G E D E L A S O C I É T É 7, r u e d e s G r a n d s - A u g u s t i n s , 1892 COMPTES-RENDUS SOMMAIRES DES SÉAN CES N° COMPTE-RENDU SOMMAIRE DES' SÉANCES DE LA SOCIÉTÉ GÉOLOGIQUE DE FRANCE Séance du Janvier P R É S I D E N C E D E M MUNIER-CHALMAS M J Bergeron, Secrétaire, donne lecture du procès-verbal de la dernière séance, dont la rộdaction est adoptộe Le Prộsident, en annonỗant la mort de M Ferrand de Missol, Vice-Président, exprime les regrets que cette perte fait éprouver la Société qui avait été même d'apprécier pendant de nombreuses années son dévouement comme archiviste Il se fait l'interprète de la Société pour remercier M de Lapparent qui a bien voulu parler, au nom de la Société, aux obsèques de M Ferrand de Missol Le Président annonce le décès de M Julius E w a l d , Membre de l'Académie des Sciences de Berlin et membre de la Société géologique depuis 1846 Il annonce une présentation Il est procédé au vote pour l'élection du Président de la Société M Michel L é v y , ayant obtenu 136 voix sur 153 votants, est proclamé Président pour l'année 1892 Puis sont élus successivement : Vice-Présidents Secrétaires : M M ZEILLER, BERGERON, Vice-Secrétaires Membres BËRTHELIN et ZÛRCHHR : M M DEREIMS et THIÉRY du : M M CAYEUX et LÉON BERTRAND Conseil : M M GAUDRY, MUNIER-CHALMAS, C O Ï T E A U , HAUO, PELLAT, CHAPER Par suite de ces élections, le Bureau et le Conseil sont composés pour l'année 1892 de la manière suivante : Président : M MICHEL Vice-Présidents M ZEILLER | M J BERGERON | LÉVY : M BËRTHELIN | M ZÛRCHËR Secrétaires : Vice-Secrétaires M DEREIMS, pour la France M CAYEUX M THIÉRY, pour l'Etranger M LÉON B E R T R A N D Trésorier : M DOUVJLLÉ Archiviste Membres du : : M lira, DE MARGERIE Conseil M FAYOL M M BERTRAND M MALLARD M FISCHER M BIOCHE M M NlCKLÈS M MUNIER-CHALMAS GAUDRY M COTTEAU M HAUG M PELLAT M CHAPER Dans sa séance du 18 Janvier, le Conseil a'fixé, de la manière suivante, la composition des Commissions pour l'annnée 1892 : 1° Commission du Bulletin : M M MALLARD, CAREZ, M BERTRAND, MUIS'IER- CHALMAS, BERGERON 2° Commission des Mémoires 3" Commission de Comptabilité 4° Commission des Archives : M M VÉLAIN, M BERTRAND, CAREZ : M M P A R U A N , FAYOL, SCHLUMBERGEH : M M BIOCHE, SCHLUMBERGER, HAUG S é a n c e dn § J a n v i e r P R É S I D E N C E D E M M U N I E R - C H A L M A S , puis D E M M I C H E L L É V Y M J Bergeron, Secrétaire, donne lecture du procès-verbal de la dernière séance, dont la rédaction est adoptée M Munier-Chalmas, avant de quitter le fauteuil de la présidence, adresse ses remerciements la Société pour l'honneur qu'elle lui a fait et pour la bienveillance qu'elle lui a constamment témoignée pendant l'année qui vient de s'écouler Il remercie les Secrétaires sortants, MM Bergeron et Haug, de leur zèle et de leur dévouement aux intérêts de la Société M Munier-Chalmas invite M Michel Lévy prendre place au bureau M Michel L é v y remercie la Société de l'honneur qu'elle lui a fait en le nommant président; il rappelle les nombreux progrès qui ont été réalisés sous la présidence de M Munier-Chalmas Au nom de la Société, il l'en remercie, ainsi que le Trésorier, l'Archiviste et les Secrétaires Par suite de la présentation faite dans la dernière séance, le Président proclame membre de la Société : M B o s s a v y , commis des postes et télégraphes Draguignan, présenté par MM M Bertrand et Zùrcher M M Bertrand présente de la part de M Paul Ckoffat la note suivante : SUR L'AGE DU ROCHER DE GIBRALTAR (Extrait d'une directeur lettre de M Paul Choffat a M Manuel Fernandes de Castro, de la Commission de la carte géologique d'Espagne) La publication de MM Ramsay et Geikie {Quarterly Journal of the geological Society of London, 1878, p 508) contient au sujet du rocher de Gibraltar une opinion contraire celle qui était généralement admise Ces messieurs ont soumis MM Etheridge et Davidson les Rhynchonelles trouvées dans ce calcaire et ces savants paléontologistes ont conclu que ces fossiles ne sont pas déterminables spécifiquement, mais qu'ils appartiennent une espèce voisine de Rhynchonella continua Sow., qui d'après eux se trouve dans le Cornbrash et le Corall-Rag Me trouvant l'année dernière Londres l'occasion du Congrès géologique, je profitai de l'extrême obligeance des géologues de cette ville pour étudier les échantillons provenant de la Péninsule ibérique, contenus dans les collections de la Société géologique J'y vis entre autres les fossiles recueillis Gibraltar par Smith, fossiles généralement cités comme liasiques sous les noms de Eulima Hedingtonensis Sow et de Rhynchonella tetraedra Sow et j'y notai les remarques suivantes, après avoir comparé ces fossiles avec la publication de M Di-Stefano sur le Lias inférieur de Taormina (1) Ces fossiles sont en partie empâtés dans un calcaire très dur, cristallin, blanc grisâtre : ils sont brisés, mais en général assez nombreux pour que l'on puisse reconstituer la faune complète Gasléropode — Un gros échantillon, probablement Pseudomelania, ne me part pas pouvoir être déterminé spécifiquement Terebratula (?) sp nov Espèce ornée de plis frontaux plus fins que ceux de Zeilkria polymorpha Seg., se rapprochant beaucoup de Terebratula cfr Foelterlei Boeck, mais étant plus épaisse Je n'ai pas pu observer de caractères me permettant de dire si c'est un Terebratula ou un Zeilleria — échantillons (1) Di-Stefano Sul Lias inierior di Taormina e de sui d'intorni (Giornale di soienze naturali ed economiche di Palermo Vol XVIII, 1887) Terebratula (?) cfr Z polymorpha Sed., un échantillon plus allongé que ceux de Sicile, crochet plus recourbé et plis moins hauts Rhynchonella correcta Di-Stefano exemplaires Détermination exacte, autant que l'on peut en juger par des figures, dans un groupe d'espèces aussi voisines Des variétés de Rhrjnchonella tetraeclra Sow., se rapprochant plus ou moins deRh continua sont fréquentes dans le Lias alpin, j'en aussi signalé une dans le Lias de PAlgarve(l) Ces formes n'ont été signalées que postérieurement la détermination de MM Etheridge et Davidson, qui, sans doute n'auraient pas parlé de Rh continua, s'ils en avaient eu connaissance ; aussi suis-je porté conclurequ'il n'y a pour le moment pas de raisons pour modifier l'opinion attribuant l'âge liasique au rocher de Gibraltar M J Bergeron offre, de la part de M l'abbé Jaime Aimera, des articles extraits de la Cronica Cientifica, de Barcelone Ces notes, toutes relatives aux environs de Barcelone, viennent compléter les renseignements que la carte au faite par le même auteur, donnait sur cette région Dans l'un de ces articles M J Aimera décrit les couches Congéries de Papiol ; la découverte de cet horizon est des plus importantes, car elle complète ce que nous savions de l'extension de ce faciès dans le bassin de la Méditerranée La seconde note est relative aux roches éruptives qui appartiennent la famille du granité Dans une troisième note, l'auteur décrit et compare entre eux plusieurs gisements siluriens : ils appartiennent