Annales and Bulletins Société Linnéenne de Lyon 3893

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Ngày đăng: 04/11/2018, 23:45

16 e Année N° Janvier 194 BULLETIN MENSUE L DE L A SOCIÉTÉ LINNÉENNE DE LYO N FOND£ £N 182 RECONNUE D'UTILITÉ PUBLIQUE PAR DÉCRET DU AOUT 193 des SOCIÉTÉS BOTANIQUE DE LYON, D'ANTHROPOLOGIE ET DE BIOLOGIE DE LYO N RÉUNIE S et de leurs GROUPES DE ' ROANNE et de SAINT-SYMPHORIEN-SUR-COIS E Secrétaire général : M LocQGIN, 6, boulevard des Belges, Lyon, (3' Trésorière : M " M FnéEEJBAN, , :I, rue Général-Plessier, Lyon, (( c SIÈGE SOCIAL A LYON : 33, rue Bossuet, e (Immetlble Municipal) ABONNEMENT ANNUEL C/C P Lyon 101-98 France et Colonies Fanỗaises Etranger 150 francs 300 PARTIE ADMINISTRATIV E ORDRES DU JOU R CONSEIL D'ADMINISTRATION " : Mardi Janvier, à- 20 heures Vote sur l'admission de : ' M A DuPLAN, 75, rue de Marseille, Lyon (7 e ), parrains 111M Testout et Locquin ; — M lle S DELATOUR, Mcssia (Jura), parrains MM Grivel et Locquin ; — M le colonel PEnnoT II., 8, monté e du Télégraphe, Lyon (5 e ), parrains MM Schaefer et Audras ; — M le colonel LACAZE (A.-J.) , 34, rue P.-Sisley, Lyon (3 e ), parrains MM Pouchet et Locquin Réintégration de : M WATnIN (J.), 93, chemins de Chutes-Lavie ; Marscille Nomination du bureau Présentation du Bulletin Questions diverses SECTION ENTOMOLOGIQUE : Samedi 12 Janvier, 16 heures Installation du Bureau Présentation d ' insectes Questions diverses SECTION BO'T'ANIQUE : Samedi 12 Janvier, 17 heures Installation du Bureau M PELLETIER : Mousses des marais de la Veruée (Région du Jumeau, Vaugneray) M QuENEY : Présentation de plantes algériennes avec è'bmmentnires sur la flore de l ' Afrique du Nord Présentation de plantes Etude du cal endrier d'cxcu,rsions 1946 Questions diverses SECTION GÉNÉRALE : ANTHROPOLOGIE, BIOLOGIE, SCIENCE S NATURELLES : Samedi 19 Janvier, 16 heures Installation du Bureau M LocQUIN : Quelques aspects nouveaux du problème de l ' évolution : l ' évolution biochi reliqu Questions diverses SECTION DE MICROSCOPIE : Samedi 19 Janvier, il h 1.5 Installation du Bureau M GILLas : Le microscope ; les amateurs et la science microscopique Présentation d ' appareils Questions diverses SECTION DE MYCOLOGIE : Lund21 Janvier, 20 heures Installation du Bureau f M LOCQuIN : Notes sur les Lépiotes, III Les Lépiotes toxiques et comestibles Présentation de champignozr a Etude du calendrier d ' excursions 1946 Questions diverses EXONÉRATION M LAPS, de Saint-Fons, s'est inscrit comme membre vie LA PAGE DE L'AMATEU R LES PARASITES DES CHOU X Par G AUDRAS Dans tous les jardins on plante des choux, mais' dès la fin de l'hiver on arrach e ce qui reste de ces plantes pour préparer le terrain de nouvelles cultures Cett e année dans mon jardin d'Ecully, ce travail n'a pas été fait Les choux ont repouss é et après avoir coupé les branches pour les donner aux animaux, il a repoussé nouveau des touffes de tiges plus ou moins avortées qui ont attiré les insecte s en bien plus grand nombre que les plantes normalement développée s Dès les premiers jours d'avril les Baris, Altises et Meligethes ont apparu C'est le Meligethes aeneus F , abondant dans la région, qui se montre avec les Baris Laticollis et caerulescens, et les Phyllotra suivis rapidement par les Ceutorrhynchus, napi A mi-avril d'autres Ceutorrhynchus ont apparu, ce sont quadridens, assimilis , floralis et fulvitarris ainsi que Baris chlorizans, A partir de mai, j ' trouvé les Ceutorrhynchus pleurostigma, picitarsis, contractu s ainsi que les Baris cuprirosiris, Psylliodes chysocephala et les Hémiptères qui fréquentent les choux ils ont disparu dans l ' ordre de leur apparition pour ne laisse r la fin mai que les Altises, Meligethes et Hémiptères _ J'ai récolté les espèces suivantes ; Ceutorrhynchus : p api Gyll , quadrilens Payk , assimilis Payk , floralis Payk , fulvitarsis Bris , pleurostigma Marsh , picitarsis Gyll , erysinzi F , contractas Marsh Baris : laticollis Marsh , coerulescens Scop , chlorizans Germ , cuprirostris F Phyllotreta : consobrina Cart , cruciferae Goez Psylliodes : chrysocephala L , Meligethes : aeneus F Strachia : ornata L , oleracca L Quelques Hyménoptères Braconides, certainement parasites des Ceutorrhynchu s et de, nombreux insectes venus occasionnellement Les Baris vivent dans les crucifères et leurs larves creusent les tiges et les racines , en formant des nodosités, ils sont fort nuisibles, on les trouve souvent se promenant autour des pieds des plantes, ils montent également sur les branches Les Ceuttorrhunchus déposent leurs oeufs sur les pédoncules des feuilles ou su r les tiges, les larves creusent l'intérieur et se trouvent en groupes plus ou moin s nombreux, ils sont tous amateurs de crucifères mais les papi, quadridens, assimilis, pleurastigma, préfèrent les choux, je les trouvés en fort grand nombre Le /ulvitarsis est une espèce méridionale rare dans notre région Les Alaises rongent les feuilles des plantes et font des dégâts dans les-semis Les Meligethes rongent les fleurs et voilà plusieurs années que les champs d e colza sont dévorés Toutes ces bêtes sont donc nuisibles J'ai ramassé un nombre considérable de ces insectes qui certainement ne son t pas tous nés sur mes plantes sans cela il n ' en serait rien resté, ils ont éclos dans le s environs et ont été attirés par ces choux C ' est donc un piège facile réaliser pou r qui possède un jardin On trouve ainsi en quantité des espèces que l'on ne rencontre qu ' en petit nombre autrement La T S F Suisse dans sa chronique agricole a prévenu les cultivateurs que le s choux étaient particulièrement parasités cette année Il en a été probablemen t de même chez nous, c'est ce qui explique cette abondante récolte Présenté la Section Entomolcigique en sa séance du 12 mai 1945 LA VARIABILITÉ DES PAPILLON S Par M VASSA L La grande difficulté pour l ' entomologiste est la dộtermination de ses ỗa ằtu res : je parle surtout de l'entomologiste débutant Pour beaucoup, c ' est l ' obstacle ar, l e plus souvent, la documentation manque ou est insuffisante Un autre facteur complique cette tâche : chaque espèce n 'est pas toujours représentée par des individu s exactement semblables ou correspondant la description exacte du type Il arriv a très souvent que les exemplaires d ' une même espèce sont au contraire, si différent s d ' aspect, qu 'à première vue, il est impossible de mettre un nom sur chacun d ' eux et