Annales and Bulletins Société Linnéenne de Lyon 3942

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Ngày đăng: 04/11/2018, 23:42

12° Année Octobre 194 N° BULLETIN MENSUE L DE LA SOCIETÉ 'LINNËENNE DE LYO N FONDÉE EN 182 RECONNUE D'UTILITE PUBLIQUE PAR DECRET DU AOUT 193 DES SOCIÉTÉS BOTANIQUE DE LYON, D'ANTHROPOLOGIE ET DE BIOLOGIE DE LYO N RÉUNIE S et de leur GROUPE de ROANNE Secrétaire général : M le D• BONNAMoun, 49, Dissuade Saxe : Trésorier : M P GuiLLsisoz, t56, nu huilais SIÈGE SOCIAL ABONNEMENT A LYON : 33 rue Bossuet Immeuble Municipal ) ANNUEL France et Colonies Franỗaises ẫtranger WULTA PA UCIS 25 franc s so — Chèques postaux cic Lyon, te1-9 PARTIE ADMINISTRATIV E ORDRES DU JOU R MEMBRES NOUVEAUX M Fore : mu t MAurau,, rue Laaral, Roanne, I oirc : Parrains : MM Larue et Vogel — M TRONEI , 26, avenue de Saxe, I von r Parrains : MM Pouchet et Cabut — M PAN E Paul, rue Pierre Corneille, Lyon, 6' ; Parrains : MM Moral et Pouchet — M C KLINCKSIECK, libraire, 11, rue de Lillo Paris, 7' Parrains : MM Josserand et Locquin Le vote aura lieu au Conseil de Novembre SECTION ENTOMOLOGIQUE : Séance du Samedi Oct 16 h 1° M KonsAsos — Sur un Phasme nouveau d'Algérie (01 thopt ) 2° M MEQUU;NÛN — Captures en plaine de Melasonul lappon Ica L (Cul Chrysomclidie) 3° M 'l'I ;sTOTT — Présentation d'insectes exotiques #^ Questions diverses SECTION BOTANIQUE : Séance du Samedi 16 Oct 16 h 1° M J NETIP.N Expộriences culturales ỗn haute montagne Prộsentation de plantes SECTION MYCOLOGIQUE : Séance du Lundi 18 Oct 20 heures 1° M LoclrIN — Quelques considérations sur la reproduction des Myxornycetes 2° Présentation de champignons 2° Questions diverses SECTION D'ANTHROPOLOGIE, DE BIOLOGIE ET HISTOIRE NATURELLE GÉNÉRALE : Séance du Samedi 23 Oct 16 h 1° M 2° M ALLEMAND-MARTIN — Sur les nappes aquifères d ' altitude LocQUIN — lin nouveau milieu de montage des préparations microscopique s base de résite : le o phenoforme u 3° Propositions pour le renouvellement des activités de la section Sortie mycologique Dimanche 17 octobre, sous la direction de M Laco>uaa Rendez-vous Vaugneray Gare l'arrivée du tramway partant de Lyon Saint-Just h 30 Repas tiré des sacs Retour vers 18 h 30 OFFICE MYCOLOGIQU E L'Oflice mycologique fonctionne toujours comme par le passé au siège de la Société , tous les Lundis soirs de 20 h 21 h sous la direction de M Pouchet A dater du Lundi Octobre, et pendant les mois d'Octobre et Novembre, un offic e supplémentaire fonctionnera au même local le Lundi, de 16 heures 17 heures, sous l a direction de M Josserand DISTINCTIO N Nous apprenons avec plaisir que la Société entomologique de France vient de désigne r comme lauréat du prix Constant., notre collègue M Testout, président de notre Sectio n entomologique pour l'ensemble de ses travaux entomologiques Nos félicitations GROUPE DE ROANN E Séance du Juin et du 12 Juillet Juin — M Bcnrr parle du domaine mystérieux des Ondes et insiste sur les méthode s biodynamiques en médecine et en agriculture Cette causerie très intéressante a donn é lieu une discussion courtoise et animée 12 Juillet — M Bou-vs présente quelques coléoptères trouvés dans le Roannais : Necydalis major (clans un jardin, sur un vieux poirier), longicorne au pronotum bord é latéralement d'une pubescence dorée ; les dimensions sont, très peu prés, celles d'u n hyménoptère, Sirex gigas, dont un exemplaire est observé en même temps, en raison d e la ressemblance, d'ailleurs toute superficielle ; Purpuricenus Koehleri (variété cuber) , au Coteau sur des fleurs d'ail ; Lamia tes-for (saules des bords de la Loire) ; Phylocci a virgula, aux Tuileries, près Roanne : Obrium hrunneum, bois de sapins près ferreux : stno.ria rillosa, sur les sables des bords de la Loire : Calosoma sycophanla, accidentellement Roanne même, au vol Excursion du 10 Juillet 18 participants Belle sortie è 25 kms clé Ranime, aux Itonneveaux et aux Grands Mur cins, contreforts des Monts de la Madeleine limités notamment par les riviéres le Renaison et le Ilouchins ,point culminant 873 nt : minima d'altitude : 650 ut versant Ouest ; 600 m , versant Est) ; région Rubus idoeus et l'actinium myrlillus La visite du domaine des Grands Mm'cins a été particulièrement intéressante C c domaine de 150 hectares a été acquis en 1934 par la Caisse d'Épargne de Roanne dans l e but de montrer comment on peut restaurer une forêt, mettre en valeu r des terrain s incultes par le reboisement et aussi de créer un parc de repos et de tourisme pour l a région roanuaise A ce jour, les résultats acquis sont déjà importants et montrent qu e tout a ộtộ bien conỗu : un Arboretum de e hectares comprenant 60 espèces de résineu x et 80 espèces de feuillus, établi parfaitement pur notre collègue, M Tnioxrne, présiden t des « Amis des Arbres «, et dont la visite est facilitée par une signalisation, aménage nient de deux pépinières de 30 arcs, reboisement de 40 hectares de bois avec le Pin, l e Sapin, le Laricio d'Autriche, le Douglas, l'h:picea plantation de 000 hêtres, de 500 aca cias, de -100 peupliers, de nombreux arbres d'ornement, établissement d ' abris confortables prés de la maison forestière d'oi, la vue est splendide (panorama des plaines d u Boannais du Charollais, du Bourbonnais, des Monts du Mâconnais, du Beaujolais et d u htionnais), poses de plaques de signalisation, d'affiches en vue de l'éducation forestièr e et