au niveau de Caradoc, et celui de Llandovery D'après la liste des fossiles, provenant de ce dernier niveau, il y aurait un mélange tout fait anormal de genres et d'espèces M, J Aimera, dans une quatrième note, signale une faune riche et bien caractérisée du Muschelkalk Enfin notre savant confrère a découvert trois flores tertiaires, l'une dans les couches Nystia Dubuissoni, la seconde dans les couches Ilipparion gracile et la troisième dans le Pliocène Toutes ces notes montrent l'activité scientifique de notre confrère, qui a formé Barcelone un vrai centre géologique M J B e r g e r o n (2) expose les faits nouveaux qu'il a été môme d'observer dans le Rouergue et la Montagne Noire, durant les dernières courses qu'il a faites dans cette région 11 signale dans des (1) Chodat Recherches sur les terrains secondaires au Sud du Sado (Communicaỗoes da Commissao dos trab geol de Portugal Vol I, p 230,1887) (2) Voir a u x Notes et Mémoires phyllades de couleur verte ou violette, situés au voisinage des schistes argileux dans lesquels il a trouvé la faune cambrienne, la présence de débris de grands trilobites appartenant au groupe des Paradoxidcs Si ces grandes formes sont les mêmes que celles qu'il a déjà signalées dans le Cambrien, le faciès des sédiments est en tous cas différent Les couches qui constituent la base de l'Ordovicien et que M Bergeron assimile l'Arenig inférieur d'Angleterre, restent toujours caractérisées par le Bellerophon Œhlerti qui se rencontre depuis la base jusqu'au sommet de ce sous-étage ; mais on peut y reconntre trois groupements de formes correspondant peut-être autant de niveaux sans qu'il ait été possible d'établir leur superposition directe Sur ce sous-étage Bellerophon Œhlerti reposent les grès arm oricains dont l'épaisseur est très variable Parfois ce sont desimpies bancs de grès qui s'interposent entre les schistes grands Asaphus et les schistes de l'Arenig inférieur Le calcaire blanc du Pic de Bissous près Cabrières a été rapporté au Dévonien tout fait inférieur, et assimilé, comme tel, au calcaire de Konieprus en Bohême Mais des travaux récents du professeur Novak ont démontré que la faune de Konieprus pouvait être assimilée celle de Greifenstein et que, par suite, elle appartient la base du Dévonien supérieur M J Bergeron avait bien établi la position de ce calcaire sous le Dévonien supérieur, mais il l'avait désigné sous le nom de Dévonien moyen ; il continue ne pouvoir identifier les espèces de la Bohème et du Languedoc ; mais pour lui c'est cependant le même faciès A la suite d'excursions faites en commun en 1890, dans le Rouergue, la Montagne Noire, les bassins de la Sarre, de la Nahe et de Darmstadt, MM Grèbe, de Reinach et Bergeron sont arrivés faire une assimilation entre les assises penniennes de ces différentes régions Les couches poissons de Decazeville pourraient correspondre aux couches de Cusel ; dessus reposent des grès Walchia qui représenteraient le Lebach inférieur; puis viennent des schistes noirs àOstracodes et débris de Poissons identiques en France et en Allemagne qui appartiennent au Lebach supérieur A propos de cet horizon, M J Bergeron rectifie la couped'Alboyqu'ila donnée il y a trois ans Les conglomérats et les grès végétaux tels que ceux de Lodève, qui surmontent les schistes noirs, seraient l'équivalent des couches deTholey Quant aux couches de Sôtern etdeWadern, M Bergeron ne croit pouvoir faire aucune assimilation Le Rothliegende se termine dans les deux régions par des grès et des marnes rouges (horizon de Kreuznach) ; mais dans le Rouergue apparais- sent, la partie supérieure, des intercalations calcaires jusqu'à présent non fossilifères, qui pourraient bien correspondre au Zechstein Le Trias débute par un conglomérat qui, dans la région de Neffiez, a été rapporté la base du Rothliegende parce qu'il fait suite directement au Permien inférieur ; puis viennent des grès versicolores qui doivent être assimilés aux Zioischenschichten de la partie supérieure des grès bigarrés d'Allemagne, ainsi qu'il ressort des comparaisons faites avec M Grèbe Le Muschelkalk est représenté par des grès puissants, ainsi que c'est le cas en plusieurs points de la bordure du Plateau central Le Trias se termine par des marnes avec gypse, caractéristiques du Keuper La transgression du Trias par rapport au Permien est très nette dans toute la région méridionale Au point de vue de l'allure des couches, M J Bergeron signale la série des plis isoclinaux qui occupent le versant méridional de la Montagne Noire Par suite du laminage de plusieurs de ces plis, il arrive fréquemment que certains horizons font défaut et alors se produisent des contacts anormaux qui ont été pris pour des failles Généralement, ces plis ont une allure assez régulière, sauf cependant dans la région deCabrières où ils sont étirés et même renversés sur de très grandes longueurs, comme c'est le cas pour le Pic de Bissous M J Bergeron donue quelques détails sur ces accidents M M Bertrand présente la Société , de la part de M Ch D e p é r e t , une note SUR LES FORMATIONS NÉOGÈNES DE L'ALGÉRIE ET D U SUD-EST DE LA FRANGE Le très intéressant résumé stratigraphique publié par M P e r o n titre d'Introduction aux Echinỵdes miocènes et plioccnes de l'Algérie jette une vive lumière sur le classement des terrains néogènes de l'Algérie La lecture de ce travail m'a suggéré quelques observations générales, que je désire résumer ici, en me plaỗant surtout au point de vue d'une comparaison de ces formations algériennes avec celles du Sud-Est de la France et des contrées méditerranéennes les plus voisines I - Etage Aquitanien — La base des terrains néogènes semble constituée en plusieurs points de l'Algérie (Dellys, nord duHodna, etc.), par un étage élastique, souvent rouge, sans fossiles, attribué par M Peron avec réserve l'étage Tongrien Par comparaison avec des formations analogues au nord de la Méditerranée (conglomérats rouges du Rouet de Carry, mollasse rouge suisse et alpine, conglomérats et grès de l'Apennin ligure), je serais plutôt tenté d'y voir un représentant de l'étage Aquitanien: ce point de vue concorderait mieux avec les idées de Tournouër, de Ch Mayer (que j'adopte pleinement) et qui font passer la grande limite des terrains néogènes marins immédiatement au-dessous de ïAquitanien II — Etage Langhien — Les travaux de MM Pomel et Peron ont montré la grande extension eu Algérie de l'étage langhien, qui s'y présente sous deux faciès : 1° Un faciès pélagique Ptéropodes (Aïn ïiferouïn, Boghar); 2° Un faciès plus littoral caractérisé par l'abondance des Echinides, notamment des Clypéastres ( horizon de Clypéastres) Le premier faciès est tout fait comparable au faciès desLanghed'Italie, type de l'étage; le faciès Clypéastres se retrouve en Corse, dans les Baléares, en Sardaigne, Malte Sur la côte nord de la Méditerranée (Espagne, France, Italie), le Langhien marin fait défaut, sauf en un point de la cơte de Provence (Sausset-Carry) ó il se montre sous un faciès