Annales and Bulletins Société Linnéenne de Lyon 3643

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Ngày đăng: 05/11/2018, 00:04

DE LA TARENTAISE Présenté A la Sociélé Linnéenne de Lyon en la séance du r r Septembre 1928 - La Tarentaise, c'est-à-dire le bassin de l'Isère en amont d'hlbertville, est l'iine des régions les plus naturelles des Alpes Pour aller de cette région dans les régions voisines, il faut franchir des cols 2.000 mètres d'altitude a u moins, et souvent plus de 3.500 mètres, en sorte que sur presque tout son pourtour, exception faite bien entendu pour son embouchure dans le 1-Iaut-Grésivaudan, Albertville, la frontière de la Tarentaise est constituée par des rochers ou des glaciers très élevés et peu pr&sinhabitables pour la plupart des mollusques J e donnerai, h l'appui de ce qui précède, le tableau suivaril, qui résuine la topographie de la chne de partage des eaux, frontière de la Tarentaise Ce tableau comprend l'énumération, dans l'ordre où on les rencontrerait successivement, si on faisait le tour de la Tarentaise dans le sens des aigiiilles d'une moiitre, d'une par1 des principaux cols (et seiilcinenl des principauz, c'est-à-dire des plus bus), e t d'autre part, des sommets les plus élevés qui alternent avec ces cols Ce parcours ofl're un développement vol d'oiseau cl'environ 243 liilonlètres Sur les 38 premiers, depuis l'Isère jusquiau nouveau Signal du Col des Fours (3.196 mètres), on cotoie le Val de Beaufort ; sur les liilomètres suivants, jusqu'à l'Aiguille des Glaciers, qui fait partie du massif du Mont Blanc, on cotoie le Faucigny ; au delà, penclant 30 liilomètres environ, juscp'à la pointe de la Galise, on cotoie le Val d'Aoste ; sur les kilomètres qui suivent, jiiscp'à la cime d'Oin, grande Aiguille Rousse, on Numérisation Société linnéenne de Lyon LA FAUNE RIALACOLOGIQUE DE LA TARENTAlSE cotoie la vallée de Cérésole, haute vallée de l'Orco, amuent de l a Stura ; et enfin, sur les 139 derniers liilomètres, on cotoie la Maurienne 340 2468 1906 2693 2123 263:) 2080 2341 2406 2731 2460 2889 1989 2308 2483 27i9 2630 2761 1%; 3834 2532 3137 2933 2157 3164 3135 2872 3215 2632 3-83 2836 3756 3063 3606 L'Isère entre Albertville e t Fours Le Mirantin (soininet Sud) Col de la Bathie Le Grand Moni Col de la Louze Crêt du Rey Col du Cormet cl'Arèches Mont Coin Col du Coin La Grand Parei Col de Bresson Aiguille du Grand Fond Col du Cormet de Roselein Crête des Gittes Col de la Croix c h Bonhomme Pointe des Fours Col des Fours Nouveau Signal du Col des Fours MOIIL Tondu Aiguille cles Glaciers Col de la Seigne Montagne de la Seigne Lancebranlette Col du Petit-Saint-Bernard Pointe du Petit (Ruitor) Pointe du Grand (Ruitor) Col de la Sassiére Bec de 1'Ane Col du Mont Pointe d7Archeboc Passage du Rocher Blanc La Grande Sassiére Col dc la Golette La Tsanteleina (Sainte-Hélène) Col du Rhème Numérisation Société linnéenne de Lyon L.4 FAUNE MALACOLOGIQUE DE LA TARENTAISE * * * * * * * * * * * * * * * * * Pointe de la Galabre Pointe de la Calise Col de la Galise Grande Aiguille Rousse Aiguille Pers Col Pers Signal du Mont Iseran P Col du Mont Iseran Le Pelaon Blanc Col de Bezin Pointe de Méan Martin Co1 des Quecées de Tignes Pointe de la Sana Col de la Leisse La Grande Motte La Grande Casse Col de la Vanoise ' La Rechasse Dôme de 1'Arpont Roche Chevrière Col d'hussois Pointe de 1'Echelle Col de Chavière Aiguille du Polset Col de Gebroulaz Aiguille du Peclet Col des Encombres Grand Peiron des Encombres Col du Chatelard Le Grand Coin Pas de Varbuche Le Cheval Noir Col de la Madeleine L'Ouille de la Balme Pas de Freydon Mont Bellachat Col de Bas-Mont Le Grand Arc L'Isère, entre Albertville et Fours Numérisation Société linnéenne de Lyo 10 LA FAUNE MALACOLOGIQUE DE LA TARENTAISE Dans le tableau qui précède, les astérisques désignent les points, cols ou sommets, oii moi-même ou mes enfants avons été, et qui dès lors me sont un peu plus connus que les autres, simplement aperỗus de plus ou moins loin dans mes promenades Les noms qui m'on-t paru fautifs sur la carte d'Etat-Major a u 80.000e, courbes de niveau, dite carte des Alpes »,ont été rectifiés Les attitudes indiquées sont celles portées sur cette même carte, sauf différentes corrections que j'ai pu faire d'après des renseignements fournis par les officiers du service lopographique, et pour l'Ouille de la Balme d'après le mémoire publié par M Bartoli dans l'Annuaire du Clzib Alpin de 1895 L'altitude de la Tarentaise varie