que l ' on est porté voir des espèces différentes, ce qui amène soit des erreurs soi t simplement un gros point d ' interrogation Il faut donc que cette variabilité, chez les papillons soit connue pour qu ' il en soit tenu compte dans tous les cas embarrassants Sur quoi porto cette variabilité ? Sur : Le Dimorphisme sexuel ; 2° Le Dimorphisme saisonnier ; 3° Les variations géographiques ; 40 Les variations connues dans la grandeur des sujets, la forme des ailes ; le dessin , la couleur, ou sur la combinaison de plusieurs de ces aspects ; 5° Les aberrations Je vais essayer brièvement chacun de ces cas et donner des exemples faciles s e procurer — Dimorphisme sexuel Le dimorphisme sexuel est la différence qui existe entre le mâle et la femell e d'une même espèce Quelquefois, cette différence est peu apparente, elle réside dans l'envergure, généralement plus grande chez la femelle ; la forme générale des ailes, la pectination de s antennes, la teinte des taches plus ou moins foncée où ces taches plus ou moins importantes ; tout cela sans que l ' aspect général en soit modifié au point- de rendre un e confusion possible Ainsi, chez le « Papilio Machaon », chez les « Vanesses Io Urticae , pour les « Sphinx » ; pour S Pyri ; pour les « Zygènes », etc , les femelles sont semblables aux mâles Le sexe sera aisément déterminé par l ' examen de l ' abdomen o u des antennes Si l ' on prend, maintenant, des « Piérides », on remarquera que, s ' il n'est pas permi s de confondre entre elles les espèces mêmes, les femelles ont un dessin légèremen t différent du mâle Poùr A CARDAMINE, la différence est plus grande : une tache d e couleur différente existe chez le mâle et non chez la femelle ; de même pour C Edusa Malgré cela, les caractères généraux amènent tout de suite le rapprochement Il faut déjà un examen plus attentif quand on aborde les «Lycènes » ó les femelle s sont brunes, en général Une confusion peut se produire entre deux espèces : ainsi cela peut avoir lieu entre P medon (dont les deux sexes sont bruns) et la femell e de P argus Ceci prouve que dans des cas mêmes simples, il faut voir d'autres caractères que ceux qui frappent première vue D'autres espèces nous présentent des différences plus marquées encore, comm e D sanio chez laquelle la grandeur, le dessin, la teinte, sont différentes ; O Quadra , dont l'absence des points sur les ailes du mâle n'expliquerait pas le nom donné l'espèce ; S pavonia, etc Enfin, pour certaines espèces, l'aspect est totalement différent comme L dispar , D mendica dont la femelle est blanche et le-mâle noir Je ne voudrais pas omettre un autre cas de Dimorphisme sexuel, c'est celui o ù seul le mâle est ailé, la femelle étant aptère ou semi-aptère On trouvera cette form e dans le genre Orgia : O antiqua est un exemple II — Dimorphisme saisonnier Beaucoup d'espèces papillons ont plusieurs générations Une de ces générations passe l'hiver l'état de chrysalide et l'imago part au printemps ; l'autre ou le s autres volent jusqu'au mois d'été La différence de conditions de développemen t pour les deux générations a une influence sur l'aspect que prendra l'insecte parfait s Cet aspect n'est pas toujours très marqué : ainsi les deux générations de L Sinapis ne diffèrent que par l'intensité des taches apicales et des taches verdâtres du dessou des ailes Un des cas les plus curieux de ce dimorphisme est celui de l'Araschnnzia levanaprorsa L La forme levana qui sort au commencement du printemps de chrysalide s hivernantes a les ailes d'un jaune-fauve, taché de noir Après accouplement, l a femelle pond sur les orties que mangeront les chenilles La métamorphose se fai t sans subir un arrêt et une deuxième génération volera en juillet-août mais ser a toute différente de la première : ce sera la forme prorsa, un peu plus grande avec le s ailes brun-noir coupées en leur milieu par une bande blanche oblique et bordée s vers l'extrémité d'une ligne fauve Le dessous des ailes se ressemble un peu Ce dimorphisme est encore accentué suivant les conditions de la température ; plus l ' été est chaud et sec, plus la forme prorsa, taille et couleur est tÿpiquo Expérimentalement, rarement dans la nature, on peut obtenir une forme de transition e n faisant agir les mêmes principes : chaleur, humidité On a nommé porinza O, cett e variété (J'ai, personnellement, trouvé Chaville (Seine), c'est-à-dire dans la nature, u n exemplaire pouvant être considéré comme la variété porima Oches ) Il a été rapporté que les Allemands, dans un but commercial, usaient de ỗe procộd é pour créer des aberrations de papillons et, naturellement les vendre bon prix au x amateurs de variétés rares (A suivre ) BIBLIOGRAPHIE Coléoptères de France : fascicule I, par Luc AUBER —1 volume in-1 Boubée et Cie , Paris L' auteur expose d ' abord les caractères morpholegiques, puis décrit les espèces communes d e notre pays appartenant aux Carabes, Staphylins, Dytiques et Scarabées Do très belles planches accompagnent le texte et facilitent considérablement les déterminations ÉCHANGES, OFFRES ET DEMANDE S M Jasa ROSTAND, 118, rue du Bac, Paris, recherche Grenouilles rousses (Fana Tempo • raria) vivantes, femelles de préférence Le Gérant : II AUDRA$ Imprimerie A BEY, 4, rue Gentil, Lyon : — C O L 31 1915 15 e Année 1946 BULLETI N DE L A SOCIÉTÉ LINNÉENNE DE LYO N FOND£ EN 182 RECONNUE D'UTILITÉ PUBLIQUE PAR DÉCRET RU AOUT 193 des SOCIÉTÉS BOTANIQUE DE LYON, D'ANTHROPOLOGIE ET DE BIOLOGIE DE LYON RÉUNIE S et de leurs GROUPES DE ROANNE et de SAINT-SYMPHORIEN-SUR-COIS E Secrétaire Général : Siège Social : Immeuble municipa l 33, rue Bossuet, Lyon, 6e Marcel Loceuli 76, bd des Belges, Lyon, e PARTIE SCIENTIFIQU E SUR LA PRÉSENCE EN FRANCE D'ANEMONE TRIFOLXA L Par E GILLES Depuis 1723 (Vaillant), Aneinone trifolia L a été considéré comme un e espèce de la flore franỗaise par divers auteurs, souvent sans dộsignatio n de localité, parfois avec quelques précisions Elle existerait peut-être dan s les environs de Paris, en Lorraine, en Auvergne, dans l ' Anjou, dans le s Basses-Pyrénées Cette dernière station nous intéresse ici particulièrement En effet, une note de P JOVET parue dans le Bulletin de la Société Botanique de France, en 1941 (1), et qui constitue une étude critique extrêmemen t documentée sur A trifolia L , met partiellement au point la question de s soi-disant rộcoltes franỗaises de cette plante On y trouvera toutes les précisions