Gastropodes, Lamellibranches et Amphiope, sans Clypéastres, ce qui indique sans doute une côte moins chaude que celle de la Méditerranée méridionale Il est remarquer que, tandis que sur la côte nord de la Méditerranée le rivage langhien semble avoir coïncidé peu près exactement avec le rivage actuel, au contraire en Algérie la mer langhienne a largement pénétré au cœur de ce pays, atteignant le pied des hauts plateaux dans les provinces d'Oran et d'Alger, tandis que plus l'Est elle s'enfonỗait dans le bassin du Hodna et jusqu'aux limites du Sahara (Biskra), dans la province de Constantine er III — Etage Helvétien — L'Helvétien d'Algérie présente une remarquable analogie avec celui du Sud-Est de la France Il débute par une assise élastique et gréseuse puissante, représentée en France par un conglomérat galets verts et par les sables Scutella paulensis, puis vient une assise calcaire Nullipores et Echinides (2 ho?izoh de Clypéastres) exactement comparable la mollasse marneuse et calcaire Pectenprœscabriusculus du Sud-Est Le troisième sous-étage algérien, formé de marnes grises peu fossilifères, répond très bien aux marnes et sables pauvres en fossiles de VHelvétien moyen du Comtat Enfin l'étage se termine en Algérie comme en France par des couches gréseuses ou marneuses carace térisées par l'extrême abondance de l'Ostrea crassissima (Helvétien supérieur de Cabrières, de Visan, etc.) Le grand mouvement de transgression positive, qui', sur la côte nord de la Méditerranée a fait pénétrer la mer helvétienne par la vallée du Rhône jusqu'en Suisse et en Allemagne, q u i , en Espagne, a fait communiquer l'Atlantique avec la Méditerranée par le bassin de Grenade, se retrouve en Algérie avec une intensité, il est vrai, beaucoup moindre Dans la province de Constantine et dans l'ouest de celle d'Oran, les limites de la mer helvétienne semblent avoir différé fort peu de celles de la mer langhienne; mais dans le centre de l'Algérie, la mer helvétienne s'est avancée dans la région des hauts plateaux, jusqu'à Tiaret et au nord de Djelfa, sur une vaste surface qui n'a pas été recouverte par les dépôts langhiens Même dans les points où la transgression helvétienne est faible en surface, elle s'accuse néanmoins en Algérie, soit par l'indépendance de distribution des étages helvétien et langhien, soit par une discordance transgressive du premier sur le second (Grande Kabylie), soit enfin par des lacunes des assises inférieures de l'Helvétien (Kabylie, province de Constantine) IV — Miocène supérieur (Etages Tortonien,Sarmatique et Pontique) — Les observations critiques de M Peron montrent que l'existence en Algérie de formations miocènes marines supérieures l'Helvétien, est des plus douteuses Le SahéUen de M Pomel rentre, pour la plus grande partie, dans le Pliocène marin, ainsi que les marnes bleues de la grande Kabylie décrites comme tortoniennes par M Ficheur S'il en est ainsi, comme cela me part probable, le Miocène supérieur d'Algérie serait uniquement constitué comme celui du Midi de la France et de l'Espagne, par des formations lacustres et fluvio-terrestres, telles que celles de Smendon, du polygone d'artillerie Constantine : ces dépôts fluvio-lacustres se parallélisent fort bien avec les couches Melanopsis narzolina, Hélix Christoli et avec les limons Hipparion de la vallée de la Durance L'ensemble de ces formations continentales du Miocène supérieur témoignent, dès le début de cette époque, d'un mouvement général d'exhaussement sur le pourtour de la Méditerranée occidentale, mouvement qui s'est propagé seulement un peu plus tard et d'une manière moins complète dans les bassins du Pô et du Danube V — Pliocène (Etages Messinien, Plaisancien et Aslien) — On lesquelles les u n e s sont encore des moulages d'organismes microscopiques, soit des Algues, soit des Radiolaires, soit des formes i n d é t e r m i n é e s Enfin, il existe, en p r o p o r t i o n relativement faible, des fragments a n g u l e u x , t r a n s l u c i d e s , d a n s lesquels MM Renard et Cornet reconnaissent des débris d'os et de d e n t s J e crois que ces fragments a n g u l e u x sont des débris de n a t u r e très diverse; peutêtre m ê m e p o u r r a i t - o n r e c o n n a ỵ t r e dans quelques-uns d'entre eux des essais de cristallisation Les fragments p o u r lesquels l'identification avec les débris osseux est évidente sont peu abond a n t s , et cette r e m a r q u e est s u r t o u t décisive en ce qui concerne l'émail des d e n t s , qui résiste si bien a u x causes de destruction Il serait étrange, d'ailleurs, q u ' o n n e t r o u v â t pas q u e l q u e s - u n s de ces débris, p u i s q u e des os entiers et des dents de poissons existent dans le dépôt, n o n pas c e p e n d a n t en p r o p o r t i o n notable, si on en évaluait le poids relatif J e tiens seulement insister s u r cette constatation q u e la proportion de débris osseux microscopiques est t o u t fait négligeable On m e p e r m e t t r a u n e petite réclamation relativement une opinion formulée p a r M de L a p p a r e n t , en r e n d a n t compte du m é m o i r e de MM R e n a r d et Cornet A l'avis de n o t r e éminent collèg u e , les données r é s u l t a n t de ces observations a p p o r t e n t des l u m i è r e s nouvelles la question de l'origine des p h o s p h a t e s et renversent c o m p l è t e m e n t m o n opinion émise d a n s l'ignorance de ces faits Il faut d i s t i n g u e r Que MM R e n a r d et Cornet aient décrit bien plus m i n u t i e u s e m e n t que je n e l'avais fait m o i - m ê m e les résultats de l'examen microscopique, c'est ce qui ne fait pas l'ombre d'un doute; m a i s , ayant dès l'origine observé avec g r a n d soin au microscope la craie grise et les p h o s p h a t e s q u i en dérivent, je savais, et j'ai dit p l u s i e u r s reprises, que la p l u s g r a n d e partie des formes observées étaient des formes organisées C'est donc en pleine connaissance de cause, et n o n d a n s l'ignorance des faits, que j ' a i formulé les conclusions de m o n p r e m i e r Mémoire, qu'elles soient justes ou mal fondées MM R e n a r d et Cornet s u p p o s e n t q u e les Foraminifères et autres o r g a n i s m e s calcaires ont été rejetés s u r le rivage et transformés en p h o s p h a t e p a r les débris de Poissons et de Reptiles m a r i n s auxquels ils se sont trouvés m é l a n g é s ; p u i s , cette t r a n s f o r m a t i o n accomplie, que le p h o s p h a t e ainsi constitué a été e n t r a ỵ n é vers la haute mer p a r les vagues et les c o u r a n t s et a pu aller se déposer une grande distance du rivage, soit 200 400 k i l o m è t r e s Il y a là, m o n avis, u n e double impossibilité, t a n t au point de vue chimique q u ' a u point de v u e m é c a n i q u e a) Parmi les m a t é r i a u x rejetés s u r le rivage et exposés l'action des eaux dissolvantes, ce sont les éléments calcaires qui a u r a i e n t disparu les p r e m i e r s , et p a r suite leur forme n e se serait pas conservée Pour