touristique du public ; de plus, un guide, établi d'après la Dendrologie forestière d e nickel, est mis la disposition des botanistes la maison forestière Le trajet pied était de 14 kms avec départ de lenaison ; pour le retour, de la maiso n forestière un chemin conduit Renaison, par Saint-André d'Apchon, en une heure d e marche environ Un service régulier de cars existe entre Roanne et Renaison les jour s de semaine Nous recommandons vivement cette excursion aux visiteurs de la région roanuaise : M L — 115 — Séance du 13 septembre _ 13 Septembre — M LAnI;Ii parle du la visite que le 10 Août au Musée de Roanne , M Franck Ilouitunnt, Directeur régional des antiquités préhistoriques (région Sud-Est) M Bounutcn a attiré l'attention notamment : I sur un silex trouvé Briennon, sile x probablement magdalénien et peut-élru contemporain de ceux du Saut-du-Perron 2° sur un grand éclat du type Levallois provenant de la carrière d'argile Cancalon è Mably ; il serait intéressant de savoir s'il provient d'anciens limons quaternaires : de s traces de rouille semblent indiquer qu'il était une faible profondeur clans le sol ; peutêtre existe-t-il dans la Loire d'autres gisements de surface d'industrie levalloisienn e qui, comme on le sait, se place approximativement un peu avant le moustérien typique 3° sur un petit éclat roulé provenant du moulin Tampon, commune de Perreux ; si ce petit éclat a été réellement taillé par l'homme ce qui est probable, il semble plus ancie n que l'éclat Lovallois et proviendrait, étant roulé, d'une alluvion ancienne ; le fait serai t vérifier sur place et l'étude des alluvions quaternaires de la région de Roanne serait reprendre , Causerie très vivante et très documentée de M Dteenoxxé sur la Constitution de l a Matière PARTIE SCIENTIFIQU E SECTION BOTANIQU E Remarques sur la végétation des lits de torrent s dans la région de la Giettaz (Savoie ) par MONTE'r l Ves , Licencié-diplômé ès sciences (Suite et fin ) Toutes ces espèces présentent une aire plu s ou moins restreinte Quelques-unes seulement (Calamagrosli s argentea , Epilobiuin rosntarinifolium, Ilier aciuin slalice folium) sont répandues dan s tout le Sud-Est, la plupart sont cantonnées dans les zones alpines et subalpines des Alpes (et parfois du Jura) et descendent dans l'étage montagnard , en suivant les vallées des torrents Ainsi les plantes qui, des degrés divers, caractérisent les alluvions de s torrents des hautes montagnes cle la Savoie, sont des endémiques alpines ; c 'est une flore particulière exigences biologiques spéciales et qui nou s fournit un excellent exemple de l'adaptation au milieu Cette flore a une double origine : Calanaagroslis arrlenlea, Epilobium rosmarinifolinm, Hieraciuni staticefolium sont des espèces ascendantes, venues des plaines et de l ' étage de s basses montagnes, en suivant les vallées des cours d 'eau ; les autres sont, pour la plupart, des espèces descendantes venues d e l ' étage subalpin VALEUR CARACTÉRISTIQUE (dans le sens de caractéristique de milieu) Nos recherches personnelles nous ont amené conclure que les meilleure s caractéristiques des alluvions torrentielles dans la région de La Gietta i seraient, en les mentionnant par ordre de « fidélité » : 1° EXCLUSIVE Epilohiuna crassifolium (rare) (Alpes ; hautes régions) 2° ELECTIVES a) Ilieracium stalicefolium, Calamagroslis argentea, Epilobium rosmarini.folium : rares (médio-européennes des plaines, ou des basses montagnes, ascendantes) ; 11R'ARTITJON GàOGRAPIIQUE — — 116 — b) Astragalus arislalus, Linaria alpina, Campanula pusilla : assez fréquents (espèces alpines) ; c) Gypsophila repens, Saxifraga aizoidea : fréquentes (espèces alpines) ; 3° PREFI :RA\TES Oxylropls ntontana, Galium tenue : assez fréquente s (espèces des pelouses et rochers de la région subalpine, entrnées par le s torrents dans l 'étage montagnard) Ainsi la valeur caractéristique des deux dernières espèces serait asse z médiocre : les pelouses alpines et subalpines constituent leur habitat normal et ce n ' est que dans l'étage montagnard, où les eaux les ont entrainées , avec leurs grailles, qu ' elles se localisent étroitement sur les alluvions torrentielles Par contre, C pusilla et L alpina, bien que pr ov enant des haut s sommets alpins, paraissent étroitement liées aux sols pierreux, éboulis e t alluvions ; c'est pourquoi nous les considérons comme des électives Soc►Aau ITS — Elle est généralement nulle on très faible : ces espèces se présentent le plus souvent sous forme d ' individus isolés dispersés au milie u des alluvions Cependant certaines peuvent former de petits groupement s (Calamagroslis argenlea, Asiragalus arislalus, Campanula pusilla Ilieraciun► stalicefolium, E rosmarinifolium E rrassifoliunll I e degré d e recouvrement est faible, ces plantes laissent entre elles de Iarges espace s dénudés, qui peuvent d'ailleurs être colonisés en partie par des plante s venues des rives du cours d'eau ou des milieux floristiques voisins (prairies , bois), mais, comme nous l'avons déjà dit, plusieurs de ces espèces pré sentent un recouvrement individuel assez notable G repens, S aisoidea , A arislalus, L alpina) ADAPTATION AU MILIEU — Nous dirons maintenant pour terminer quelque s mots sur les adaptations spéciales cle ces espèces Les unes, comm e G repens, S aizoidea, L alpina, O monlana, sont des plantes tig e rampante, plaquées au sol et