désirables Il résulte nettement de ce travail que le seul échantillo n authentique connu d'A trifolia, récolté en France, appartient au Museu m de Paris où M JovET l ' a découvert ; c' est une part de l' Herbier SURCOUF , spécimen récolté en 1905 près de Cauterets, dans les Hautes-Pyrénées Cepen dant il existe un doute, suivant M P JovET, au sujet d'une récolte de cett e plante faite par GANDOGER dans les Basses-Pyrénées, Il termine entre autre s son travail par cette phrase : « La prộsence d'A trifolia au Pays basqu e franỗais 'est très vraisemblable ; il faut l'y rechercher nouveau, maïs auss i vérifier plantes et indications de l'herbier GANDOGER » Voyons avec quelque détail le cas GANDOGER qui fàit l ' objet de la présent e note En 1923, GANDOGER présente la Société Botanique de France un e nQ,te intitulée : « L'Anemone albida 11'Iariz, nouveau pour la France et le genr e Anemone n (2) 11 signale que, lors d'une révision de son herbier, a décous (1) P Jovs'r, L'Anemons trifolia L exiete-t-il en France ? (Bull Soc Bot de Frknce, t XIIG, p 816-824, 1941) (2) M GANDOCER, L'Anemone albida Maris nouveau pour la France et le genre Anemone (Ibid , t LXX, p 28-30, 1923) -2 vert une part d ' A albida Mariz, récoltée par lui en France, Ciboure, dan s les Basses-Pyrénées « Cette part est intercalée dans mon herbier, dit-il , sous le npm de var integrata » Cette espèce A albida, créée en 1886 pa r Mariz, diffère selon lui d'A trifolia par divers caractères, entre autres « segments des feuilles un peu tronqués, plus petit nombre des sépales, form e ovale des carpelles » (ceux de trifolia sont atténués, terminés en bec peine courbé, ceux de nemorosa sont contractés en bec généralement courbé) En réalité, depuis cette création, après étude de différents échantillon s ainsi baptisés, comme le mentionne P JovET, divers auteurs ont admis qu'il n 'y a qu' une seule et même espèce A trifolia L P JOVET prộcise qu' ôil paraợt bien qu'Anemone albida Mariz ne mérite même pas le rang d e variété » Se basant sans doute sur la note de GANDOGER, FOURNIER, dans ses «Quatr e flores de la France » considère cette plante comme espốce franỗaise et mentionne ô A trifolia L sous-espèce A albida (Mariz) P F , Basses-Pyrénées ? » Cependant, en 1933, suivant P JOVET, FOURNIER et de WAILLY avaien t vainement cherché cette plante sur la colline de Ciboure, lieu de la récolt e de GANDOGER M CROUARD l'aurait cependant retrouvée, selon une déclaration orale faite lors de la présentation de la communication de P JOVET Assurant la conservation des Herbiers de la Faculté des Sciences de Lyo n groupant les Herbiers BONAPARTE, Roux et GANDOGER, il nous était co m mode d'y effectuer des recherches détaillées concernant cette question litigieuse, gieuse, selon le souhait de M JOVET Ni l'herbier BONAPARTE, ni celui d e Roux ne renferment de part classée comme A albida Mariz même comm e sous-espèce ou variété de trifolia Par contre, GANDOGER contient un dossie r portant le binôme A albida et groupant dix parts sûrement classées ains i après révision Les étiquettes portent toutes, en effet, A nemorosa L , avec , en surcharge, bien entendu, un nouveau nom d'espèce GANDOGER lin fai t est bien significatif : aucune n'a été identifiée d'emblée comme albida o u même trifolia par GANDOGER En réalité, aucune de ces parts ne doit correspondre A albida Mariz, si cette espèce se confond réellement avec A trifolia L Elles se rapprochent toutes de nemorosa laquelle elles paraissen t devoir se rapprorter En faveur de cette remarque rappelons qu'un observateur aussi averti que GANDOGER les a bel et bien acceptées d'abord comm e appartenant A nemorosa Ces plantes montrent d'ailleurs des caractère s de feuilles très variables, alors que tous les échantillons de trifolia qu'i l nous a été donné d'examiner aussi bien dans GANDOGER (23 parts), dan s Roux (6 parts) que dans BONAPARTE (23 parts), sont remarquablemen t constants avec, tous, des feuilles involucrales folioles seulement régulière ment dentés et non lobés Si vraiment A albida Mariz avait une valeur réelle, elle se rapprocherait , d ' après les échantillons de GANDOGER, non de trifolia, mais de nemorosa En tous cas, de provient sans doute la confusion et le résultat négati f de la recherche d'A trifolia Ciboure Nous avons d'ailleurs bien retrouv é dans l ' herbier GANDOGER la soi-disant part d ' A albida franỗaise, avec la mention ô Basses-Pyrộnộes, Ciboure : in silvaticis regionis maritimae n Comme les autres « albida » de ce dossier, cette plante présente des feuilles involucrales segments ou segments plus ou moins profondément lobés comm e A nemorosa Remarquons que GANDOGER signale bien dans sa note, qu'A al- -3 bida « s' éloigne d ' A trifolia non segments » par sa pubescence, ses feuilles souvent e t En définitive, le seul échantillon authentique connu d ' A trifolia récolt é en France est actuellement le spécimen existant au Muséum et provenan t des Hautes-Pyrénées En conclusion, constatons qu'il serait intéressant, comme nous l'a écri t olbida Mariz sur des échantillon s M P JovET, de reprendre l'étude authentiques originaux Note présentée la séance de la Section Botanique du 12 mai 1945 DEUX CURCULIONIDES NOUVEAUX DE L'AMÉRIQUE DU SU D Par A HUSTACHE Atomorhinus n gen Hypsonotini Rostre épais, court, un peu plus long que la tête, sa base faiblemen t dilaté et un peu plus large que le front, peu dilaté son extrémité, pourvu de trois carènes dorsales, la médiane son extrémité bifide et limitant l ' échancrure apicale triangulaire et forte ; devant les yeux pourvu d ' une profonde impression triangulaire courte, en arrière embrassant l'oeil ; ses scrobes ver s leur milieu arqués, et leur bord interne tangent au bord inférieur de l'oeil Yeux faiblement ovales, peu rétrécis inférieurement, entourés d'un sillon Antennes assez grêles, le scape dépassant un peu le bord inférieur de l'oeil Prothorax plus long que large, étroit, subcylindrique, peu élargi en avant, subsinué sa base, son bord antérieur pourvu de forts lobes oculaires brièvement cilés, pourvu d'une large et profonde impression médiane et longitudinale Ecusson petit et arrondi Elytres allongés aussi larges seulement que l e prothorax, d ou un peu plus larges, ? profondément déprimés impressionnés le long de la suture dans leurs deux tiers antérieurs, leur extrémité arrondi s ensemble, leur base subsinuée, de même Iargeur que celle du prothorax , les épaules arquées, presque effacées ; sériés ponctués Pattes assez élancées ; fémurs modérément claviformes, les antérieur s et les intermédiaires armés d'une assez forte dent aiguë, les postérieur s inermes et atteignant le quatrième segment ventral Tibias droits densémen t sétulosés, anguleux l'angle apical interne, leur bord *interne denticulé , spinulosé, la corbeille tarsale des postérieurs fortement caverneuse Tarses normaux, larges, le deuxième article en triangle équilatéral ; ongles simples Ilanches antérieures contiguës Deux premiers segments ventraux trè s longs, leur suture fortement arquée, la saillie intercoxale en avant faiblemen t arquée, le deuxième segment considérablement plus Iong que les troisièm e et quatrième ensemble, et un peu plus long que le cinquième Saillie intercoxale du mésosternum, entre les hanches côtés parallèles, vers sa bas e modérément élargie Premier segment ventral longitudinalement et profondément, largemen t impressionné le long de son milieu Tibias antérieurs l ' angle apical interne pourvus d ' un petit onglet et d'un mince pinceau de soies fauves -4 ? Premier segment ventral convexe dans le milieu Forme plus large, le s élytres un peu plus larges que le prothorax Insecte allongé, noir, en dessus glabre Le genre est caractérisé par ses fémurs dentés, les postérieurs inermes , ce qui le sépare cte tous les genres connus, le rostre court, sans sillon latéral , l'échancrure apicale forte, le deuxième segment ventral plus de moitié plu s long que les deux suivants réunis, sa forme étroite Dans le tableau de JEIiEL (1), il se placerait près de Tomorhinus Jek abstraction faite des fémurs dentés ; il se place également près -de Tonie rhinite (2) dans la révision de Kessel., ce dernier qui j ' communiqu é cette espèce me l'a retournée avec l'indication (non Hypsonotini) Par contre , G.-A -K MnnsIALL a confirmé mon opinion qu 'il appartient bien aux Hypso - notini Le génotype et unique espèce est Atomorhinus impressidorsum n sp Allongé noir, peu luisant, en dessus non squamulé, les élytres vers l ' extrémité pourvus d'une courte pubescence foncée ; dessous parsemé de court s poils blancs et en avant en outre avec des squamules blanches, très petites , éparses, plus serrées autour des hanches Tête transversale, ses points assez petits, espacés, le front avec une fovéole sulciforme, les veux peu convexes Rostre environ une fois et demie auss i long que large la base, ses carènes dorsales n ' atteignant pas la hase -le s latérales obliques, leurs intervalles sulciformes pourvus de points plus gro s que ceux de la tête, serrés et brièvement sétulosés ; en dessous avec de longs poils d' un brun fauve Antennes apicales ciliées, et pubescentes, les deus i premiers articles du funicule assez allongés, égaux, le deuxième deux foi s et demie aussi long que large, le troisième de moitié plus long que large, le s suivants aussi longs Bite larges, la massue oblongue acuminée, un peu plu s du double aussi lon g ue que large, tomenteuse, d ' un brun foncé Prothorax d ' un quart environ plus long que large, sa plus grande largeu r vers le tiers antérieur, en ce point aussi lar ge que les élytres, les côtés légère ment arqués ; en arrière, rétréci et les côtés légèrement sinisés en dedan s devant les angles postérieurs, ces derniers faiblement aigus, la base auss i large que le bord antérieur ; convexe, avec une large impression médian e occupant le tiers médian environ, se terminant au très faible et obsolèt e resserrement antérieur, ce resserrement limité par une ligne de points petit s et espacés sur le disque, plus forts sur les côtés ; ponctuation discale trè s fine et espacée, les côtés de l' impression médiane avec quelques points plu s gros et quelques faibles rugosités ; parfois aussi des traces d ' un faible sillo n sublatéral, indiqué par quelques points plus gros et quelques rugosité s transversales Elytres deux fois et demie aussi longs que larges, leur base de même largeu r que celle du prothorax, s ' élargissant ensuite très peu jusq u' au cinquième basal et en ce dernier point aussi large que le prothorax en avant, ensuite graduelle (1) JEKEL, Fabricia Entomol., ;1854, Hppsonotidae, tableau des genres (2) F KEssEr., Fauna Brasiliensis Coleopt , C 2, 1932, p 75, 1935, p 180 Ces deux travaux sont lithographiés - -5 ment rétrécis et les côtés subrectilignes jusqu'au sommet ; la base étroite ment rebordée, relevée dans son milieu ; convexes, obliquement déclives e n arrière ; largement et profondément impressionnés le long de la suture dan s ses deux tiers antérieurs ; pourvus de séries de points en avant médiocres , en arrière devenant plus petits, leur bord antérieur rapeux, séparés par de s intervalles de trois quatre fois aussi grands que les points, vers l ' extrémit é redevenant plus gros, plus profonds et moins espacés ; interstries sur l a moitié antérieure, plus ou moins fortement rugueux transversalement e n arrière plans Elytres un peu plus larges que le prothorax, leur-déclivité apicale par semée de très petites squamules grisâtres, leur interstrie marginal avec de s squamules nacrées, d ' autres vertes, irisées, peu régulièrement serrées Dessous ponctuation fine mais serrée, entremêlée de quelques points plus gros ; l a pubescence plus longue, plus fournie Long a` : 10-12 millim ; : 17 millim Colombin : Cauca, Rio Chili, 1918, Cordillère centrale ; Fusagàsa 1931 (C Frère Appolinaire Marie) ; Ce, ? Espèce facile distinguer sa forme étroite et l ' impression dorsale sulciforme du prothorax prolongée le long de la suture Hypsonotus Gounellei n sp Ovale, noir, le revêtement squamuleux très dense, d'un brun fauve e t blanc, sur le prothorax blanc, plus dense et formant une bande latéral e sur les côtés ; les élytres avec un dessin blanc, comprenant trois bande s transversales, la première basale étroite, élargie autour de l ' écusson, le s deuxième et troisième arquées, parallèles, formées de linéoles recouvrant l a largeur des interstries, d ' inégale longueur, plus ou moins interrompues la suture, atteignant une large bande latérale recouvrant les quatre dernier s interstries, la deuxième bande commenỗant vers le tiers antộrieur du septiốm e interstrie, traversant la suture vers le milieu ; la linéole du troisième interstrie la plus longue ; la troisième bande égale distance de la deuxième bande e t du sommet, interrompue sur le quatrième