que ce résultat puisse être obtenu, il eût fallu, non pas que les différentes matières fussent déposées pêle-mêle c o m m e il est supposé, mais q u e les éléments calcaires se trouvassent baignés p a r un liquide ayant p r é a l a b l e m e n t dissous de l'acide p h o s p h o r i q u e ; enfin, pour que ces éléments ne fussent pas dissous, il eût été nécessaire que ce liquide eût déjà partiellement p e r d u u n e p a r t i e de sa puissance dissolvante par son appauvrissement en acide carbonique, et fût sur le point de laisser précipiter s p o n t a n é m e n t le p h o s phate qu'il contenait b) Certains g r a i n s de p h o s p h a t e , de forme ovoïde, atteignent p l u s d'un millimètre d a n s leur p l u s g r a n d e dimension ; la majeure partie de la masse est composée de g r a i n s de 5/10à 1/10 de m i l l i m ; enfin, on trouve des éléments b e a u c o u p p l u s petits et des p l a q u e t t e s excessivement minces La densité de ces m a t é r i a u x p h o s p h a t é s est comprise entre 2,90 et 3,00, suivant leur degré de p u r e t é J'ai m e s u r é la vitesse de c h u t e de ces divers grains d a n s l'eau, et j'ai trouvé les r é s u l t a t s s u i v a n t s : Les plus gros t o m b e n t avec u n e vitesse voisine de 0 par seconde, Les grains de l environ avec u n e vitesse de 0 — , Les grains de 0,80 0,10 — de 50 — Enfin les grains les p l u s fins n e p a r c o u r e n t q u e — et même moins Comme règle e m p i r i q u e , on peut dire que des grains fins dont la densité est voisine de 3, a b a n d o n n é s d a n s l'eau calme, p a r c o u r e n t en u n e seconde 100 fois leur d i a m è t r e Comment i m a g i n e r des circonstances telles q u e des grains t o m bant avec u n e vitesse de p l u s de 0 l'heure p u i s s e n t être m a i n tenus longtemps en suspension, et ainsi véhiculés de g r a n d e s distances ? Cela p a r a ỵ t tout fait impossible, s u r t o u t q u a n d on a essayé de le réaliser artificiellement : q u e l q u e é n e r g i q u e agitation qu'on i m p r i m e au l i q u i d e , les gros g r a i n s n e t a r d e n t pas gagner le fond où ils s'entassent en u n sable résistant c o m m e celui d'une plage En a d m e t t a n t m ê m e que de pareilles circonstances se soient produites, c o m m e n t expliquer qu'il n'y ait pas eu, a u lieu d u dépôt, un certain triage m é c a n i q u e d o n t en réalité on n e trouve pas trace? Bien au c o n t r a i r e , non s e u l e m e n t les grains d e g r o s s e u r aussi différente q u e possible sont i n t i m e m e n t mélangés, mais encore m m m m m m m m m m m ils sont empâtés en proportion très variable avec de la craie blanche composée d'éléments i m p a l p a b l e s Quelle q u e soit la proportion de craie blanche interposée e n t r e les g r a i n s p h o s p h a t é s , on trouve indifféremment l e s gros grains dans les craies riches ou dans les craies p a u v r e s La s u b s t i t u t i o n de l'eau de m e r l'eau p u r e ne modifie pas ces observations : si, d a n s le cas des argiles, elle active la précipitation en p r o v o q u a n t , comme toutes les solutions salines, une coagulation particulière, d a n s le cas actuel elle agit seulement p a r sa densité qu'il est impossible de supposer suffisante p o u r r e t a r d e r sensib l e m e n t la chute de particules dont la densité est, voisine de Quoique j ' a t t r i b u e la formation des roches sédimentaires d'une époque d é t e r m i n é e a u x éléments dissous ou entrnés mécaniquem e n t a u x ' dépens des roches émergées de la m ô m e époque, je ne veux pas repousser de parti-pris l'apport provenant de sources é r u p t i v e s ; mais il m e part q u e la p r o p o r t i o n de m a t i è r e ayant cette dernière origine est i n c o m p a r a b l e m e n t m o i n d r e que celle qui dérive de la p r e m i è r e En ce qui concerne les r a p p o r t s du p h o s p h a t e et de la craie, je n e p u i s a d m e t t r e l'origine éruptive locale c o m m e le voudrait M de Mercey : des sources, chargées d'acide p h o s p h o r i q u e ne peuvent pas traverser de g r a n d e s épaisseurs de calcaire sans a b a n d o n n e r au contact du carbonate de c h a u x le p h o s p h a t e qu'elles t i e n n e n t en dissolution Or, c'est ce qui a u r a i t d û a r r i v e r l'époque de la B quadrata En a d m e t t a n t m ê m e q u e ces sources eussent été assez abondantes p o u r pousser j u s q u ' la surface le p h o s p h a t e qu'elles contenaient, elles a u r a i e n t laissé des traces de leur passage sur les roches a n t é r i e u r e s : or, m a l g r é l'extension des exploitations, qui ont découvert, en bien des points, la craie blanche sous-jacente, on n'a encore trouvé a u c u n e trace de semblables cheminées D'ailleurs, q u a n d m ê m e on a d m e t t r a i t la venue de sources phosphatées au fond de la mer, la forme spéciale prise p a r le dépôt serait inexplicable M de Mercey me reproche de faire venir de loin ce qu'on peut trouver bien plus près en profondeur J e ferai observer que le t r a n s p o r t n e coûte rien, étant opéré p a r le dissolvant lui-même Les rivières et les courants m a r i n s sont des c h e m i n s q u i marchent 3° Accidents magnésiens Avant de t e r m i n e r ce chapitre, je dirai u n mot des accidents magnésiens s u r lesquels M de Mercey revient f r é q u e m m e n t J'ai déjà signalé u n e poche de cette n a t u r e qui existe entre Eclusier et le Moulin de Frise, sur les b o r d s de la S o m m e La b u t t e de B i m o n t , près Breteuil, consiste d a n s u n accident analogue, m a i s encore m i e u x caractérisé On y r e n c o n t r e des rognons de densité médiocre, assez colorés la surface, j a u n â t r e s l ' i n t é r i e u r , - c o n s t i t u é s de d e u x matières, q u ' o n p e u t séparer presque complètement avec q u e l q u e m é n a g e m e n t , l'une faiblement agrégée, e m p â t a n t les parties d u r e s qui constituent la seconde A côté de ces rognons se trouve u n sable bien c u r i e u x : débarrassé, par lévigation, d'un peu d'argile q u i l'accompagne, il se m o n t r e au microscope e n t i è r e m e n t constitué de r h o m b o è d r e s j a u n e clair, d'une régularité r e m a r q u a b l e , c h a c u n d'eux p r é s e n t a n t en son centre u n petit noyau r h o m b o é d r i q u e coloré en b r u n foncé Mais les p l u s petits cristaux ne p r é s e n t e n t pas cette p a r t i c u l a r i t é Le tout repose s u r des bancs de calcaire d u r c i , corrodé et creusé de poches Les p h é n o m è n e s d'altération superficielle ont évidemment joué u n rôle dans l'isolement des composés magnésiens de la roche calcaire où ils étaient d'abord disséminés Le m é c a n i s m e est analogue celui q u i a isolé le phosphate de la craie grise ; on sait en effet q u e le carbonate double de c h a u x et de m a g n é s i e résiste mieux l'action des acides faibles que le carbonate de c h a u x Cela n ' e x p l i q u e pas, il est vrai, la présence