entre 340 inètres son embouchure, et 3.861 mètres a u sommet de la Grande Casse La superficie totale de cette région naturelle est de environ 1.890 liiloinètres carrés Le tableau ci-après, extrait des Annales du Ministère de l'Agriculture, direction de l'hydraulique et des améliorations agricoles, fascicule 32, tome II, 1905, p 44 et 45, donne les éléments du calcul de l'altitude moyenne, qui est de 1.992 mètres : (( 3.101 hectares entre 340 et 500 mètres d'altitude, soit 13.790 500 et 1.000 -26.683 1.000 et 1.500 14 45.314 -1.500 et 2.000 -24 57.989 -2.000 et 2.500 30 33.489 2.500 et 3.000 1s 3.000 el 3.861 5.637 189.003 hectares 100 % % y, % % % % % Au point de vue géologique, la Tarentaise es1 située peu près exactement cheval sur le faisceau allongé du nord-est au sudouest de couches primaires el secondaires, houiller, lrias e l lias, qui ont été violeminent comprimées et plissées, entre les deux grands soulèveinents de terrains primitifs, l'ouest, de Belledone a u Mont Blanc, et l'est, du Mont Viso au Grand Paradis et au Mont Rose On y rencontre donc des terrains trés variés : des micaschistes primaires, des grès houillers, des quartzites, des cargneules, des calcaires siliceux e t des gypses du trias, des dolomies et des calcaires du lias De même que dans toutes les régions montagneuses, la pente d u sol, son exposition et son état plus ou moins abrité, influent Numérisation Société linnéenne de Lyon L i FAUNE DIALACOLOGIQUE DE L A TARENTAISE 11 beaucoup sur la distribution des plantes et des animaux très attachés au sol, comme le sont les mollusques Un peu en amont de Salins, 500 mètres d'altitude, au pied de l'abrupt rocheux couvert de buis, qui regarde le Midi et qui domine la route, vers le confluent des Dorons de Brides et de Belleville, u n groupe de figuiers, d'apparence spontanée, se maintient depuis plusieurs années ; et sur le versant opposé de la vallée, en face pour ainsi dire de ces figuiers, on peut voir des talus humides, exposés au nord, couverts de Saxifraga aizoïdea Dans la vallée de Brides, les vignes cultivées couvrent le versant méridional du Mont Jovet jusquiau village de Montagny lui-même, c'est-à-dire jusqu'à* 1.000 mètres d'altitude : c'est le vignoble de la Saulce, auquel font suite en amont les vignobles de Montagny et de Bozel; et sur l'autre versant, au cowtraire, il n'y a que quelques hautains de vigne très clairsemés, et qui ne clépassent pas 600 G50 mètres d'alti tude Il ne faut donc pas croire que les doinaines des espèces montagnardes soient exactement limités des altitudes déterminées e t invariables : telle espèce, l'épicea par exemple (Abies excelsa), qui s'arrêtera vers 1.800 mètres sur le versant d'une montagne, pourra monter jusqu'à 2.000 mètres sur l'autre versant, et avec l'épicea s'élèveront ou s'abaisseront en même temps tout le cortège d'arbrisseaux, de petites plaiites e t d'animaux qiii trouvent dans la forêt de sapins le milieu qui leur est favorable i\iéanmoins, les altitudes des s~ationsde plantes ou de mollusques sont toujours noter, tout d'abord en ce qu'elles sont nécessaires pour l'exacte définition de ces stations En outre, lorsqu'on parcourt en montant, ou en desceridani un même versant d'une montagne, les limites altitudinales des différentes espèces se succèdent les unes aux autres dans un ordre déterminé, qui révèle certaines différences dans les tempéraments respectifs de ces espi.ces Dès lors l'ordre relatif de ces zones flores et faunes distinctes méritent d'être soigneuseriient étudié Les forêts de sapins (,lbies ezcelsa et pectinata) ne dépassent nulle part 2.000 inèlres Elles s'arrêtent parfois beaucoup plus bas, soit que le terrain faible pente el non rocheus permette l'exploitation plus avantageuse des pâturages, soit au contraire que la forPl se trouve arrêtée par des rochers pic ou des éboulis de rocs sans Lxre végétale Numérisation Société linnéenne de Lyon 12 L A FAL'YE NALACOLOGIQUE D E LA TARENTAISE Les forêts descendent souvent juscp'aii fond des vallées, lorsque l'insufisance de terre cultivable, ou la pente trop forte, ou la présence de nombreux a b r u p ~ sde rochers, ou l'éloignement des villages, ou enfin l'exposition trop défavorable, n'ont pas permis l'installation de cultures plus avantageuses Mais au-dessous d e 1.000 mètres les sapins sont remplacés par les essences feuillues, hêtre, chêne, etc Le sapin argenté (Abies pectinata), le mélèze, le pin sylvestre e t le pin cembrot, sont peu communs