interstrie, ordinairement moin s tranchée que la deuxième, parfois diffuse ou même absente Fémurs blancs, les postérieurs avec une longue tache médiane et une petite vers `le genou , noires ou d 'un brun noir ; tibias blancs, leurs cils fauves Dessous blanc , reflets soyeux, nacrés, le milieu des trois derniers segments ventraux partiellement dénudé et foncé, noir Tête et rostre revêtus de très petites squamules peu serrées, claires, la tête très courte, convexe, le front avec un cour t sillon médian, les yeux peu convexes Rostre aussi long que le prothorax , entre, les ptérygies plus large que le front, sa base obsolètement élan , ses trois carènes fines, bien distinctes et droites Antennes fines, les deus premiers articles égaux Prothorax un peu plus large que long, peiné élargi vers son milieu, se s côtés subpdralièles de la base au milieu, faiblement arqués convergent s en avant, le resserrement apical indistinct sur le disque, très faible sur le s côtés, la base distinctement plus large que le bord antérieur, les angles postérieurs droits ; convexe, les granules médiocres, porifères, moyennemen t serrés, non confluents, leurs soies courtes, peine soulevées ; les squamules blanches arrondies, ponctuées leur centre, trois fois aussi grandes que le s brunes, ces dernières rares sur le disque, un peu plus nombreuses le lon g de la base Ecusson senii-ovale densément pointillé, glabre et submat Elytres courts, de moitié plus longs que larges entre les épaules (9 : 6, 2) , les côtés-parallèles jusqu ' au milieu, assez étroitement arrondis l ' extrémité , les épaules débordant légèrement les côtés, brièvement arrondies ; fortement convexes ; les interstries convexes, les impairs un peu plus relevés derrièr e la base ; les points des séries, en avant assez gros, plus longs que larges , séparés par des intervalles aussi longs que larges, en arrière beaucoup plu s petits et reliés par tin- fin trait Pattes normales, les fémurs inermes, les postérieurs n'atteignant pas le milieu du cinquième segment ventral, les tibias droits, les antérieurs légère ment arqués vers leur extrémité Dessous pourvu de nombreux petits point s noirs, sétigères, leurs soies très courtes Long : 9-1? millim Brésil : Diamantina, Tijuca (ex Gounelle), n, Cette espèce est très voisine de H /rontalis Mshl ; elle en diffère premièr e vue par ses élytres distinctement plus larges, plus courts, plus convexes , leur dessin et leur sculpture différents, le prothorax moins dilaté vers l e milieu, ses côtés droits en arrière, sa sculpture moins forte Présenté la Section Entomologique, en sa séance du 1l octobre 1945 LES LÉPIDOPTÈRESRIIOPALOCÉRES DU VERCOR S ET DU SUD-OUEST DE GRENOBLE (Suite) Par P RÉAL Le nombre des jours de pluie qui est de 150 environ Vizille croit asse z rapidement quand on s ' élève sur le plateau de Lans où le total des précipitations dépasse m 15 Le maximum est partout en automne A Lans il y a certains hivers plusieurs mètres de neige ; la route est garnie en certain s endroits de palissades (en particulier au Bouilly) pour éviter les glissement s importants et cette neige subsiste jusqu ' en mai, Pâques nous avions souven t de la pluie Grenoble, et, quand le ciel se levait, la neige couvrait de nouveau tout le plateau de Lans Le régime des pluies n ' est donc nulle par t méditerranéen ; partout des crêtes s'opposent, malgré les cols, aux influence s méridionales et ces conditions hygrométriques sont dans l ' ensemble pe u favorables, en dépit que certaines années aient été très sèches (1937, 1943 ) et très ensoleillées Au point de vue qui nous intéresse, l ' humidité est un curieux facteur D ' un côté c ' est l ' agent le plus sỷr de lasuppression des abeỗrations, le nive leur des climats : en plaine, la faune des marais est généralement la plu s uniforme, la plus indifférente (du moins en ce qui concerne les Diurnes) l a nature du sol, celle qui contient les espèces les plus septentrionales et le s plus ternes Ainsi se reproduisent avec la même fidélité du nord au su d de la France, comme dans la plaine de Grenoble ou la Verpillière : — Les amateurs de Carex ; Aphrcntopus hyperanthus, Coenonymph a oedippus _ _ Les amateurs d'Elymus : C hero et iphis plus montagnards ; Melitae a les Argynnis montagnardes du moins en France méridionale , mangeuses de bistorte (aphirape, amathusia), ou de sanguisorbe (ino) ; le s Maculinea qui sont les commensaux des précédents (euphemus et même arcas) ; les Lycaena sur les Ruines; surtout hippopthoë, chryseis, alciphro n gordius, phlaeas et dorilis, Cette faune des marais est même singulièrement idëntique pour partie en montagne et en plaine, jusque dans le nord de l a diamina, France Il semble par contre que la-grande humidité des marais soit moins indispensable en montagne ; les stations où l ' on trouve une espèce sont quelque fois des marais en plaine et des prairies plus ou moins humides en montagne , parfois même sèches L'augmentation considérable des précipitations dan s la seconde région est compensatoire Plebejus argus L tombe soi le file t parfais jusque sur les chemins au Col de la Croix-Perrin, mais ne se retrouv e dans la région lyonnaise, ma connaissance, qu ' Quincieu, dans les marécages (MOUTERDE) ; l'Argynnis ino a été trouvée dans les marais de Trévou x (Ain), par M MouTEnnr, et est commune dans plusieurs départements d e la région parisienne ; au Col de la Croix-Perrin, Maculinea alcon se mêl e hardiment aux M arion, mangeurs de thym J'ai rencontré en juillet 941 , Coenonymplia iphis la Balme (Ain), sur des crêtes sèches qui dominent l e Val d ' Enfer, alors que dans d ' autres régions elle ne s ' éloigne pas des marai s et étangs Oyonnax, au lac Genin, forêt d'Arvières et Grand Colombier) Par contre la sécheresse des collines calcaires, plus ou moins liée la topo graphie et l ' exposition, au rayonnement rendu possible par l ' absence de brouillard, permet le peuplement par les Satyrus, Lycénides et Celias mangeurs de Papilionacées, ces espèces végétales sont aussi caractéristique s d ' un terrain perméable que d ' un terrain calcaire, et les collines sont en outr e la forme topographique où l ' écoulement se fait le mieux La luminosité du ciel sans brouillard, en même temps que la chaleu r augmente, favorise sans, doute les aberrations signalées plus haut, notammen t mélanisme, albinisme et bleuissement des femelles de Lycénides Les montagnes seraient donc doublement favorisées