du carbonate de magnésie dans la roche elle-même ; mais sans vouloir encore émettre u n e opinion définitive, je ferai p o u r t a n t r e m a r q u e r q u e , comme la c h a u x , c o m m e le p h o s p h a t e , la m a g n é s i e fait partie des roches g r a n i t i q u e s ; qu'elle aussi a été dissoute p a r les agents météoriques, et q u ' u n e fois p a r v e n u e d a n s la m e r , elle a dû obéir ses réactions spéciales, en vertu desquelles elle a p u se localiser dans les régions où les circonstances se t r o u v a i e n t favorables sa précipitation On sait d'ailleurs q u e l'eau des fleuves actuels tient en dissolution u n e p r o p o r t i o n assez notable de magnésie et qu'il n'est pas de calcaire où u n e analyse attentive n'en décèle u n e certaine q u a n t i t é Il n'y a u r a i t donc nulle difficulté i m a g i n e r telle circonstance où le carbonate double de c h a u x et de magnésie se précipite en p l u s grande abondance, e x a c t e m e n t la faỗon du p h o s p h a t e L'accident magnésien d'Eclusier est s u p é r i e u r la craie p h o s phatée de cette localité; celui de Bimont part au contraire inférieur la craie grise d'Hardivillers d o n t il est voisin S'il était démontré que ces d e u x accidents, dont l'analogie est frappante, sont au m ê m e niveau géologique, cela v i e n d r a i t corroborer la posi- tion géologiquement s u p é r i e u r e de la craie grise d'Hardivillers ; m a l h e u r e u s e m e n t l'absence complète de fossiles Bimont n e perm e t pas d'être affirmatif Voici u n e analyse complète d u sable r h o m b o é d r i q u e de Bimont, purifié p a r lévigation La m a t i è r e a été desséchée froid sur l'acide sulfurique Résidu , , ( Silice insoluble i ( Alumine Matières o r g a n i q u e s et eau Acide c a r b o n i q u e Chaux Magnésie Sesquioxyde de fer Alumine Acide p h o s p h o r i q u e 0.68 } > 0.52 j T t Poids spécifique n K O , 4.20 a A 0.81 44.60 34.02 16.23 0.97 2.25 0.08 2.841 100.46 Le résidu i n s o l u b l e est noir, m a i s il b l a n c h i t c o m p l è t e m e n t la calcination Sa coloration est d u e a u x matières o r g a n i q u e s On reconnt, d'après cette analyse, q u e le sable r h o m b o é d r i q u e de B i m o n t est u n composé bien défini, ayant p o u r formule : (CaO, CO ) + (MgO, CO^) Le petit r h o m b o è d r e brun-foncé, qui occupe le centre, est coloré p a r de la m a t i è r e o r g a n i q u e ; c'est toujours cette m a t i è r e organique, soluble d a n s les alcalis, d'où les acides la précipitent, analogue a u x m a t i è r e s h u m i q u e s , q u e n o u s r e t r o u v o n s d a n s tous les phosphates et tous les calcaires s é d i m e n t a i r e s Elle m e parait militer fortement en faveur de l'hypothèse qui a t t r i b u e r a i t la m ê m e origine a u x accidents magnésiens Au c o u r s des p h é n o m è n e s de décalcification, u n e oxydation s i m u l t a n é e s'est p r o d u i t e qui a détruit la m a t i è r e b r u n e p a r t i r de la surface : cette oxydation a atteint le centre d a n s les p l u s petits c r i s t a u x , m a i s n'y est pas encore parven u e d a n s les p l u s gros 4° Fossiles J'ai déjà signalé la présence de Actinocamax verus dans les couches de la base de la craie p h o s p h a t é e J u s q u ' présent, je n'ai r e n c o n t r é ce fossile q u ' e n u n e seule localité, p r è s d'Orville (le Rideau d'Halloy), où il est rare B quadrata n e se trouve pas avec l u i ; elle m e p a r a î t d'ailleurs a b s e n t e des couches inférieures de craie phosphatée d a n s tous les p o i n t s où j ' a i p u e x a m i n e r ces couches avec soin Ce fait, q u i n e m'avait pas frappé d'abord, cause des g r a n d e s v a r i a t i o n s q u ' o n constate d a n s l'abondance de ce fossile d ' u n point u û a u t r e , finit p a r se dégager avec u n e netteté de p l u s en p l u s g r a n d e Cependant, m o n attention n ' a y a n t été éveillée s u r ce fait q u ' la fin de l ' a u t o m n e d e r n i e r , je réserve encore u n e conclusion définitive (1) J'ai également t r o u v é q u e l q u e s Céphalopodes m o u l é s en craie phosphatée Ce sont des débris imparfaits p a r m i lesquels M de Grossouvre a pu reconntre Scaphites hippocrepis J'ai également trouvé q u e l q u e s cloisons a p p a r t e n a n t Baculites et Crioceras, mais indéterminables c o m m e espèces Pas d'Ammonites p r o p r e m e n t dites CHAPITRE III PHÉNOMÈNES DE DÉCALCIFICATION — PHOSPHATE DES POCHES — ARGILE A SILEX ENTIERS — SABLE DE REMPLISSAGE 1° On se rappelle q u e d a n s m a p r e m i è r e n o t e , j'exposais, s u i v a n t une opinion q u i m'était c o m m u n e avec b e a u c o u p de géologues, q u e le p h o s p h a t e des poches et les différentes couches d'argile embtées les unes d a n s les a u t r e s p r o v e n a i e n t de la décalcification de craie sous l'action dissolvante des eaux m é t é o r i q u e s , c h a q u e assise de craie ayant a b a n d o n n é s u i v a n t la n a t u r e des m a t é r i a u x insolubles qu'elle renfermait u n e couche différente de t e r r a i n décalcifié Ces idées m e p a r a i s s e n t être de p l u s en plus g é n é r a l e m e n t a d m i s e s En ce qui concerne plus spécialement, le p h o s p h a t e , j ' a i r e c o n n u avec plaisir q u e M de Mercey, a b a n d o n n a n t eh partie ses anciennes idées, admet, d a n s sa dernière note, q u e la séparation du sablé p h o s phaté est postérieure au dépôt de la craie p h o s p h a t é e , et contemporaine de la formation du bief silex Ce savant englobe sous le n o m de bief silex lés différentes argiles de décalcification Son explication p e u t se r é s u m e r ainsi : le bief s'est formé, et son contact la craie s'est creusée de poches qui se sont tapissées de p h o s p h a t e d a n s les parties où elles atteignent la craie p h o s p h a t é e Comment le bief s'est-il formé? Quel a été son m o d e d'action s u r craie sous-jacente? En vertu de quelles réactions a-t-il creusé (1) Dans une excursion faite récemment en compagnie de notre collègue, M dé Grossouvre, ces observations se sont trouvées pleinement confirmées des poches, et p o u r q u o i le p h o s p h a t e s'est-il séparé son contact ? A u t a n t de questions q u i m é r i t e r a i e n t d'être résolues, m a i s qui ne sont m ê m e pas soulevées Une telle explication est loin de satisfaire l'esprit Les p h é n o m è n e s de décalcification, a u c o n t r a i r e , q u i se sont prolongés depuis l'émersion définitive, et q u i se p o u r s u i v e n t encore sous nos yeux, n e m e p a r a i s s e n t laisser subsister a u c u n e difficulté 2° J e passe m a i n t e n a n t la description de faits de détail qui me semblent m é r i t e r q u e l q u e intérêt parce qu'ils jettent u n certain jour sur le mode de formation des silex et d é m o n t r e n t q u e tous ne se sont p a s formés d a n s la craie, m a i s q u ' u n e partie est de date bien p l u s r é c e n t e On se