dans les ỵorêts des environs d e Bozel Les pins crochet (Pinus uncinata Ramond) présentent, sur la Dent de Villard, un des plus beaux peuplements spontanés de cette espèce peu répandue dans les Alpes (elle est surtout pyrénéenne), e l ils s'y élèvent jusqu'à 2.000 mètres environ, c'est-à-dire 130 200 mètres environ plus haut que les sapins Le sapin argenté domine dans la forêt de Montfort, au-dessus de Saint-Marcel Le mélèze domine dans 1; haute vallée de l'Isère, et notamment aux environs de Tignes el de Val-d'Isère Il y a quelques pins cinq feuilles (Pinus cembrn L.) au-dessus de 1s forêt de sapins qui s'élève a u Sud du lac du Praz de Saint-Bon Mais je n'ai vu de peuplements un peu importants de cette espèce que vers les cols d'Ausois et clc Chevière, principalement sur l e versant de la Maurienne Aux environs de Saint-Bon, les derniers champs cultivés d e céréales (seigle et orge) e l de poinines de terre sont [.GO0 mètres (niveau du Grand AIoriond) On y sème les seigles vers le conimenceinent ou le milieu d'août, alors que les orges ne sont pas encore moissonnées Les niollusc~ues dont je vais donner l'énumération sont ceux que j'ai eu l'occasion de récolter au cours des promenades et excursions que j'ai faites en Tarentaise de 1899 fin juillet 1914, principalement a u s alentours de Saint-Bon (1.100 mètres) où pendant quinze aimées consécutives je suis allé passer avec ma famille une bonne parlie des mois d'août et de septenibre J'ai dộj donnộ, en 9902, un premier aperỗu sur la IaUne malacologicpe de la Tarentaise Mais de 1902 1914, j'ai pu faire un - (1) Feuille des jeunes rtaluralisles, inoz, p 137 A 14'3 c l 157 iGi Lc présent mémoire, quc nous publions aujourd'hui a été rédigit e n e t Depuis les circonstances m'ont ernpéclié de relouriier en Tareiilaise pour y faire d e nouvelles rcclierches Numérisation Société linnéenne de Lyo LA FAUNE MALACOLOGIQUE DE LA TARENTAISE i3 assez grand nombre de nouvelles observations, en sorte que je crois utile de revenir sur la question, pour présenter un nouveau tableau, moins incomplet, de cette faune si intéressante J e donnerai, pourqhacpe espèce, en outro de mes propres observations e t sous trois paragraphes distincts, d'une part les faits de distribution géographique déjà publiés par Dumont et de mort il le^ a u milieu du siècle dernier, d'autre part ceux publiés par Pollonera en 1885, 1886 et 1889, pour le versant italien des Alpes de Savoie, e t enfin ceux publiés par Piaget pour le Valais et les Bauges Voici, cette occasion, la bibliographie malacologique de Duinont e t de Mortillet, en y joignant une note de Villa qui ne peut' guère en être séparée Ces publications, trop peu connues, renferment un très remarquable ensemble d'observations consciencieuses et de remarques très judicieuses sur les mollusques cle la Savoie F Dumont, 1850 a, Description d'une espèce nouvelle du genre Arion (Bzdl Soc Hist Nat Savoie, t 1, p 64 e t (35) - 1850 b, Monographie des hélices striées (Rz~ll Soc Hist Nat Savoie, t 1, p 165 204) ' - 1850 c, Conchyliologie (les Alpes, Joiern Sc Nat., 15 octobre, no 8, in-40, p 60 ; teste Locard, 1882) - 1853, Description d'une nouvelle espèce du genre Clausilia (Bull Soc Hist Nat Savoie, t III, p 78 80) F Dumont et G Mortillet, 1852 a, Prospectus de 1'Hist naturelle ' des moll tew et d'eau douce, vivants et fossiles de la Savoie et du bassin d z ~Léman, in-40, avec la description d'une espèce nouvelle, p (Heliz flavo-virens variété de H zonata d'après le Catalogue critique et malacostatique, no 74, et de quelques fossiles - 1852 b, Hist nat moll Savoie et du 11assin.d~Léman, Ire partie (Bull Soc Hist Nat Savoie, t II, p 14 142) - 1853, Hist nat moll Savoie et du bassin du Léman [suite] (Bull Soc Hist Nat ~ a o o i é t , III, p 78) - 1854, Hist nat inoll Savoie et du bassin du Léman [suite e t inachevée] (Ann Soc Hist Nat Savoie, année 1854, p 81 152 et p 239 248) Ces d i s pages 239 248 ne sont pas comprises dans le tirage part de 270 pages qu'on rencontre en général dans les bibliothèques Numérisation Société linnéenne de Lyo 14 LA FAUNE BIALACOLOGIQUE DE LA TARENTAISE F Dumont e t G Mortillet, 1856, Catalogue critique et malacostatique des mollusques de Savoie et du bassin du Léman (Bull de l'Inst Nat genevois t IV, p 310 361, Arion rufus no Helia fulvtt, no 52) - 1857, Catalogue critique et malacostatique [suite et inachevé] (Bull Inst Nat genevois, t V, p 47 99, Helix incarnata no 53 Bulinzus quadridens no 88) G