ce point de vue, car l'amplitud e diurne est plus grande et l ' atmosphère plus transparente permet'un plu s fort rayonnement ; il en résulterait la formation de races d' altitude trè s variables en elles-mêmes II — Altitude et latitude Bien que la latitude du Monestier-de-Clermont soit celle de Valence, l e nombre de jours de gelée est augmenté de 10 (de 55 65) Romans est l a latitude de Vizille La latitude voit donc son influence fortement_ restreinte par les obstacles suivants : L'altitude du Monestier-de-Clermont (832 m ) est 600 m plus haut qu e Valence Des hauteurs sont situées plus au sud : Vizille est séparé au sud, du Gapenỗais par les ộpais contreforts du Pelvoux, le Taillefer-Tabor (2 900 m ) et lé Devoluy (2 800 m ) d'une part et l'ouest, de la vallée du Rhône pa r toute l ' épaisseur du Vercors qui monte 330 m au Grand-Veymont C e sont ces hauteurs qui amènent l ' abaissement de température surtout par le s vents et les précipitations atmosphériques _ g — Dans l'affaiblissement du soleil en plaine, une part revient l ' embrouillar dement causé par les rivières, Drac et Isère Néanmoins l ' e ffet de la latitude n ' est point totalement annulé, même su r le plateau de Lans car les vallées intérieures du Vercors les plus-encaissée s comme celle de la Bourne, sont en communication avec la vallée du Rhôn e ce qui permet topo rrraphiquement des pénétrations tant climatiques (restreinte s il est vrai) que fannistiques Les influences rhodaniennes peuvent bien franchir les contreforts les moins élevés entre le Diois et le Royans, au sud-oues t de la forêt de Lente Dü côté de Vizille j ' indiqué plus haut deux voies de pénétration qu i s ' offrent aux influences méridionales et qui parviennent quand même par le s Cols Bayard et de Lus-la-Croix-Haute, jusque vers Grenoble Cès influence s sont aidées par l'absence de brouillard et par l'exposition heureuse de ceux ci au levant Il est bien évident que bien des aspects de la faune de la plaine de Gre noble et de Vizille sont dus la latitude méridionale de cette région ; plu sieurs espèces remontent même ainsi au moins aussi au nord-que dans l a vallée du Rhône et j ' signalé plus haut plusieurs reprises l ' identité de faune qui existe entre la Voulte-sur-Rhône et Grenoble ; M MOUTERD E faisait remarquer aussi récemment que la faune de la 'égion lyonnaise comprenait plutôt lés mờmes espốces que l ' ouest franỗais que celles de la Provence ; il en est un peu de même de la faune grenobloise, ainsi l ' on n' a signal é Coenoruimpha oerlip pus, hors de Grenoble, que dans la région occidental e de la France (du Loiret aux Landes), et il me semble qu' Hesperia serratula e occidentales, décrite des plaines de l ' ouest est bien celle que l ' on trouv e Grenoble (1) Néanmoins la limite atteinte par un bon nombre d'espèce s méridionales, si elle passe au sud de Lyon, passe bien par Grenoble o u Vizille La liste suivante, quoique plus complète, en fait foi : (Thais rumina medesicaste), Leucochloë daplidice, (Euchloi' Crameri), Anthocharis euphenoides , Gonepter ix cleopatra, Satyrus cerce, Satyrus alcyone (Satyrus -fidia)', Pararge egeria, Hyponeplrel e Lycaon, 1felilaea didy ns Brenthis daphne, Strymon lyncaeus (Strymon esculi), Cosmolyce baeticus , Everes corelas, Plebejrus argus p seudohypochiona, Lysandra Escheri, (Lysandra hispana), Carcharodus lavaterae, Hesperia malvoides, etc Mais il importe de noter que les sommets méridionaux, le relèvement d u Vercors vers le Sud jusqu ' au Mont Glandasse, le Dévoluy empêchent l a pénétration de nombreuses espèces dans la vallée de Vizille Dans l ' état actuel de nos connaissances on peut établir la liste suivante qui contien t les espèces signalées dans les stations toutes proches de la région que nou s étudions : Papilio alexanor signalé des Grands-Goulets (RIEL, TESTOUT), de Digne et du Bourg-d 'Oisans (ROWLAND-BROWN) Euehlolr tagis : Donzère, la Voulté, Digne (Rowr AND-BrowN) Leptidea Duponcheli : Digne (ROWLAND-BROWN) Sapins aclaea : Gorges de l'Omblèze (MOUTERDE) Pyronia ida : La Voulte Coenonympha dorus : Montagne d'Ambel, Gorges de l ' Omblèze et Omblèze, Gorges Saint-Ma y Rémuzat, Gap, col Palluel (MOUTERDE) Polygonia egea : Digne (OBERTnun) (1) Une troisième espèce caractéristique est Everes cordas, signalée jusqu' ici seulement d u Sud-Ouest et des Pyrénées-Orientales, et des environs de Grenoble _9—s Melitea dejone : Gorges de l ' Omblèze (MOUTERDE) Libytheia celtis : Digne Strymon esculi : Donzère Syntarucus telicanus : Digne Meleagria meleager : Gorges de l ' Omblèze, Saint-Firmin (MOUTERDE) Scolitantides orion : Serves (Drôme) (MOUTERDE) Iolana iolas : Digne Apelles melanops : Digne, La Voulte Hesperia Foulquieri : Digne (COTTE) Les restes d'une faune nordique seraient cantonnés dans_la plaine, surtou t dans les marais et dans les collines En marais : Araschnia levana : La Verpillière ; Coenonympha hero, Metitaea maturna : Chambarand ? Maculinea arcas : La Verpillière ; Maculinea euphemus : La Verpillière Dans les bois Pararge achine, Lintenitis populi, Limcnitis sibylle, Apatura iris, ApatOra ilia On a signalé Argynnis aphirape, mais je n ' en jamais trouvé trace en c e qui concerne les Alpes que dans la collection CLERC (Société Linnéenne, Lyon) On peut grouper sous la rubrique des formes d ' altitude les espèces sui vantes : Parnassius apollo, Collas phicornone, Erebia epiphron, E manto, E alberganus, E oeme, E nteolans, E nèoridas, E ligea, E euryale, E aethiops, E tyn lrrus, Pararge hiera, Hyponephele lycao n (Coenonympha iphis), (C philea), Melitaea didyrna alpina, M athalia alpine, (Argynnis amathusia), (A ino), A niobe et Bris, Brenthis daphne, Strymon lyncaeus, Lycaena virgaureae, L chrys eis L alciphron gordius, L dorilis montana, Plebejus argus aegidion et alpina, Aricia medon agesti s et alloua, Lysandra Escheri, Agrodiaetus damon, Aricia eumedon, Hesperia alvèus, H serratula e H carlinae, H andromedae, Lycaeidee idas alpina, etc Mais latitude égale pour certaines espèces (Colias palaeno), ou en dehor s de ces conditions pour les espèces exclusivement montagnardes, l ' altitud e n ' est pas suffisante peut-être pour assurer une vie normale Ainsi les espèces suivantes ont été signalées de ré g ions voisines, mais pas du Vercor s Synchloë callidice : Chamrousse (MOUTERDE, OBERTEUR) Collas palaeno : coi du Glandon, Saint-Colomban-des-Villars (MOUTERDE) Erebia melampus : Belledonne (MOUTERDE, RÉAL) E mnestra : Belledonne (RÉAL) E pharte : Belledonne (RÉAL), col des Aravis (MOUTERDE, Reni), val Godemar (MOUTERDE) E triarius (= evias God ) Pr : Digne E glacialis race aleeto Hb : la Giettaz (MOUTERDE), Galibier E montanus Pr (= goante Esp ) : Belledonne (MOUTERDE) ,Chamrousse (BERGER` ''E gorge : la Giettaz (MouTERDE), Le Lautaret, La Grave (BAVARD) E pandtose Pr.