fort recouvrement individuel (forme e n coussinet) C argenlea, E crassifolium, E rosmarinifolium, II stalicefolium on t au contraire des tiges dressées, mais leurs feuilles sont étroites et celles d e C argenlea sont enroulées (caractère (les gramiuécs xérophiles) C pusilla et G tenue présentent une disposition intermédiaire ayant de s tiges couchées la base et nettement dressées clans leur partie supérieure ; ces tiges, nombreuses et serrées, forment des touffes peu élevées, sortes d e coussinets recouvrement assez appréciable A arislalus, pétioles transformés en piquants, forme de larges coussinets sur les graviers des torrents II faut noter, en passant, sa ressemblanc e avec A Tragacanlha, autre Astragale piquante, si abondante sur le littora l méditerranéen près de Marseille, ressemblance qui n ' est due peut-être q u ' un phénomène de convergence, déterminé par des conditions d'existenc e assez analogues (adaptation xérophytique) Enfin, G repens, S aizoidea, et L alpina, ont des feuilles plates , linéaires, un peu charnues Or nous avons vu que la réduction et la crassulence des feuilles sont également des adaptations xérophytiques A par t L alpina, toutes ces espèces sont vivaces CONCLUSIO N Les caractères adaptatifs que nous ve'nous d'indiquer sont précisément — 117 — ceux que nous rencontrons chez les végétaux des étages alpin et subalpin : touffes épaisses, coussinets, recouvrement individuel considérable, tige s plaquées au sol, feuilles réduites Il faut signaler encore le grand développe ment de l'appareil reproducteur : c'est ainsi qu'un seul pied de G repens , S aizoiclea, L alpina, A arisialus, C pusilla porte de très nombreuse s fleurs, parure de ce milieu aride et indice d'un pouvoir colonisateur trè s élevé Les étages alpin et subalpin ont un climat très rigoureux et relativement sec ; les pluies y sont plus rares que dans l'étage montagnard et le s précipitations atmosphériques y tombent le plus souvent sous forme d e neige ; les vents y sont particulièrement violents, la période de végétatio n est très courte (juillet-août) Or la région de La Giettaz est située dans l a partie supérieure de l'étage montagnard, proximité de l'étage subalpin e t présente des conditions de vie assez analogues : précipitations neigeuse s abondantes, été court, vents violents ; de plus clans les lits des torrents, le s crues subites au moment des fortes averses et la violence du couran t viennent s'ajouter aux facteurs précédents L'été, très court, impose au x plantes adaptées ce milieu une période de végétation hâtive Mais, comm e clans l ' étage subalpin, la température estivale peut atteindre des maxim a assez élevés : pendant les belles journées le soleil est très ardent et la lumi nosité intense, d ' où augmentation de la transpiration chez les végétaux Cette saison comporte même de courtes périodes de sécheresse On comprend ainsi q u ' un certain nombre d ' orophytes des hauts sommets de la chn e des Aravis qui domine la région de La Giettaz, comme l ' L alpina, C pusilla , G tenue, O monlana, descendent au-dessous de leur habitat normal, e n suivant les vallées des torrents et se maintiennent dans la partie supérieur e de l ' étage montagnard, où elles restent cantonnées clans les lits des cour s d'eau ; presque toutes les caractéristiques que nous avons notées sont de s endémiques des étages alpin et subalpin Ces plantes, presque toutes vivaces, ont de fortes racines difficiles arra cher, qui leur permettent de résister la violence clu courant Nous avon s été témoin (le crues estivales subites, causées par de gros orages : le torrent , considérablement accru, roulait avec impétuosité des eaux boueuses, submergeant ses alluvions et la végétation qui s ' était établie Mais, peu après , quand les eaux se retiraient, les plantes ne paraissaient pas avoir beaucou p souffert de ces inondations passagères Enfin, part E crassi foliuna, ce s caractéristiques ne sont pas exclusives, pouvant se rencontrer en dehors de s lits de torrents dans des milieux où elles trouvent des conditions analogues : la plupart paraissent plutôt rechercher la nature meuble et pierreuse du so l alluvial, que le voisinage même de l ' eau La colonisation des alluvions émergées par cette flore spéciale, où G repens, S aiznidea et A arislalus jouent un rôle prédominant par leu r fréquence et leur fort recouvrement, permettra leur consolidation progressive et l'établissement des espèces ligneuses riveraines, notamment l'Alnu s incana, ainsi que nous avons pu le constater sur le large cône de déjectio n de notre torrent Le groupement G repens et S aizoidea (du nom des cieux espèce s dominantes) n'est clone pas une forme stable de végétation : quand les ditions du milieu le permettent, il évolue vers l'Aulnaie Alnus incana e t cette dernière, établie sur les anciennes alluvions, des bords du cours d'eau , part évoluer son tour vers la Hétraie (avec Epiceas) — 118 — On peut constater cette transition l'embouchure de la rivière que nou s avons étudiée où le groupement G repens confine l ' Aulnaie A incan a et cette dernière la vaste forêt du Rocher de la Ville (1 500 mètres), au dessus du village de La Giettaz, avec Fagus silvalica et Picea excelsa , comme espèces dominantes Notes sur quelques Graminées du Vaucluse et du Gard par H ue lT Iardù :ac Durant une excursion que nous avons effectuée en avril 1943 dans l e Vaucluse (Orange, Avignon) et le Gard (Villeneuve-lès-Avignon), nou s avons observé quelques Graminées intéressantes que nous signalons ci après : Poa annua L subsp exilis !'l'omet '.