Mortillet, 1850, Changement dans la population conchyliologique du Salève, depuis les temps historiques (les Alpes, Journ Sc Nat, Genève, jer juillet no 1, p ; teste Locard 1882) - 1551 a, Etude sur l'espèce faite sur le genre Helix (Bzrll Soc Hist Nat Savoie, t II, p 46 64) - 1851 b, Coquilles fluv et cerr des environs de Nice (Bull Soc Hist Nat Savoie, t TI, p 72 110) - 1853 Catalogue des coq terr et d'eau douce des Iles Britanniques, Allemagne, Suisse, France, Italie (sans date, mais distribué avec dates manuscrites ajoutées, 15 juin 1853, sur l'exemplaire de la bib Bourget Genève), gr in-40, pages - 1834, Description de quelques coq nour d'Arménie et considérations malacostatiques, 12 pages et planche (Mém cle l'Insf ATat genevois, vol II, p 16 et pl 1) - 1855 a, Variétés accidentelles de 1'Helis pomatia (Assoc florimontane d'Annecy, p 195 et 196) L'auteur signale senestres et scalaires sur environ 18.000 sujets récoltés aux environs de Genève en trois ans) - 1855 b, Guide de l'étranger en Savoie, 1vol in-12 (Mollusques, p 454) G de Mortillet, 1860, Annexion la faune malacologique de France (Revue Savoisienne, 15 décembre, p 102 105) - 1861 Annexion la faune malacologique de France, 2e article (Revue Savoisienne, février, p 10 13) - 1862 a, Annexion la faune malacologique dé France, 3e article (Revue Savoisienne, 15 juillet, p 58 60) - 1862 b, Etude sur les Zonites de l'Italie septentrionale, in-80, 25 pages (Atti delle Soc italiana, vol 4, seduta del 31 agosto, p 220 240) Numérisation Société linnéenne de Lyon LA FAUNE RIALBCOLOGIQUE DE LA TARENTAISE 15 G de Mortillet, 1892, Coquille spéciale au lac d'Annecy (Revue Savoisienne, 33eannée, fasc 4, septembre-octobre, p 251) Antonio Villa, 1862, Della annessione dei molluschi di Savoja e Nizza alla fauna franc Osservazioni lette all'instituto Zornbardo nella seduta del 20 febrejo, 12 pages, plus une page de rectifications, numérotée 13 et intitulée « Nota Bene n Les travaux de Pollonera que je résumerai', pour ce qui concerne la géonémie des espèces qui vivent en Tarentaise, et qui sont euxmêmes les résumés de toutes Ies études antérieures des malacologistes italiens, sont les suivants : Pollonera, 1885, Elenco dei moll terr viventi in Piemonte, 31 pages (Atti R Acad Scienze Torino, vol XX) - 1886, Aggiunte alla malacologia terrestre del Piemonte, pages (Boll Mus Zool An comp R Univers, Torino, vol 1, no 47, novembre) - 1889, Nuove aggiunte e correzioni alla malacologia terrestre del Piemonte, pages (Boll Mus 2001 Anatom comp R Univers Torino, vol IV, aprile) J e citerai aussi pour les régions voisines de la Tarentaise : A Locard, 1895, Conchyologie dYAllevard-les-Bains,in Revue l'Echange Venance Payot, 1864, Erpetologie, malacologie et paléontologie des environs du Mont Blanc, 68 pages J Piaget, 1913 a, Malacologie alpestre (Revue Szsisse de Zoologie, vol X X I , no 14, août 19'13, p 439 575 et pl 14) - 1913 b, Mâlacologie de Duingt et des environs (Revue Savoisienne, vol LSV, p 69 85, 166 180 et 234 242) - 1914 c, Malacologie du Vully (Mém de ln Soc Fribburgeoise des Sciences naturelles, série zoologique, vol 1, fasc 3, p k 48 et pages (tableau synoptique) non numérotées Enfin je dois dire quelques mots d'une note publiée en 1905 p a r L.-C Dauphin, pharmacien Carcès, dans l'~cha&e, revue linnéenne, sous le titre : « Faunule malacologique de Brides-les-Bains e t ses environs ».La présence en Tarentaise de plusieurs des espèces citées dans cette note m'ayant paru très douteuse, je suis entré en correspondance avec l'auteur en 1909, et celui-ci m'a très aima- ' Numérisation Société linnéenne de Lyon 65 LA FAUNE MALACOLOGIQUE DE L A TARENTAISE e n clierchanl celles qui étaient le plus développées (aucun des sujets vivanls n'était encore bien adulte ce moment de l'année), me dit spontanément que ces escargots qu'il connaissait bien pour les avoir vus aux environs de Nỵmes ó il avait passé douze années d e sa jeunesse comme ouvrier ou domestique, ne se trouvaient Ainie que depuis deux ans ou trois au plus Evideminent il confondait cette hélice avec les IIelix variabilis ou pisana du Languedoc ; mais une telle confusion était, bien naturelle, et je ne cherchai pas, bien entendu, discuter avec lui ce qu'il pouvait y avoir de vrai ou de faux dans son assimilation, une même espèce, des escargots des environs de Nỵmes, et de ceux que nous avions sous les yeux, couvrant les touffes d'drtemisia absiirthium des bords du sentier Somnie toute, d'après