- )= lappona Esp ) : Belledonne (RÉAL, OBERTEUR) Oeneis aello : La Giettaz (MouTERDE) Melitaea varia : Le Lautaret ; Villars-d'Arène (MOUTERDE) Aricia Donzeli : Digne Albulina orbitulus (= pheretes-l-lb ) : La Giettaz (MOUTERDE) Agriades glandon Pr (= orbitulus Esp ) : col de Lure Vacciniina optilete : La Giettaz (MoUTERDE) Polyommatus eros : La Giettaz (MOUTERDE), La Grave Carcharodus altheae : Tréminis (MOUTERDE) Hesperia cacaliae : Taillefer (MOUTERDE), Ornon, La Giettaz (MoUTEnDE) II, ryllelensis : Hautes et Basses-Alpes II Bellieri : Basses-Alpes Erebia epislygne : Digne Les trois dernières espèces ne trouvent sans doute pas le complexe de conditions de latitude et d'altitude qui leur est nécessaire ; Je ferai deux remarques sur des cas particulièrement intéressants d u complexe altitude-latitude 10 Au sujet des races de Parnassius apollo La latitude et l ' altitude permettent de sộparer celles-ci de la faỗon sui vante (cf TESTOUT, Bull Soc Linn , Lyon, novembre et décembre 1942 , p 133 et ssq , et janvier 1943, p et ssq ) : Dans les Préalpes i venaissinus Frühst au Mont Ventoux et au Col d e Lachau (ex récoltés par M nE LITARDIÉRE et déterminés par moi) Leovigildus Frtihst de Digne La ssp vercorcius Tstt s'étend au Vercors et la Grande Chartreus e (cf plus haut) La ssp varie elle-même dans ces massifs suivant la latitude , comme les plus méridionales L'altitude intervient peine, toutes les station s étant comprises entre 900 et 400 m environ Par contre a l'intérieur d u massif 'des Alpes, l'altitude joue fortement en modifiant la teinte du fond , le mélanisme du saupoudrement, la taille et la forme et même le nombr e des ocelles rouges en dessus et en dessous des ailes, la taille et la forme d e la coupe de ces ailes Je n' insiste pas sur ces races souvent très particulières et encore peine connues en bien des endroits, bien qu ' on en ait décrit une vingtaine 20 Les Erebia sont avec les Parnassius le genre le plue montagnard, comparable pour beaucoup de raisons aux Pedicularis chez les plantes Phanérogames ; il varie essentiellement avec l ' altitude, du moins en France Ayant chassé entre le 28 juillet et le 16 août 1941, du Curtilllard au somme t de la chne de Belledonne, j'ai- pu constater un étagement très régulier de s différentes espèces d'Erebia C'étaient des plus basses aux plus élevées, le s Erebia de la première liste J ' placé en regard celles du Vercors, espèce s dont j ' reconnu la présence moi-même gauche, et les autres droite : Belledonne : Vercors : Erebia aethiop s neoridas ligea mèolans melam pu s al ber ganus (medusa ) oem e euryale pharte mnestra montanus tyndarus pandrose mant o epiphro n II est remarquable que les espèces de la quatrième liste, relatives la régio n du Grand Veymont, la plus élevée dû Vercors, soit aussi celles qui peuplen t les régions les plus élevées de Belledonne La plupart de ces espèces ont la même époque d'apparition et "la latitud e sous laquelle elle se développent est très étendue ; il y a donc tendance la formation de races géographiques 11 en est peu qui n ' aient pas leur s formes oogesiaca, pyrenaea, alpina ; d'autre part, au-dessus de 000 m , le s ocellations disparaissent, les fascies chair s'effacent, la teinte devient uni forme et luisante, glacée de reflets Cette transformation, comme je l'a i fait remarquer, sert aussi classer des espèces — 11 — III — Conditions botaniques J ' attire encore l ' attention sur l ' importance du conditionnement de l'existence des Rhopalocères par le peuplement végétal, les facies phytogéographiques et les colonies de plantes Les différents facies phytogéographique s sont : 1° Les ỵles, les marais et les prairies herbues des montagnes, contenan t surtout des Carex, des Graminées de marais, des Rumex, des Polygonum , des Sanguisorba, des Planta go, Lotus uliginosus, Gentiana pneumonanth e et lutea, des chardons Ces plantes nourrissent en plaine : Aphanlopus hyperantus, (Coenonympha oedippus), (C hero), Vanessa cardui, Argynnis ino , Nemeobius lutina, Lycaena hippothoe, L phlaeas (Coenonympha iphis), Melitaea diamina (Argynnis aphirape), (A amathusia), L dorilis, Everes coretas, Plebejus argus, Lysandra corydon, Macle Unes acon, (M euphemus), (M arcas), Augiades comma, En montagne : Lycaena virgaureae, L chryseis, L alciphron gordius Les Geranium ramènent Aricia medon et Argynnis ino 20 Des prés cbntiennent un certain pourcentage- d ' Ombellifères et nourrissent les Papilio ; les Légumineuses et Crucifères nourrissent les Pierida e en général ; les Graminées de nombreux Satyridae, surtout les Melanargia , Epinephele et genres voisins, Coenonympha, et des Hesperiidae, Adopaea e t Augiades ; des plantes basses surtout apétales, Urticées, Cannabinées, nourrissent les Vanesses (sauf polychloros et antiopa) ; des Gamopétales zygomorphes comme les Labiées, Scrofularinées et Plantaginées,, et celles ovair e infère, Dispsacces, Caprifoliacées et Composées, nourrisesnt les Mélitées Le s Papilionacées alimentent Issoria lathonia, et la plus grande partie de s Lycénides, Callophys, Cupido, surtout Plebejinae, les Nisoniades ; les Colins les accompagnent ; les Malvacées nourrissent les Carcharodus et quelque s Hesperia Sur les collines et les prés secs pleins de graminées, d'Hélia n thèmes, de Potentilles, on rencontre les Erebia, des Satyrus, des Callophrys , Lycaeides ismenias, D bellargus et hylas, Philotes baton, Carcharodus, Hesperia - 30 Les chemins se bordent d'Orpins, et sont en altitude souvent creusé s même le roc ; ils traversent des éboulis et des carrières : c ' est le domain e d'élection des Parnassius et de Pararge nzegaera et maera Sur les talu s croissent les haies pleines d'aubépines, de prunellier, de cytise où l'on trouv e les chenilles de Papilio podalirius, Aporia crataegi, Strymon Walbum, e t lyncaèus, Thecla betulae ; les arbustes et les arbres déjà parsemés dans le s haies nourrissent les Strymon, et les deux Thecla abondent parfois dans le s chênes C ' est au pied de ces buissons qu ' on doit trouver les Aristoloches