• Murb Vaucluse : Orange, dans les rues de la ville par ex avenue de la Gar e et avenue Rodolphe-d'Aymerall, au pied des murs, et dans le théàtre romain , commun, en compagnie du subsp lypica Br -Ill var lypica I3ec k emend Briq ; 27-1V — Avignon, entre la porte Saint-Michel et la port e de la République, au pied des remparts, en compagnie du subsp lypica var lypica ; '?S-IV Ces localités marquent sans doute la limite d ' extension vers le N d e cette remarquable sous-espèce qui, jusqu ' ici, n'avait été observée dans l a France continentale qu ' en Basse-Provence' 11 y aurait lieu de recherche r cette plante dans toute la région méditerranéenne où elle existe très proba blement en de nombreuses localités Nous ferons remarquer, qu'à la fi n d ' avril, Orange et Avignon, les échantillons de P annua subsp exili s commenỗaient dộj se dessộcher, alors que ceux P annua typique étaien t en pleine floraison P trivialis L var silvicola Guss ) Ilack Vaucluse : Orange, avenue Rodolphe-d'Âymeral ; 27-IV — [le de l a 13arthelasse, près d'Avignon, lieux humides ' °_S-IV Gard : Villeneuve-lès-Avignon lion loin de la tour Philippe-le-Bel, fossé de la route ; 3S-IV La répartition en France du P lrinialis var silvicola est encore très ma l connue ; celte race n ' avait pas encore été signalée jusqu'ici dans le Vauclus e et dans le Gard Festuca ovina L subsp laevis [Jack var marginata Ilack subvar eu- marginata St-Y Vaucluse : Orange, colline Saint-Lutrppe, rochers cale , 90 m env ; 37-1 V Race encore inédite pour la flore du Vaucluse Son aire de répartition es t scindée en cieux secteurs, l'un occidental, assez vaste, l'autre oriental , beaucoup plus réduit Le secteur occidental comprend en France les départements ci-après f Rhône, Savoie, Isère, Hautes-Alpes, Drôme, Vaucluse , Gard, Bouches-du-Rhône, Puy-de-Dôme, Lozère, Aveyron, Hérault, Aude , Cf H ne L1TAnniiate Recherches sur les Pen annua suhsp exilis et suhsp l!lpicn , CJlophysiol réyét , III, 135 (1938) in lier Gytol et — 19 — Pyrénées-Orientales, Haute-Garonne, Indre-et-Loire, Deux-Sèvres, Charente Maritime, Gironde' ; en Espagne, quelques localités de Catalogne ; e n Italie, la plante existe dans le Piémont (prov de Coni : entre Ponte d i Nava et Viozene) Le secteur oriental comprend l'Épire (mont Veluchi) e t la Transcaucasie ; dans cette dernière région le var marginata existe sous sa forme typique et sous une forme spéciale (subvar transcaucasica St-Y ) F elatior L subsp arundinacea (Schreb ) Haek forma inter var glaucescentem Boiss et var Letourneuxianam St-Y subvar Pitardi i St-Y ambig Vaucluse : Avignon, boulevard Sàint-Roch, au pied des remparts ; 28-IV Plante présentant les caractères suivants : Chaumes lisses Feuilles étroitement enroulées sur le sec Panicul e étroite, contractée, rameaux assez longuement nus, très scabres Épillet s mesurant mm de long, glume inférieure 4,5 mm de long, glume supérieur e 5,5 mm de long atteignant les :'3 de la 4e , glumelles mm de long , aristées, assez fortement scabres Ovaire hispidule au sommet dans certaine s fleurs, très glabre clans d ' autres fleurs F elatior subsp arundinacea forma inter var Uechtrizianam (Wiesb ) Hack et var cirtensem St-Y ambig Vaucluse : Avignon, boulevard Saint-Roch, au pied des remparts ; 28-IV Plante présentant les caractères suivants : Chaumes scabres au-dessous de la panicule Panicule ample, multispiculée Epillets mesurant mm de long, atteignant les 2/3 de la e ; glumelle s 6,5 mm de long, aristées, serrulées-scabres sur la carène Ovaire hispidule au sommet dans certaines lieurs, très glabres dans d ' autres fleurs La présence de F elatior suhsp arundinacea ovaire hispidule n ' avai t pas encore été mentionnée jusqu ' ici dans la France continentale ; il y a tout lieu de croire qu ' il en existe en d ' autres points de la région méditerranéenne, notamment au voisinage du littoral peut-être avec des forme s tout fait typiques, comme on en observe en Sicile, en Corse ou e n Espagne Nardurus maritimus (L) Janchen var aristatus (Koch) Jah et Maire subvar villosus Maire Vaucluse : Orange, dans les ruines du gymnase romain, en compagnie d e subvar glahriglumis Maire : 27-1V Le var marginale a été signalé aussi dans l'Aube, a Saint-Paires-les-Tertre s (Rocv, Fl Fr., XIV, 212) et dans l'Ardèche (Rochers d'Avran, Cosys ex Ravon, Cal pi Ardèche, 269 Nous n ' avons pas vu d'échantillons de ces provenances D'après notre trè s regretté ami A SAINT-YVES Fesl Alp m g in Ann Conserv et Jard bol Genève , YVII, 90), les exemplaires récoltés par l'abbé CosTa aux rochers d'Avran appartiennen t d une forme tenant peu près le milieu entre les var marginala et duriuscula, mais s e rapprochant cependant un peu plus de cette dernière variété Il est probable que le var marginata typique existe clans l'Ardèche Dans la région de Burzet, nous avons observé des formes de passage entre le var glauca et le var marginala (cf H ne LIrARDI&Re i n Bull mens Soc Linn Lyon, XI, 84) Il s'agit de la plante signalée par SAINT-Yves sous le nom de suhsp ((Lévis var eulaevis subvar laela Belli [ex St-Y , Pest Alp mar in Ann Conserv et fard hot Genève, NVII, 94 (1913)1, qui, en réalité, correspond au var marginata subvar