cette observation d'un indigène avisé, c'est en 2901 ou 1900 que cette colonie serait devenue assez populeuse pour être reinarquée, et, par conséquent ce serai,t peu d'années auparavant qu'elle aurait été fondée, vraiseniblablement par l'apport accidentel de quelclues vieux ou jeunes sujets, Cet exemple d'acclimatation récente, et de la i'ondation d'une colonie isolée fort loin de la région où l'espèce est commune, peut être rapproché du fait analogue étudié en 1902 par von Martens : Z'acclimatation, entre 1877 et 1889, de 1'H obvia dans l'ỵle Wollin, e n Poméranie, sur le rivage sud de la Baltique (1) Deux autres postes avancés de cette même H obvia étaient d'ailleurs déjà connus depuis longtenlps, d'une part dans le Brandebourg, Bostdam, et d'autre part en Norvège, Christiansvaern (2) Toutes ces xérophiles, II caudicans et amenomis, de même que les $1 variabilis et ~zeglectade la Provence, sont très prolifiques, et krès peu exigeantes pour leur habitat, puisqu'elles prospèrent et pullulent sur les simples bordures di1 chemin Elles se trouvent donc tout particulièrement bien douées pour pouvoir essaimer facilement et étendre peu après leurs domaines, en suivant maille maille le réseau de jour en jour plus serré, en Europe, des routes et des chemins de fer ou transportées depuis la Suisse, le Milanais o u la Vénétie avec les fourrages ou les graines fourragères, qui renferment vraisemblablement assez souvent des œufs ou des jeunes de ces espèces (1) (2) - - Sitzùngs-Bericiiteii Der Ces Nalurf Freuende, p e t 46 Clessin, Deut Ex ilfoll f i u n a , fascicule, 1876, p 148 SOC LISN., t L X S I V , 1928 Numérisation Société linnéenne de Lyon 66 L A FAUNE MALACOLOGIQVE DE LA TARENTAISE Une lelle acclimatation, en pleine Tarentaise, d'une espèce qu'on lie retrouve que fort loin en allant vers l'Est ou le Nord-Est, e s t assurément très remarquable Cette colonie résistera-t-elle longtemps au climat ? J e le crois, car elle a parfaitement supporté l'hiver 1906-1907, cpi a été des plus rigoureux Le 2.5 mai 1906, j'ai noté la présence de très nombreuses coquilles vides d'obvia le long du sentier qui descend de la route nationale a u pont du Châtelard, côté du Saut de la Pucelle Le S juillet 1907, j'ai constaté, baromètre en main, que l'obvia abondait le long d u chemin muletier d'hime Tessens, jusqu'à 880 mètres, sauf bien entendu où ce chemin traverse des vergers arrosés, et par consécpent ombragés et humides J'ai même v u encore au deli, vers 1.010 mètres, a u bord du rnênle chemin, entre 'Tesseris et Charve, une petite colonie de la même espèce, qui par contre manquait totalement entre 880 e t 1.010 mètres En résumé, 1'Helix obvia vivait, pendant l'été 1907, p a r milliers et milliers d'individus, a u x environs d'hime, sur les talus des routes et sentiers, e t dans les endroits incultes bien ensoleillés, de 630 niètres 900 mètres, e t mèrne un peu a u delà On pourrait appeler Aximensis cette race du nom latin d'Aime Axima Cette colonie, qui parai^ avoir été fondée dans les cinq ou six dernières années du sise siècle, est-elle en voie d'estension ? C'est l'avenir qui nous l'apprendra el je m'efforcerai, pour ma part, de rechercher les varia~ions,s'il s'en produit, de l'étendue du petit domaine dont ,je viens d'indiquer les limites, telles que je les observées en 1904, 1906 et 1907, dans difiérentes directions, tout autour d'Aime Toutefois, depuis 1907 je n'ai pas eu l'occasion de retourner visiter la colonie d'obvia d'Aime Mais, par contre, en 2913, Piaget a donné des renseignements très intéressants sur I'estension de cette même espèce en Suisse, peu près a u même moment où je l'observais pour la première fois en Savoie Relativement sa distribution en altitude il dit, pour le val Ferret : (( E n 19i2 elle ne s'avanỗait pas au-dessus de 973 mốtres Le nouveau centre de la Deuvaz est 1.400 mètres environ La marche lente d'Orsières a u fond de la vallée arrive actuellement peu près 1.0001.025 mètres, entre Som-la-Proz et Ville-d'Issert, tandis qu'à la Sei10 elle s'étend entre 500-1.310 mètres environ » (1913 a, IJ 469) Pour le val de Xendaz : « Cette espèce n'est pas encore répandue dans le val de Nendaz, mais il est plus que probable Numérisation Société linnéenne de Lyon LA FAUVE MALACOLOGJQUE DE LA TARENTAISE 67 qu'elle suivra t o u t le parcours de la route qu'on est en train de construire entre Sion et Nendaz, par Salins et Brignon La X ohvia est actuellement très commune Sion e t a u x