rappelle que la craie grise des environs de Doullens est très p a u v r e en silice, qui n ' e n t r e d a n s sa composition q u ' l'état d'une trace d'argile et de quelques m e n u s fragments d'opale, et de silicate d ' a l u m i n e h y d r a t é en petits g r a i n s d'éclat résineux, les m ê m e s que d a n s la craie b l a n c h e , m a i s en p l u s faible proportion encore Dans tous les cas, on n'y a pas trouvé u n seul silex tout formé, si petit soit-il Aussi c'est avec é t o n n e m e n t q u e j ' a i r e c o n n u d a n s la couche de p h o s p h a t e sableux de véritables silex Ils occupent, q u a n d ils se présentent, la p a r t i e inférieure de la zone superficielle q u e j'ai décrite c o m m e é t a n t altérée, en partie dissoute, et souillée d'infiltrations argileuses entrnées des t e r r a i n s s u p é r i e u r s Dans la m ê m e zone, on t r o u v e en m ê m e t e m p s des rognons p y r i t e u x , plus ou m o i n s complètement oxydés, de formes noduleuses ou b r a n chues Ces silex revêtent e x t é r i e u r e m e n t d e u x formes : p l a q u e t t e s disposées suivant les inflexions du p h o s p h a t e , ou boules p r e s q u e sphériques, m a r q u é e s d'impressions en c r e u x formant u n ou plusieurs ombilics, creuses l'intérieur et i n c o m p l è t e m e n t r e m p l i e s d'une farine siliceuse La coupe mince m o n t r e au microscope u n e pâte de silex blond, d a n s laquelle sont e m p r i s o n n é s de n o m b r e u x grains jde p h o s p h a t e , p a r m i lesquels on r e c o n n a ỵ t b e a u c o u p de Foramini fères Ces silex, dont la pâte n e diffère en rien des silex de la craie, sont donc formés aux dépens des m a t é r i a u x dissous p a r les eaux d'infiltration d a n s les couches décalcifiées s u p é r i e u r e s : la silice, entrnée en pseudo-solution, lors de la décomposition des silicates, s'est déposée au contact des d e r n i è r e s traces de calcaire dans la couche de p h o s p h a t e séparé, en englobant les g r a i n s formes bien connues P a r m i les silex de la couche d'argile r o u g e ; se t r o u v e n t de nombreuses formes r a p p e l a n t e x t é r i e u r e m e n t le bois f o s s i l e : je n'avais vu q u ' u n e s i m p l e analogie Mais j ' a i t r o u v é r é c e m m e n t Beauval u n fragment dont la n a t u r e n'est pas douteuse : c'est bien du bois fossile ayant conservé sa s t r u c t u r e i n t é r i e u r e Malheureusement, le t e r r a i n était r e m a n i é , et il m'est impossible d'affirmer si l'échantillon provient' de l'argile rouge de décalcification ou du bief silex cassés Ce fragment porte des traces de t a r e t et renferme dans ses fissures de petits cristaux de q u a r t z Il me semble évident que ce silex s'est formé ici encore au sein m ê m e de l'argile et n e préexistait pas d a n s la craie J'avais signalé le p h o s p h a t e concrétionné q u i s'est formé au sommet des poches creusées d a n s la craie blanche d a n s les points où la craie grise a été complètement dissoute J'en retrouvé de n o m breux exemples b e a u c o u p m i e u x développés L'analogie de ces concrétions avec celles que forme le p h o s p h a t e du Lot est très g r a n d e ; nous ne trouvons pas ici toutefois de colorations vives et variées En coupes minces, l'aspect concrétionné est très r e m a r q u a b l e Une de ces concrétions a englobé u n silex cassé, ce q u i d é m o n t r e l'âge relativement récent de cette formation 3° Sable de r e m p l i s s a g e J e puis c o m p a r e r m a i n t e n a n t ce q u i se rapporte a u x environs i m m é d i a t s de Doullens avec des points p l u s éloignés Sans nous écarter j u s q u ' a u x localités où les diverses assises tertiaires sont bien différenciées, n o u s t r o u v o n s c h a q u e p a s , s u r les bords de la S o m m e et de l'Escaut, des sables bien stratifiés Les couches de n a t u r e et de n u a n c e variées se sont affaissées p a r effondrement d a n s les poches de la craie sous-jacente, avec interposition d'argile silex entiers Quand on se r a p p r o c h e de Doullens, on voit p e u p e u ces caractères dispartre P a r exemple, T o u t e n c o u r t , on n e trouve p l u s de sables stratifiés; m a i s on p e u t observer, a u s o m m e t de l'argile silex entiers, u n e couche d e silex p a t i n e verte, c o m m e on en connt la base de l'Eocène Ces m ê m e s silex se r e n c o n t r e n t encore, mais p l u s rares, Raincheval, P u c h e v i l l e r s et Beauval Les derniers témoins de ces formations, q u i se r e t r o u v e n t en abondance Hérissart et deviennent p l u s r a r e s Beauquesne, sont les grès lustrés en gros fragments m a m e l o n n é s E n t r e Beauquesne, Orville et Beauval, ces grès l u s t r é s disparaissent Dans les fouilles si étendues et si multipliées faites d a n s ce p é r i m è t r e , je n'en connais q u e d e u x exemples : l'un Beauval et l'autre Orville ; or, tous d e u x se t r o u v e n t d a n s l'affaissement d û la petite vallée que j ' a i décrite sous le nom de vallée Toussaint et q u i , p r e s q u e nivelée la surface a u j o u r d ' h u i , a dû p r é s e n t e r autrefois u n e g r a n d e importance, c o m m e en témoignent de n o m b r e u x faits relatés ce sujet d a n s ma p r e m i è r e c o m m u n i c a t i o n J'insiste donc s u r ce point qu'on ne r e n c o n t r e Beauval, Orville et T e r r a m e s n i l , d a n s les poches de la craie, a u c u n e trace d ' u n dépôt a n t é r i e u r e m e n t stratifié et plus t a r d effondré Au contraire, le sable de r e m p l i s s a g e est constituộ d'une faỗon ộvidente p a r le produit du lavage de l'argile silex p a r les eaux superficielles 11 s'est accum u l é ainsi, au fur et m e s u r e du c r e u s e m e n t , des m a t é r i a u x plus ou m o i n s sableux, p l u s ou m o i n s a r g i l e u x , d'aspect et de coloration différents e n t r e deux poches voisines On reconnt l'action capricieuse des eaux sauvages, m a i s a u c u n e trace de dépôt régulier Dès qu'on a dépassé, vers le Nord, la vallée de l'Authie, on retrouve les g r è s l u s t r é s , p u i s les sables o r i g i n a i r e m e n t stratifiés J e dois joindre ces considérations q u e l q u e s r e m a r q u e s d'un a u t r e o r d r e : d a n s la région que j ' a i en vue, les poches sont bien p l u s profondes, le p h o s p h a t e séparé bien p l u s p u r et bien plus riche que d a n s les points où la formation est encore recouverte, c o m m e s u r les b o r d s de la S o m m e , p a r des dépôts tertiaires stratifiés Comparez cet égard Beauval ou Orville a u x environs de Curlu, où p o u r t a n t la craie p h o s p h a t é e originelle n'est ni moins riche ni m o i n s p u r e Si donc la région d o n t je m'occupe a été recouverte de sédiments postérieurs la craie, ces sédiments ont été c o m p l è t e m e n t enlevés Mais q u a n d on réfléchit q u e ce point se trouve j u s t e m e n t au nœud de deux a n t i c l i n a u x , on