e t les Thals en plaine 40 Les bois abritent le long des chemins et des sentiers des Graminée s sylvestres telles que Poa, Loliunz, Brachypodiunz, Dactylis, Aira, Melica , séjour des Satyridae (sauf Satyrus et Erebia), surtout Pararge egeria, Coenonympha, Epinephele, Pyronia, Aphantopus et même quelques Erebia (ligea , aethiops, meolans) en montagne, mêlés aux Adopaea et Augiades Les violettes des talus nourrissent des Argynnes, surtout selene et auphrosyne, et celles de grande taille, hôtes habituels des clairières Il y a un aspect phytéographique qui consiste dans les essences isolées ne formant pas un paysage , ce sont les aulnes, saules, peupliers, ormes et argousiers qui alimentent le s Vanesses de grande taille, polychlores et antiopa, non que ces espèces ne fréquentent pas les bouleaux, hêtres et sorbiers des forêts, mais elles préfèren t planer dans les endroits découverts pendant l ' eté Il en est de même de s Linzenitis, en particulier populi, les deux autres plus petits pondent leur s oeufs sur les chèvrefeuilles sous bois, et volant souvent près du sol humide 50 Les gorges sauvages n'ont pas une faune de Diurne très abondante e t particularisée, mais les Ronces du Mont Ida nourrissent mystérieusemen t dans les anfractuosités l'Argynnis ino mêlée au Brenthis daphne qui lui ressemble beaucoup 60 Au-dessus de la ceinture des forêts ne s'étendent que des priaries battue s des vents, dominées par des éboulis où prospèrent les orpins, saxifrages e t Festuca comme F ovina ce sont les places de vol des Erebia d'altitude ' accompagnées de quelques Lycénides (certains Plebejinae) et des Hesperia andronzedae, cacaliae, etc , aux dessins estompés sous les ailes postérieures Les points décalcifiés, s ' il y en a peuvent recéler hacciniina optilete, dans le s airelles L'examen préalable de la topographie et de la végétation dans un pays que l'on se prépare explorer est le meilleur moyen de ne pas perdre d e temps dans des terrains sans intérêt, et il y a une sorte de flair du coin chasser, qui me part dépendre en premier lieu de la connaissance des facie s phytéographiques précédents ; chaque chasseur ses habitudes particulière s ce point de vue, mais l '.on constate précisément que chacun a la spécialit é de rencontrer une espèce plutôt qu' une autre, pour la raison bien simpl e qu' il recherche les places de vol d'aspect analogue dans les différents pays Il faut avoir chassé avec des gens de tempérament et d'habitudes varié s pour ne pas laisser de côté des espèces intéressantes On omet souvent des formes dans un pays parce qu'elles sont très localisées , et liées non seulement un microclimat faciles déceler, dans un ravin , sur un rocher, etc , mais parce qu ' elles ne s ' éloignent guère de leur plante nourriciốre qui est elle-mờme dissộminộe de faỗon plus ou moins inattendue , le long d'un chemin d'apparence uniforme, qu'on suit le filet baissé ou d'un pas distrait Les plantes n ' ayant pas la mobilité des imagos, on en recherch e souvent les stations sans succès sur un périmètre qui n ' est pas forcémen t bien grand et l'on ne peut remettre la main sur l'espèce convoitée A ;caus e du conditionnement de l'existence des Rhopalocères par leur plante nourricière, il est nécessaire d ' être un, botaniste passable, même au cours de l a chasse, or on déplore que peu d ' amateurs répondent ces exigences Auss i bien des listes biogéographiques se raccourcissent Ces remarques valen t pour les Argynnis montagnardes, les Erebia, les Colias de haute montagne e t surtout les Lysandra, Agrodiaetus, etc , les plus montagnards ainsi que le s Hesperia Il est remarquable que les espèces localisées par ce moyen soien t celles des montagnes ou les méridionales les plus avancées sur le pourtou r de leur habitat, comme les plantes elles-mêmes (A suivre.) a LIBRAIRIE DES FACTJ'LTÉ S JOANNES DESVIGNE & CIE LIBRAIRES-ÉDITEUR S LYON, 36 42, passage de l'Hôtel-Dieu, LYO N Tél FRANKLIN 03-85 Maison fondée en 1872 R C Lyon R 302 Henri PETE R INSTRUMENTS D'OPTIQU E 2, place Bellecour, LOUPE S LYON - MICROSCOPES et ACCESSOIRE S APPAREILS DE PHOTOGRAPHI E COMPAGNIE ÉLECTRO-COMPTABL E Machines Electro-Comptables Cartes perforée s Société Anonyme au Capital de 63 000.000 de Franc s MAGASIN DE VENTE ET SALLE D'EXPOSITION - : 360, rue Saint-Honoré, PARIS l °` LYON : 4, rue Grêlée — MARSEILLE : 58, rue Paradis Maison DUMAS-VIVIANT 72, avenue de Saxe, LYON, Tél M 55-6I 5, rue Marcellin-Allard, S I-ÉTIENNE, Tél 48-1 MEUBLES — MACHINES — FOURNITURES DE BUREAU X SPÉCIALITÉ DE FICHES DE CLASSEMENT Uslee :109, rue Ney, LYON CLICHÉS p ouR IMPRESSION S C NT IQU S-ARTISTIQUES-COMMERCIALE S IE IF S E PHOTOGRAVURE P ALEXANDR E ANCIENNE MAISON A.ARLIN FONDÉE EN 1908 ET A SABOUL ET P E ALEXANDR TÉLÉ PHONE 10–12 RUE BARABAN LA LANDE 44-72 = LYO N = REGISTRE DU COMM g LYON A.81 564 SOCIÉTÉ ANONYME DE _ L'IMPRIMERIE A RE Y BUREAUX et ATELIERS : 4, rue Gentil, rue des Forces et rue de la Gerb e Tél : FRANKLIN 57-45 LYON R C : Lyon B 47 Pour valoriser vos Connaissances La LIBRAIRIE SCIENTIFIQUE CAMUGLI 6, rue de la Charité, LYO N tient toujours votre dispositio n la documentation utile, le livre nécessaire COMPTOIR CENTRAL' D'HISTOIRE NATURELL E N BOUBÈE & C'E 3, place Saint-André-des-Arts, et 11, place Saint-Michel - PARIS-Vi e ZOOLOGIE — BOTANIQUE — GÉOLOGIE — MINÉRALOGIE MATÉRIEL = TROUSSES A DISSECTION — LIBRAIRI E PETITS ATLAS ILLUSTRÉS D'HISTOIRE NATURELL E Petit Atlas des Mammifères — fascicules Petit Atlas lies Oiseaux (2° édition) — fascicules Petit Atlas des Amphibiens et Reptiles — fascicules matit Atlas des Poissons — fascicules Atlas des Mammifères de France — volume Introduction l'Entomologie — fascicules Atlas des Hémiptères — fascicules Atlas des Lépidoptères — fascicules Atlas des Hyménoptères - fascicules Atlas des Coléoptères — fascicules Atlas des Orthoptères — fascicule Atlas des autres Ordres d'Insectes (3• édition) fasc Atlas des Parasites des Cultures — fascicules Atlas des Fossiles (2° édition) - fascicules Manuel du Botaniste herborisant -1 fascicule Parus En prépara)ion » 1-2-3-4 1-2-3-4 1-2 - 2-3 i » » » » 1-2 i - 2-3 2- 2- 1- 2- » 2- » » r OPTIQU JULES PETE R APPAREILS DE LABORATOIR E INSTRUMENTS SCIENTIFIQUE S LYON - 11, rue de la République - LYON — Tél Burdeau 28-6 OBJETS D'ART- BRONZE S HONEGGE R LYON— 6, rue Président-Carnot, LUMINAIRE ANCIEN LYON ET MODERNE ... 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