environs, sous les Agettes Salins et presque juscp'au-dessus de Baar, c'est-à-dire dans le val de Nendaz » (1913 a , p 493) Pour le val d'Hérens, 1'Helix obvia est constatée en juillet 1912 sur les bords d'une route explorés déjà en 1910, e t qui alors ne possédaient pas cette espèce (1913 n, p 513) 63 ARIONE M P I R I C O R U M Férussac - Très commun dans les prés un peu au-dessus de Champagny-le-Bas, soit de 1.200 1.250 mètres Environs de Bozel, de Brides e t de Saint-Bon J e ne l'ai pas rencontré plus haut que 1.230 mètres Tous les individus que j'ai vus, en très grand nombre d'ailleurs, étaient sans exception de couleur marron, plus ou moins foncé Dunioril et 3lortillet ont signalé cette espèce, sous le nom d'A rzcfus, (( Aigueblanche, 475 mètres »,et sous le nom d'A ater, (( Petiti Cœur, 500 mètres ; Moûtiers 4G0 mètres )) Ils disent de ces deux sortes : Les Arion rufus et ater se distinguent non seulement par leur couleur, mais encore par la position du trou p u h o naire Il est tout fait antérieur dans le premier et est central dans le second Cependant, les nombreuses transitions qu'on trouve enïxe les deux types semblent devoir les faire réunir comme variétés d'une seule espèce Telle a été l'opinion de Férussac, suivie depuis at par plusieurs auteurs » Les altitudes les plus hautes qu'ils ont indiquées sont : 1.000 mètres pour A rz~fus,e t 1.300 mèlres pour (( A ; atei* Dans le Piémont, Pollonera indique une seule station pour l'A rufics :les bords du Gravellorie a u sud de Pavie, et il ne cite pas l'A ater Mais peut-être les malacnlogistes italiens ont-ils négligé un peu l'étude de la géonémie des Arions J Mabille (1871, Hist Malac Bassin Parisien, p 3) graupe ensemble six formes différentes d'arions, et parmi elles les A rufus e t ater, en donnant comme caractère conimun des arions de ce groupe : (( Animal d'une seule couleur, ou du moins ,non orné de bandes P Or, on rencontre parfois l'A empiricorzcm avec des bandes latérales plus foncées Ernest van den Uroecli a signalé e t figuré en 1870 (Ann Soc Mnlac Belgique, t IV, 1869, p 86 et 87 e t pl 2, fig 3) cette variété intéressante, dont il dit avoir trouvé Numérisation Société linnéenne de Lyon 63 LA FAUNE MALACOLOGIQUE DE L A TARENTAISE deux représentants sur cinq A rufzcs renconlrés dans le Hainaut De mon côté, le 18 septembre j001 j'ai trouvé, sur une douzaine d'A empiricoi~umrencontrés vers 700 mètres, entre Montmélian et la Thuile (revers méridional des Bauges) un sujet bandes latérales de nuance plus sombre Dans le Valais, Piaget donne comme altitudes limites, d'après ses propres observations, 1.300, 2.350, 1.450 et 1.450 pour chacune des quatre vallées qu'il a explorées 64 ARIONs u ~ ~ u s c Draparnaud us - Forêt entre Fontaine-lePuits et le col de la Coche de 1.200 & 1.400 mètres Forêt de Montforl, de 1.200 1.300 mètres Bords du sentier qui descend de Feissons-sur-Salins la route de M o n t a g n ~ ,vers 1.175 mètres Entre la Perrière et le Carrey-d'en-Haut, vers 850 mètres Entre Saint-Bon et Chaulières, 1.300 mètres Chemin du Bioll Pralin, vers 1.800 mètres, 27 juillet 2903 Vers 1.900 mètres, en montant les lacets du sentier qui va de la Rosière au col, entre le col de la Dent et le col du Bioll, 28 juillet 1903 Forêt de mélèzes en allant du lac de Tignes Val-d'Isère, 2.080 mètres Duniont et RiIortillet indiquent cette espèce comme rare Ils ne donnent pour elle, dans toute la Savoie, que quatre stations, iï 3.00, 790, 1.000 et 1.100 mètres, mais aucune dans la Tarentaise Ils l'appellent A f usczis D'après Pollonera elle habite toutes les yallées de la région alpine du versant italien, de 500 2.900 mètres Cette dernière altitude est celle du col d'ollen, où Camerano aurait constaté ]a présence de l'A subfzsscz~s.Les A Pegorarii, Pollonerae et Stabilei des auteurs italiens me paraissent être des variétés très peu distinctes de subfuscus Dans le Valais, Piaget a observé cette espèce jusqu'à 2.500, 2.735, 2.300 et 2.350 mètres, respectivement pour chacune des quatre vallées qu'il a étudiées Dans les Bauges, il l'a observée au Seninoz jusqu'à 1.700 mètres environ 65 ARIONH O R T E N S I S Férussac - Assez commun dans la forêt cle la Rosière, vers 1.350 mètres Une partie notable des individus de cette station appartiennent la variété grisea de Bourguignat, 1864, variété qui est vraisemblablement une taxie albine Forêt entre Fontaine-le-Puits et le col de la Coche, de 1.200 1.400 mètres Numérisation Société linnéenne de Lyon 69 