ne voit pas beaucoup de difficulté admettre que la m e r éocène, q u i , au voisinage, n e possédait a s s u r é m e n t qu'une très faible profondeur, c o m m e en t é m o i g n e la n a t u r e des dépôts, l'a laissé découvert ; cette surface a u r a i t constit u n ỵlot de faible relief, où u n b r a s de m e r a u r a i t p é n é t r é p a r la vallée Toussaint et formé d a n s cette dépression les grès l u s t r é s d o n t j ' a i signalé les rares vestiges Quant aux petits galets roulés dont M de Mercey m'accuse d'avoir m é c o n n u la n a t u r e , je ferai r e m a r q u e r que cet a u t e u r ne part pas s'être r e n d u compte de l e u r position : ils sont placés t o u t fait au s o m m e t du sable de remplissage, en contact i n t i m e , et souvent partiellement mélangés au bief silex cassés Il m e part impossible de les r a n g e r d a n s les s é d i m e n t s tertiaires, m a l g r é leur analogie avec certaines formations de la base de l'Eocène D'après les explications qui précèdent, on voit qu'on ne peut fixer l'âge de l'argile silex entiers et des divers terrains dus la décalcification C e p h é n o m è n e débute dès qu'il y a émersion, c'est-àdire dès que les terrains calcaires sont soumis l'action des eaux d'infiltration Il se continue encore sous nos yeux, si bien que, l'inverse de tous les autres terrains, ce sont les parties les plus profondes dont la formation est la plus récente L a formation de l'argile silex entiers, restée appliquée sur la craie dont elle dérive, comprend donc toute la période qui débute l'émersion définitive pour se continuer indéfiniment C H A P I T R E IV ONDULATIONS DE LA CRAIE Des faits très importants ont été mis en évidence sur des points n o m b r e u x par le progrès des exploitations 1° Le m a x i m u m de puissance, et en m ê m e temps le m a x i m u m de richesse de la craie phosphatée, correspond toujours un ancien thalweg, auquel le plus souvent un "thalweg actuel est subordonné Je vais citer quelques exemples de ce fait auquel je ne connais pas d'exception A Orville, une partie importante d u gisement est situé sur u n e vallée qui prend son origine vers Beauquesne Je reproduis (fig 2) Fig — Vallée d'Orville (Pas-de-Calais) — CBI Craie blanche inférieure; CP |Vr| Craie phosphatée CBS, Craie blanche super™ |-7Â| Phosphate Echelle des longueurs , p ; ] 00 Argiles des hauteurs la coupe Est-Ouest prise transversalement cette vallée A l'Ouest, vers le thalweg ancien (le thalweg actuel se trouve reporté vers l'Est), XX lo ou observe la craie grise sur une grande épaisseur, soit 25 environ, et on n'en voit pas le s o m m e t Son titre atteint 40° E n remontant la pente, au point où on c o m m e n c e apercevoir quelques traces de craie blanche supérieure, la craie grise n'a plus que de puissance et son titre s'abaisse vers 30° E n s'éloignant encore de quelques centaines de mètres, on voit l'épaisseur de la craie phosphatée se réduire ou en m ê m e temps que sa richesse descend 15 ou 20° Il n'est pas douteux qu'on connaisse le s o m m e t de la couche, car on rencontre de n o m b r e u x lambeaux de craie blanche supérieure U n peu plus au Nord, la couche de craie phosphatée reprend une grande puissance et une grande richesse dans la vallée Toussaint; il part en être de m ê m e dans la vallée de l'Authie; mais là, elle a été fortement entamée par les érosions, et il ne reste aucune trace de craie blanche supérieure A Beauval, nous' observons exactement la m ê m e chose, si nous coupons transversalement la vallée; ici, c'est le flanc Est qui s'est le m i e u x conservé; cependant l'Ouest a gardé quelque importance, il n'est pas négligeable c o m m e l'Est d'Orville, de chaque côté, nous pouvons faire la m ê m e constatation : diminution progressive de puissance et de richesse mesure que l'on s'écarte d u thalweg A u sud de Beauval (le bois de Milly), nous trouvons u n second m a x i m u m sur une vallée secondaire en prolongement de la vallée Toussaint A Vaux-Eclusier, si nous coupons transversalement la vallée de la S o m m e par une coupe N - S , perpendiculaire la coupe de lafig.1, nous constatons des faits analogues Sur la rive droite, formant une presqu'ỵle surbaissée, nous voyons la craie phosphatée appartre au-dessous d u niveau d u marais, l'altitude de , au lieu dit la Fontaine ferrée O n peut suivre son affleurement le long d'un grand rideau, d ỷ d'abord u n affaissement, puis faỗonnộ par le courant delà S o m m e , et qui atteint jusqu'à de hauteur P e u peu, la craie grise, d'abord puissante de 20 25™ et titrant près de 50°, s'amincit, s'appauvrit et finit par se réduire au lit de nodules durcis qui, c o m m e partout ailleurs, en constitue la base Cette base s'élève de 45 sur une longueur de kil environ du Sud au Nord Sur l'autre rive, les faits sont les m ê m e s ; mais là, nous nous trouvons dans la convexité d'une boucle, en présence d'une falaise, dont j'ai donné la coupe longitudinale A 1.500 environ vers le Sud, on retrouve au fond d'une carrière ouverte, dans u n e petite vallée, la craie grise surélevée, amincie et appauvrie ,n m m m m m m J'ai eu l'occasion d'étudier de très près le gisement d'Hardivillers, près Breteuil M a tâche s'est trouvée facilitée par des puits creusés par ceux qui m'avaient précédé dans cette localité, et notamment par M de Mercey Je donne (lig 3) une coupe transversale qui résume ce travail N o u s retrouvons le caractère général d'augmentation de puissance et d e richesse vers le thalweg, tel point qu'au centre d u bassin la puissance atteint 16 mètres et la richesse 35 40° Or, en ce point, le s o m m e t de la craie grise' est enlevé Sur le flanc d u coteau, en remontant Fig — Coupe d'Hardivillers, près Breteuil (Oise) — Légende de la figure Les lignes pointillées représentent les puits Echelle des longueurs — — ; des hauteurs ° 7600' 1000 vers le N.-O., on rencontre plusieurs rideaux qui ont dénivelé la craie : le titre s'est abaissé 25° et la puissance L a craie supérieure surmonte la craie phosphatée Plus haut encore, vers le Bois Plantis, la craie grise se réduit bientôt la couche noduleuse qui en constitue la base, et cette couche elle-même affleure sur le flanc opposé E n m ê m e temps, sa richesse descend 5° o u 6° Il est remarquer que partout la richesse d u banc noduleux de la base diminue en m ê m e temps que celle de la craie qu'il supporte E n dehors de ces faits, analogues ceux que j'ai signalés ailleurs, nous trouvons ici des particularités qui font de ce gisement un type part U n e coupe perpendiculaire la précédente donnerait des résultats analogues quoique moins nettement m a r q u é s : le gisement présente donc la forme d'une cuvette; de plus il semble avoir subi u n e compression latérale qui a augmenté d'une faỗon anormale l'ộpaisseur au centre Il y a encore une remarque faire : la décalcification et la sépara ration du phosphate, qui ailleurs porte sur les parties élevées, s'est faite ici, au contraire, dans les parties basses, c'est-à-dire après