alopeeuroides Bad : — 120 — Celte sous-variété, caractérisée par des épillets velus, n ' a été notée, notre connaissance, que dans un petit nombre de localités et les flores clas siques franỗaises (par ex celle de Kou ) n ' en font pas mention Elle exist e ỗ et souvent en compagnie du subvar glabriglumis Maire, en diver s points (lu S -E : Isère : Marcieu, Savel, 111ayres (leg abbé Sauze in Soc Dauph , n" 1905, sub : N unilaleralis ; Hautes-Alpes : Serres, Rosans , Antonaves (leg Breistroffer) ; Drôme Taulignan, Sahune, Donzère, Rochegude (leg Breistroffer) ; Vaucluse : Avignon (leg Michelin, in herb Mutel) Nous en avons vu aussi des échantillons provenant d ' Espagne (Sierra d e Grazalema, Ieg Reverchon) et du Maroc (Moyen Atlas : Takha Ichiane , leg Jahandiez) Le N marilimus, espèce assez polymorphe, comprend les subdivision s suivantes : a var genuinus (Godr.) Maire in Jah et Maire (Cal pl Maroc, I, (1831) = N lenellus var genuinus Godr , FI Lorr , III, 187 (1844) a' subvar glaber Maire in Emb et Maire, Cal pl :Maroc, IV, 94 (1941) N lenellus var genuinus Godr c , sensu stricto a2 subvar pubescens (Ilusnot) R Lit , nov comb, = N unilaleris var mulicus subvar pnhescens Husnot Gram 68 (1898) = N marilimu s var genuinus forma pilosus (u Lindb ») Maire et Samuels in Ark f Bol XXIX A, tir part, p 6(1939) ; non N marilimus a hispanicus forma pilosa N marilimus var genuinus subvar pilosus (u Lindb ») Maire i n Lindb Emb et Maire, I c ; non forma pilosa Lindb (i var bluncialis (Vill ) Roth et P Silva in Aron lusil , t I, vol II , 247 (1939) = Triticum hiunciale VIII Hist pl Dauph , Il, 167 (1787 ) Fesluca lenuiflora var hiuncialis Koch Syn , ed I, 809 (1837) (' subvar leianthos, R Lit , nov subvar Spiculae glahrae ,2, subvar dasyanthos R Lit , nov subvar Spr,culac villosa var aristatus (Koch) Jah et Maire, c = Fesluca lenuiflora var arislala Koch, I c = V unilaleris var arislala'l' rab in Bali et Trab , Fl Alger, 101 (1884) y' subvar glabriglumis, Maire in Emb et Maire, I c y' subvar villosus, Maire in Bull Soc hist nal r1 fi• N., XXVI, 234 (1934) = N marilimus ltispan.icus (Reichb ), Fiori forma pilosa Lindb !lin medil 20 (1932) SECTION ENTOMOLOGIQUE Un Pterostichus nouveau pour la faune franỗaise (Corse) Par JACQUET DEi ETUM SCHAEFERI, se place près du genre Argutor Steph ; en diffère première vue par son faciès particulier, la conformation où l'absence (type ) d ' un trait interstitiel simulant et remplaỗant la striole scutellaire normal e et par l'ensemble des caractères descriptifs Les échantillons du Triticurn biunciale, Vill conservés dans l'herbier de Villars , échantillons de provenance imprécise (c; h Vienne, Montélimar »), appartiennent a u ' ubvar da syanlhos R Lit — 121 — Noir, élytres ovalaires postérieurement élargis, d ' aspect général robuste, convexité prononcée, antennes, palpes et pattes (l ' un rouge ferrugineux , long 7,5 mm De la taille d ' Argulor in.lersliuclus, plus ramassé, d'u n noir moins brillant, striation élytrale beaucoup plus fine 'l' GTE large, grosse, dégagée, lisse, avec deux impression s linéaires réunies antérieurement par une ligne transvers e déterminant au devant un léger ressaut Vaux convexes, petits, saillants ; tempes parallèles de la longueur des yeux MANDIBULES, pattes et antennes d ' un rouge ferrugineu x clair ANTENNES, premier article des antennes plus gros, l e deuxième plus court que le troisième, ces articles et la bas e du quatrième lisses, les autres pubescents, tomenteux e t pilosellés CORSELET courtement cordiforme ; sinué, plus large au sommet qu ' l a base, sublisse avec les angles postérieurs droits pointe légèrement saillant e en dehors, bord antérieur incurvé en dedans en son milieu, ses angles obtu sément arrondis, rebordé finement sur les côtés et les angles, antérieur s et postérieurs, assez prolongés sur la base et le sommet sans atteindre leu r milieu ; base munie de fines strioles longitudinales au milieu, un sillo n médian longitudinal approfondi en son milieu atteignant plus ou moin s visiblement la base, noyée antérieurement dans une impression ponctiforme , de chaque côté de la base une impression strigiforme nette portant quelque s points grossiers varioleux du côté externe EcussoN triangulaire, sommet arrondi, ponctué de strioles longitudinales ELYTRES transversalement striolés, chagrinés, deux fois aussi larges a u tiers postérieur que le corselet sa base, convexité plus forte ce point , brusquement acuminés et pincés avant le sommet Base bisinuée, largemen t marginée etrebordée, les angles huméraux obtusément marqués Stries fine s paraissant imponctuées, peu profondes, la première rejoignant le sillo n transversal de la base et resserrée contre la suture ce point, par suite, l a deuxième interstrie est deux fois plus large la base que les première e t troisième Une trace de court trait oblique de forme variable part de l a base ou près de la base de la deuxième strie se dirige vers la première stri e sans l'atteindre DESSOUS du corps noir Segments abdominaux lisses portant un pore setigère de chaque côté de la ligne médiane PATTES : trochanters et pattes ferru gineuses, tibias antérieurs fortement échancrés avant le sommet précéd é d'une forte épine, tibias pubescents extérieurement spinulés plus fortemen t au sommet CAELOTAXIE : soies sur le labre (une de chaque côté ) sur l'épistome (une de chaque côté ) — interoculaires (deux de chaque côté) , — au pronotum (une de chaque côté avant le milieu , une de chaque côté dans l'angle posté rieur du thorax) diffère de la ? par des tarses antérieurs plus dilatés et par le bor d antérieur du labre portant outre la soie de côté que comportent les deu x sexes, ou petites soies e — 122 — Trouvé en une dizaine d'exemplaires par MM L Schaefer et gagniez a u Mont d ' Oro (Corse) Alt 1011 m le 27 juillet 1942 en compagnie d'Olior- rh ynchas corsicus 'l'vpe Coll J Jacque t Coll L Schaefe r Coll Theron d Coll Fagniez Le lieu de capture de cette remarquable espèce est situé aux abords immé diats du lac d'Oro ; elle se trouve sous les pierres encore mouillées de neig e récemment fondue, le lac étant encore glacé et enneigé en cette saison L ' accès de la station est rendu difficile par les pentes abruptes des roche s qui l ' entourent et n ' est pas sans danger Ou se demande si ce ne serait pas la raison pour laquelle cette espèc e aurait échappé aux nombreuses prospections de notre éminent collègu e Sainte-Cl Devine, auteur du Catalogue de la faune coléoptérique de la Corse Nous adressons nos vifs remerciements M L Schaefer, auteur de l a révision des Buprestidae Gallo-Rhenans pour les observations communiquées , et M Olier, notre collègue d'Abi, pour la communication de l'extrait de l a l'aune d'Italie de Porta que nous n ' avions pu nous procurer SECTION MYCOLOGIQU E Une nouvelle technique d'étude des périspores amyloïde s application au développement des spores de : Fayodia bisphaerigera (Lange) hiihuer Par Marcel 1,ocQuix (Suite et fin i III — Actions physiques : Voici une technique, permettant la mise nu de l'endospore, dans le ca s où l'épispore rigide s'oppose toute attaque : Les spores de Lactarins, par exemple, sont observées dans l'acide sulfurique concentré ; elles se gonflent rapidement ; lorsque l ' observation montr e que quelques-unes ont atteint presque le double de leur taille normale, o n fait arriver un courant d ' eau pure La spore est le siège de violents phénomènes d'osmose et, dans certains cas, ceux-ci sont assez forts pour rompr e l'épispore suivant une ligne souvent équatoriale et la rétracter en deu x calottes, l ' une discale, l ' autre basale Cette méthode est sujette des inconstances et ne peut pas être tro p généralisée ; néanmoins, dans certains cas, on peut en tirer parti IV — Décapage chimique : Les essais, partiellement fructueux, effectués par M JOSSEBANU (10), d e décapage des périspores amyloïdes des Lactario-Russulés, au moyen de l a soude, m ' ont incité entreprendre systématiquement l ' étude de cett e question Dans la recherche des décapants, je me suis adressé successive- 123 — ment aux solvants des composés organiques qui pouvaient être présents dan s les membranes : amidon, cellulose, hemicelluloses, composés pectiques , chitine, callose Je ne mentionnerai ici que ceux qui m ' ont donné de s 'résultats susceptibles d'être utilisés Avant tout décapage, il est avantageux d'immobiliser les spores, afin d e pouvoir suivre sous l ' objectif les actions successives des réactifs sur la mêm e spore A cet effet, préparer la solution suivante d'eau gélatinée : dissoudr e un cm de gélatine blanche en feuilles, dans 20 cc d ' eau ; un cristal d e phénol assure la conservation Faire déposer les spores sur une grosse goutte d ' eau gélatinée, étalée su r une lamelle bien propre Lorsqu ' un dépôt léger s'est effectué, faire séche r l ' air ou dans une étuve vers 4tc, pendant 48 h au moins Les spores ainsi préparées se conservent indéfiniment Au moment d e l ' emploi, il suffit d'insolubiliser la gélatine, en la tannant dans du formo l 10 °/ Lorsq u ' on n ' a sa disposition q u ' une sporée déposée sur papier, il est diffi cile de l ' étaler convenablement sur la goutte de gélatine ; aussi peut-o n effectuer un frottis sec de la faỗon suivante : dộposer un amas de spores clan s une goutte d ' eau ou de salive, sur une lamelle et sécher la flamme ver s 70 Voici la technique de décapage applicable aux périspores amyloïde s notamment celles des genres Laclarius, Ilussula, Melanoleuca, Leucopa x•illus, Fa yodia, etc - SOLVANTS DE L ' AMIDON : Acide azotique : sur une spore collée la gélatine, faire agir le Melzer o u tout autre colorant iodé (clans le premier cas, laver dans une solution aqueus e concentrée d ' hydrate de chloral) Lave r ' ensuite l'acide sulfurique °/° ; observer les changements de teinte s ' il y en a ; toutes observations faites su r la spore intacte, on fait arriver un courant d ' acide azotique concentré d ' u n côté de la lamelle, tandis qu ' on aspire de l ' autre, avec une bandelette d e papier filtre l' ont ceci peut se faire sans quitter de vue la spore bien immobilisée par la gélatine Lorsque la spore est atteinte par le flux acide, sa périspore colorée pa r l ' iode prend successivement toutes les teintes caractéristiques des dextrines ; en même temps, l'ornementation se modifie puis, dans certains cas, dispar t entièrement Lorsque la spore est redevenue hyaline, on lave l ' acide sulfurique 4°/„ ; on peut vérifier alors, avec un réactif iodé, que toute l a matière colorable par l ' iode a disparu L ' ensemble des opérations dure quelques secondes, et peut se faire e n continuant l'observation ; on peut ainsi dessiner une même spore avant e t après le décapage Chlorure de zinc : sur une sporée collée, faire