LA FAUNE MALACOLOGlQUE DE LA TARENTAISE Dans les décombres, ruines de l'ancienne saline de Moûtiers, ' 500 mètres La Lechère, 460 mètres Dumont et Mortillet, qui appellent ce1 arion fuscrcs ne donnent pas de station particulière pour lui en Tarentaise, mais disent : (( Cette espèce, des plus communes dans nos montagnes, descend jusque vers la s laine, sans pénétrer proprement parler dans la région des vignes » La plus haute altitude qu'ils indiquent pour lui est 1.800 mètres ; niais pour cette espèce, c'est la limite altitudinale inférieure qui demanderait être étudiée principalement Pollonera dit : (( peu près toute la vallée alpine, jusqu'à 2.500 niètces ; région sous-alpine : Rivarossa Canavese 1) Piaget a observé cette espèce jusqu'à 2.000, 2.200, 1.900 e t 1.950 mètres, respectivement dans chacune des quatre vallées secondaires du Valais qu'il a étudiées ; pour les Bauges, il l'a observée a u Seninoz jusclu'à G métres 66 ARIOND U P U Y A ~Bourguignat US J'ai trouvé, le 17 septenibre 2901, dans la forêt de la Rosière un très jeune Arion dos caréné depuis le nianteaü, qui me parait devoir être rapporté cette espèce, que je considère comme synonyme de l'A Boz~rguignati de Mabille, d'accord en cela avec Lessona e t Pollonera (1882, Monogr limacidi ituliani, note de la p 73) Dumont et Morlillet n'ont pas o b s e r ~ i :ou du moins distingué cette espèce Pollonera la signale dans la vallée d'Aoste, jusqu'à 1.800 mètres, dans le val del Cervo, Rosazza (szrbccwinutiis), e t dans la région sous-alpine Rivarossa Canavese - * 67 PUNCTUM P Y G M A E U X I Draparnaud - h l l i i ~ i o n sde l'Isère la Lechére (20 mars 1904) Dumont et Mortillet rie l'oiit pas signalé dans la Tarentaise, inais dans d i s stations différentes d u reste de la Savoie (dont trois relatives des alluvions) : l'altitude la plus élevée qu'ils ont indiquée est 480 mètres Pollonera l'a signalé a u pied d u Morit Rose, Gressoney-laTrinité, 1.670 mètres, e t a u Simplon, mais saris préciser s i c'est a u col, qui est 2.009 mètres, ou a u village de Simpione, qui n'est qu'à 2.480 mètres Piaget l'a observé jusqu'h 2.481 mètres clans le val Ferret Numérisation Société linnéenne de Lyo 70 , LA FAUNE MALACOLOGIQUIZ DE LA TARENTAISE 68 SUCCINEA PFEIFFERI ROSSI^ - Prairies innrécageuses B 460 mètres, rive droite de l'Isère, en face de la Lechère La Lechère 460 mètres (rive gauche de l'Isère) Bords du lac de Saint-Marcel, 450 mètres, où je n'ai pu trouver (5 mars 1903) que des coquilles vides, blanchâtres, quelques-unes cependant assez bien conservées pour en conclure qu'en été il serait possible de trouver l'espèce encore vivante snr les bords de ce lac, qui depuis a presque disparu, par suite des travaux du chemin de fer de Moûtiers Bourg-SaintMaurice Entre IIautecour et Moûtiers, a u bord d u ruisseau d'Hautecour, vers 800 mètres Dumont e l Mortillet disent de cette espèce : cc Moûtiers, 484 mètres ; lac de la Coche, plus de 1.000 mètres (Crud) ; BourgSaint-Maurice, 850 mètres » Le 11 juin 1903 j'ai minutieusement exploré les bords du lac de la Coche, lequel est 3.400 mètres d'altitude Il 'J avait beaucoup de jeunes Limnaea peregra, qui noires et peu près complètement émergées, sur les petites plages de vase, semblaient a u premier coup d'œil des succinées ; niais en fait, je n'ai pas pu découvrir une seule succinée vivante, ni même aucune coquille vide de succinée Piaget a observé cette espèce dans trois vallées secondaires du Yalais, oit il lui donne respectivement '1.200, 1.300 et 1.300 mètres, coinnie limites altitiidinales Pollonera cite les bords du lac d u Alont Cenis, 1.910 mètres, d'une part sa (( Srrccinea Pfeifferi var B n'lortilleti n et d'autre part sa (c S oblonga var B Droueti » J e ne crois pas qu'il existe deux espèces de succinées au lac du Mont Cenis E n juin 1902 j'ai récolté des succinées de cette station ; elles sont remarquables par h couleur orangé de la coquille, et elles m'ont paru n'être qu'une race locale naine et plus écourtée de la Pfeifferi Dumont et Mortillet ont dit de cette race : (( Beaucoup plus petite que la Pfeifferi, mais un peu plus grosse que l'oblonga e t l'arenaria Du même groupe que ces deux dernières C'est, pour ainsi dire, u n intermédiaire entre le groupe des oblonga et celui des putris )) Dumont e t Mortillel ont indiqué aussi la Succinea putris (( Moûtiers, 480 mètres » J e n'ai pas pu trouver de succinées a u x alentours de Moûtiers Il s'agit probablement d'une station qui a été