l'érosion qui a enlevé la craie blanche supérieure a u fond de la vallée ; mais cette décalcification relativement tardive est très peu avancée, et la quantité de phosphate sableux très faible par rapport ce qu'on a trouvé Beauval et Orville D e tous ces faits, il résulte avec évidence que ces thalwegs existaient déjà l'état d'ébauche l'époque de la B quadrata et qu'ils ont constitué le lieu de dépôt de la craie phosphatée Avant de pousser plus loin la conclusion, il est nécessaire d'exposer d'autres particularités remarquables 2° Discordance la base et au s o m m e t de la craie phosphatée J'ai déjà indiqué plusieurs reprises qu'un banc durci et noduleux, parfois très riche en phosphate, tapissait la craie blanche inférieure partout où elle est surmontée de craie phosphatée C'est une véritable corrosion qui a détruit les assises de craie blanche sur une épaisseur parfois assez grande, surtout au voisinage des thalwegs : par ce fait, les déclivités préexistantes se sont trouvées accrues L'un des exemples les plus frappants de ce fait m'a été fourni par une carrière située en face de la Grenouillère, près de Curlu, sur la rive droite de la S o m m e Cette carrière est ouverte dans la craie blanche inférieure, surmontée de craie grise L e banc noduleux Kig — Carrière la Grenouillère, près Curlu (Somme) — Discordance la base de la Craie phosphatée forme voûte et coupe les assises de craie blanche sensiblement horizontales (fig 4) L a craie grise supérieure suit la forme de cette voûte, mais la courbure va en diminuant mesure qu'on s'élève clans les assises Il y a donc une discordance importante, due n o n pas seulement une érosion mécanique, mais aussi et surtout une corrosion chimique: tel a été le premier effet des eaux acides chargées de phosphate, qui, dans les premiers temps d u régime qui les a a m e nées dans cette région, sont venues au contact direct de la craie qu'elles ont rongée et métamorphisée Cette action a contribué pour sa part diminuer l'épaisseur de la craie Micraster au voisinage des thalwegs, diminution qui s'est encore accentuée c o m m e je l'ai expliqué par l'action actuelle des eaux souterraines retenues par les couches turoniennes de nature marneuse et formant, vers d'altitude, u n niveau d'eau dont l'abondance augmente au voisinage des thalwegs souterrains 3° Discordance au sommet, de la craie phosphatée A u s o m m e t de la craie phosphatée, les p h é n o m è n e s sont très différents : c'est une dénudation d'origine purement mécanique qui a porté surtout sur les parties les plus élevées, accumulant sur d'autres points d u sable phosphaté en couches horizontales plus ou moins puissantes, sortes de bancs de sable, au-dessus desquels la sédimentation a déposé les assises de craie blanche supérieure Il m e part probable que cette érosion est m m e u n peu postérieure la fin d u dépôt de la craie phosphatée, car j'ai observé Beauval des assises de craie blanche d'un mètre d'épaisseur perforées de trous d'un centimètre de diamètre environ ; ces tubulures se sont remplies ultérieurement de sable phosphaté Ce phosphate est d'ailleurs beaucoup moins riche que le phosphate des poches, et tout fait analogue celui qu'on peut extraire de la craie phosphatée en la délitant et la lévigeant, c'est-à-dire qu'il renferme encore u n e très forte proportion de carbonate de chaux, en grains durcis, que la lévigation ne peut enlever et qui ne cèdent qu'à u n traitement chimique Ces p h é n o m è n e s de dénudation ne sont pas accusés seulement par les bancs de sable phosphaté charriés en certains points et qui expliquent les épaisseurs exceptionnelles de phosphate accumulées dans des gisements privilégiés ; mais encore on peut en reconntre des preuves directes, dont je donne, dans lafig.5, u n exemple pris au bois de Milly, près Beauval O n voit.en ce point les couches de craie phosphatée, affaissées au voisinage d'une diaclase sur laquelle étaient échelonnées de nombreuses poches : le s o m m e t est nettement arasé et recouvert de craie blanche stratification horizontale 4° Discordance et p h é n o m è n e s divers dans l'épaisseur de la craie phosphatée Nous retrouvons, quoiqu'accusés avec beaucoup moins de netteté, les m ê m e s faits entre les différentes assises de craie phosphatée : tantôt c'est u n banc de nodules intercalé et qui corresm p o n d la corrosion chimique de la base; tantôt c'est u n lit de phosphate sableux séparant deux bancs de craie grise, et tout fait analogue la denudation d u s o m m e t D'autres faits méritent encore l'attention Très fréquemment, on voit les bancs de craie phosphatée se terminer en coin vers la pente, accusant ainsi une série de transgressions et de régressions Il arrive aussi en différents points que la craie n'est pas h o m o - Fig o — Le Bois de Milly, près Beauval (Somme) — Discordance au sommet de la Craie phosphatée gène, mais composée de deux natures tout fait distinctes, très nettement séparées et se pénétrant intimement: tantôt il semble qu'on ait affaire u n pétrissage de deux pâtes hétérogènes, tantôt au contraire u n remplissage de vides creusés dans u n dépôt antérieur E n résumé, des plissements de la craie, qui se sont exagérés depuis, existaient déjà avant l'époque de la B quadrata Les thalwegs se sont approfondis par u n e corrosion chimique portant surtout sur les parties basses : il s'est formé sur les surfaces ainsi mises n u u n banc durci, o ù de n o m b r e u x Spongiaires, des Serpules, des coquilles diverses se sont trouvés épigénisés en phos phate : ce banc, parfois très riche, surtout dans les déclivités, n'est pas phosphaté au m ê m e degré dans les parties plus élevées C'est alors que le dépôt de la craie phosphatée a c o m m e n c é : je rappelle q u e cette craie est composée de grains de phosphate microscopiques, constitués en majeure partie de formes organiques diverses, d'abord calcaires, mais épigénisées avant leur' dépôt Ces grains sont empâtés avec plus o u moins d'abondance dans de la craie blanche en tout semblable la craie ordinaire Les fossiles n'ont subi aucune altération superficielle Les bancs sont plus épais vers le fond de bateau et se terminent parfois en coin; quelquesuns semblent avoir subi u n pétrissage; dans les joints, o n trouve parfois d u sable séparé; ailleurs u n cordon de nodules rappelle le banc durci de la base ... COMPTE-RENDU SOMMAIRE DES SÉANCES DE LA SOCIÉTÉ GÉOLOGIQUE DE FRANCE S é a n c e du 15 F é v r i e r PRÉSIDENCE DE M MICHEL LÉVY M Dereims, Secrétaire, donne lecture du procès-verbal de la dernière séance, ... GÉOLOGIQUE DE FRANCE Séance du ? Mars S PRÉSIDENCE DE M BERTHELIN, VICE-PRÉSIDENT M Dereims, Secrétaire, donne lecture du procès-verbal de la dernière séance, dont la rédaction est adoptée Par suite des...COMPTES-RENDUS SOMMAIRES DES SÉAN CES N° COMPTE-RENDU SOMMAIRE DES' SÉANCES DE LA SOCIÉTÉ GÉOLOGIQUE DE FRANCE Séance du Janvier P R É S I D E N C E D E M MUNIER-CHALMAS M J Bergeron,
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