agir le Melzer puis un e solution concentrée de chlorure de zinc (on vérifie incidemment l'absenc e de cellulose qui se colorerait en bleu par le réactif) ; le décapage est lent e t n ' est total, froid, qu ' au bout de 12 48 h , suivant les spores ; l ' ébullition, cette action est totale en quelques secondes A froid, l'avantage d e ce réactif est de permettre l'observation de tous les stades intermédiaires d u décapage — 24 Il — SOLVANTS DES — COMPOSÉS PECTIQUES : Oxalale d 'ammonium : en solution aqueuse saturée, légèrement aciclulé e par de l ' acide oxalique, a une action trop lente froid A chaud, il dissou t comme les précédents les périspores colorées par l'iode, du fait qu'elles tiennent probablement des composés pectiques On le fait agir comme l e chlorure de zinc après un colorant iodé III — SOLVANTS DES ItI::MICELLULoSE S Soucie nu potasse en solution concentrée, décape irrégulièrement les périspores comme l ' a remarqué M JoSSEuAND X10) A chaud, cette action es t plus rapide, mais reste cependant irrégulière On peut en conclure qu e les périspores, colorables par l'iode, contiennent une proportion variable e t irrégulière de constituants hémicellulosiques L'alcalinité de ce décapant n e permet pas la coloration simultanée par l ' iode, il faut neutraliser par l'acid e sulfurique avant de faire agir de nouveau le Melzer IV — SOLVANTS DE LA CHITINE : Ilypochlorite de sodium : pur en solution 12 "la ; chaud, chez les Lactario-Russulés, dissout indistinctement épispore et périspore Ce n ' est qu e clans le cas de Fayodia hisphaerigera qu'il limite son action la périspore Cette sélectivité variable correspond une répartition différente de la chitine clans les membranes de ces deux groupes de champignons V — SOLVANTS DE LA CALLOS E Chlorure sl,vineux : en solution aqueuse saturée, dissout froid, et plu s rapidement chaud, épispore et périspore des Lactario-Russulés ; ne dissou t l ' épispore de F hisphaerigera qu' après disparition de la périspore Chlorure de calcium : en solution aqueuse 10 °/ o , attaque chaud d e même manière que le chlorure stanneux Dans la pratique courante, le décapant rapide qui me semble préférabl e tous les autres est l ' acide azotique C ' est celui que j ' emploie le plus fréquemment Pour avoir une action lente, le chlorure de zinc m 'a donné le s meilleurs résultats Les autres réactifs sont précieux poilr l ' étude chimiqu e des membranes J'emploie systématiquement cette nouvelle technique dans l'étude d e toutes les spores présentant une ornementation colorable par l'iode Chaqu e genre fera l'objet d'une étude séparée et complète J'ai choisi en premier lieu l'étude des spores de F hisphaerigera, uniqu e représentant du genre , pour deux raisons principales : l ' étude des spore s de cette espèce faite par R KiIINER (11), suivant une technique toute différente, peut servir de point de comparaison ; c'est aussi cette spore, don t les trois membranes sont remarquablement différenciées, tant optiquemen t Siz en (21) a proposé l'introduction dans ce genre de plusieurs autres espèces , notamment Omphalia matira L'étude des spores de cette espèce montre en effet un e certaine analogie, mais très limitée, qui se retrouve, au surplus, chez bien d'autres genre s fort éloignés Cette extension du genre Fayodia ne me parait pas valable — 135 — que chimiquement, qui m ' a servi de « cobaye » dans mes recherches Le s observations qui suivent ont été faites, d'une part, sur Fayodia bisphaerigera (Lange) Kühner = F sfriaepilea sens Ricken fin carbonicola , récolté et aimablement communiqué par R KUHSER ; et d ' autre part, su r une récolte de la forme type, faite par i\1 JO SER_ ND, Poule, le 35-9-38 Développement des spores de Fayodia bisphaerigera (Lange) Kühner L'étude du développement de l'ornementation de l'épispore est facilité e par la coloration au tannin mentionnée plus haut En effet, ce mode de colo ration éclaircit la périspore, en même temps qu ' il colore en gris bleuâtr e l ' épispore ; quelques vacuoles internes sont parfois colorées en mauv e pâle Lorsque la spore sphérique n ' a pas encore atteint la taille moyenne d e c, elle semble ne posséder qu'une membrane homogène et épaisse, muni e d ' un apicule très fin, difficilement visible sans coloration On voit appartr e ensuite vers la périphérie de petites irrégularités de réfringence au sein d e la membrane Ces petites irrégularités se dộveloppent d'une faỗon centrifuge en s'individualisant en colonnettes rộfringentes Rapidement, on arriv e distinguer, de l ' extérieur vers l'intérieur, une fine membrane périsporique , presque invisible dans le tannin, qui se colore bientôt en bleu noir dans l e !Vlelzcr ; l ' épispore très épaisse, fortement dotée d ' ornements tronconique s ou subcylindriques, et enfin l ' endospore, difficilement visible ce stade Le s ornements épisporiques croissent en longueur vers l ' extérieur, par une sort e de surrection soulevant, la périspore et l'amenant au niveau de l ' apicul e primitivement dégagé qui se trouve ainsi noyé clans la périspore, au mêm e titre que les ornements Je nommerai périspore externe la membrane recouvrant les ornement s épisporiques et périspore interne, l ' intervalle compris entre les ornement s épisporiques et la périspore externe, dénomination qui sera justifiée pa r l ' étude chimique de ces membranes Les ornements épisporiques noyé