détruite depuis 1857 Mais je doute que dans cette station il 3-ait eu d'autre espèce qiie celle que j'ai retrouvée la Lechère e t a u lac de Saint-Marcel Numérisation Société linnéenne de Lyon LA FAUNE MALAÇOLOGIQUE DE LA TARENTAISE 71 69 CARYCHIUMBIINIRIUM Müller - Alluvions de l'Isère la Lechère, 460 mètres Pollonera indique, entre autres s t a ~ i o n s ,la forme minimzcnz de Bourguignat d a m le Val d'hosie et a u Mont Cenis vers '1.900 mètres ; e t la forme tiidentntz~m de Bourguignat a u Simplon vers 2.020 mètres Piaget n'a pas signalé cette espèce dans le Valais Dans les Bauges il l'a observée seulement près des bords du lac d'Annecy e t dans les forêts humides peu élevées au-dessus de ce lac 70 LIMNBAOVATA Drap - Dans les petits ruisselets qui sillonnent les prairies marécageuses des bords de l'Isère, rive droite, en face la Lechère Subfossile dans la terre (taupinières) des prairies marécageuses 4e la rive gauche de l'Isère, la'lechère Ces deux stations sont h environ 4GO mètres d'altitude Les trois espèces de lininées que j'ai signaler en Tarentaise, ocwta, peregra e l ti.i~ncatula,se trouvent toutes trois e t sans formes intermédiaires, ce qui est très important au point de vue de la distinction de ces trois espèces, dans le lac du Mont Cenis, i1.915 iilètres, où je les récoltées le 23 juin 1902 Mais bien entendu dans cette station assez élevée (les limnées sont plutôt des espèces de basses e t moyennes altitudes) elles présentent, tout a u moins les d e u s premières, des fornies un peu spéciales Polloiiera a fait d e u s espèces N de I'noata du Mont Cenis, ses cottiana e t alpinu ; il conserve le nom ovata pour les limnées de ses régions subalpine et qiil~al~ennine, seulement De même la peregra du Mont Ceiiis est pour liii iine L lrigidu et il dit de sa pcregra :((Trèsabondante-daris toiites les eaux de la région suljalpine e t subapennine, mais elle péiièLre néanmoins dans quelqiies vallées alpines (Suse, Aoste, Courmayeur! » Pour la trzcncati~ladu Mont Cenis, Pollonera n'a pas trouvé de différence de fornie justifiant iiii nom distinct (( 71 L~atixw-i ~ ~ s ~ ~ t Müller i i z ~ - Très cornniune dans la Haute-Tarentaise entre 1.000 e t 2.000 mètres, mais il faut savoir la trouver Les sources, qui sont si fré.quentes dans cette zone, sont cn général trop froides, h ces hauteurs, pour que les limnées puissent s'y développer normalement Mais un peu a u delà d u point d'émergence de la source elle-même, on trouve généralement des flaques d'eau peu profondcS, où l'eau circule lentement et que Numérisation Société linnéenne de Lyon 72 LA FALINE MALACOLOGIQUE DE LA TARENTAISE le soleil chauffe dès lors heauco~ippendant les belles journées d e l'é1é : c'es1 Ih que piillulent les lininécs Yoici les différentes stations où j'ai récolté cette espèce : lac du Praz de Saint-Bon, 2.300 iiiètres ; plan de la Rosière, 1.530 niètrcs ; plan d u Val, rive gauche du torrent cles Cruets, 11 1.700 mètres; a u pied di1 rocher de la Loze, vallbe des Allues, h 1.850 mètres environ; vallée cle Champagny, entre la Chiserette et le Bois, 1.450 niètres ; vallée des Encoinl~res, niarais tourbeus après Gitamélon, vers '1.700 niètres : lac de la Coche, ail-clessus de Moûtiers, 1.400 niètres; Lac de Tignes, 2.088 mètres sources A 1.300 mètres environ d e distance en aval de Val-d'lsère, rive gauche de l'Isère, environ 1.830 mètres d'altitucle; vallée des hllues, a u plan de T o ~ e d a ; petit lac dcs hliaz, vers 1.600 mètres, comnlune de la Perrière, variété de très grande taille (21 août 19g3) ;le lacBleu, 2.300inètres7 très petite variété (( La L i m n z a peregra, en Savoie, varie dans les pliis larges limites : couleur, forme, taille On peut en faire des séries très intéressantes Les types pris sél~arénlentsont for1 distincts, niais on trouve entre eux toiis les passages, tous les degrés intermédiaires 13 (C rlc hIortillet, 1860.) Dans cliaclue station, pour ainsi dire, on reiicontre une race B caractères particuliers Dans les trois premières des cinq stations indicliiécs ci-clessus, on trouve la forme frigida de Charpentier, d e G de hlortillet et de Polloiiera ; niais a u plan de la Rosière certains individus sont spire remarquablement allongée, variété qu'on ne rencontre pas dans les deux autres stations Au pied cllx Rocher-de-la-Loze, les coquilles sont fortement corrodées, e t on8 dès lors iine spire très raccourcie et un sommet arrondi Enfin,
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