s dans la périspore interne ne sont cependant pas des productions de celles-c i comme les ornements du genre Leucocoprinus 11s appartiennent bien l ' épispore comme le montrera l ' élude chimique qui suit ; certains de ce s ornements dépassent et crèvent la périspore externe, mécanisme qu'i l serait difficile d'expliquer par une origine périsporique de ceux-ci Vus de face, dans l'ammoniaque, ces ornements paraissent plus ou moin s confluents, dessinant dans ce dernier cas des sinuosités versiformes, qu'o n ne saurait mieux comparer qu'à des circonvolutions cérébrales Ces pseudo crêtes sont toujours résolubles, soit en lumière oblique soit par coloratio n au tannin, en verrues isolées, bien définies Les trois membranes sont inégalement fragiles, ce qui permet de le s séparer mécaniquement : une pression modérée sur le couvre-objet détach e la périspore en lambeaux, laissant appartre l'ornementation épisporiqu e mieux définie Dans certains cas plus rares, cette dissociation va jusqu'à l a rupture de l'épispore, qui se sépare alors, laissant nu l'endospore lisse e t plus résistante A l'aide des réactions colorées et des décapages sélectifs exposés plu s haut, on peut localiser diverses substances chimiques dans les membranes : — 126 — la périspore c :cterne se colore eu bleu noir dans le Melzer, mais reste incolore deus l ' acide iodhydrique ; comme elle est soluble dans l ' acide azotiqu e et le chlorure de zinc, on peut lui supposer une nature amylifère Celle-c i contiendrait aussi des hémicelluloses et des composés pectiques du fait d e sa solubilité dans l ' oxalate d ' ammonium d ' une part, la soude d ' autre part Si l ' on fait agir l ' hypochlorite de sodium, la périspore est attaquée ; d ' autr e part, 'celle-ci est colorée plus intensément en noirâtre que dans le Melze r par le chlorure de calcium iodé, ce qui semble indiquer la présence d e chitine Elle est intensément métachromatique dans les violets, ce qu i indique la présence probable de chondroprotéides Les solvants de la callose n ' agissent pas sur la périspore ; le bleu C B, colorant de celle-ci , ne donne aucune coloration La périspore interne : il semble a priori que rien ne justifie l ' individualisation de cette région, fort probablement fluide de la spore Mais si l'o n observe clans l ' acide iodhydrique qui ne colore pas la périspore et par conséquent ne masque pas les colorations sous-jacentes, on peut individualise r ỗ et l, entre les aiguillons de l'ộpispore, de fines granulations colorées e n vineux pâle Ces mêmes granulations se colorent, faiblement et métachromatiquement, en rouge violacé, dans le bleu de méthylène alealin,'dans le F violets, lorsque la périspore externe, qui, par sa coloration propre le s masquait, a été enlevée par un moyen mécanique ; ces réactions semblan t indiquer la nature chondroprotéique de ces granulations L ' épispore remarquablement mise en évidence par le tannin est insolubl e dans l'acide azotique, le chlorure cle zinc, l'oxalate d'ammonium, la soude , l'hvpochlorite de sodium ; elle ne se colore pas par les violets Par contre , lorsque la périspore est rompue et permet ainsi l ' action du chlorure staneu x et du chlorure de calcium, cette membrane est rapidement attaquée chaud Ceci, joint son intense coloration en bleu dans le bleu C B, fait conclure la présence de callose L'endospore se colore en brun rouge dans le Melzer et en brun vineu x dans l ' acide iodhydrique ; cette colora( ion se fonce par l ' action du chlorur e de calcium iodé, ce qui semblerait indiquer la présence de chitine so n intérieur Cette membrane ,est métachromatique dans les violets, ce qui peu t indiquer la présence de chondroprotéides Enfin, l ' intérieur du protoplasme, on trouve souvent de petits globule s métachromatiques dans les violets et très légèrement teintés par l'acid e iodhydrique ; ils ressemblent en cela aux granules plus petits de la périspor e interne En résumé, et sous une autr e forme, on peut dire qu e les matières amylacées sont localisées dans la périspore externe ; les chondroprotéides dans la périspore externe, les granulations de l a périspore interne et du protoplasme, ainsi que l'endospore ; la chitine imprègne plus ou moins périspore et endospore la cal/ose est exclusivement localisée dans l'épispor e des hémicelluloses et des matières pectiques sont réparties dans la périspore Cette note est la seconde' de la série consacrée aux spores des Basidiomycètes supérieurs C'est par suite des circonstances que la publication de cette note a été retardé e d' un an -127 1lilsue é Après exposition de quatre séries techniques permettant l'étude de s diverses membranes sporiques ; techniques al de colorations chimiques , b) de colorations optiques, e) d'actions physiques, d) de décapage ; l'étud e de la constitution et du développement de la spore P'ayodia bisphaerigera a été faite, titre d'exemple, au moyen de plusieurs de ces techniques Lyon,jfévrier 1942 I,1':GENDE DE LA PLANCHE : A, B, C : stades successifs du développement I) : spore mûre, épispore partiellement rompue par compression — E : portion d'épispore décapée par t'acide azotique — F : spore mùre dont la périspore s'est partiellement détachée de l'épispore — Sur le s spores D et F, on remarque notamment quelques ornements épisporiques dépassant l a périspore — Toutes les spores sont vues en coupe optique, de A D : récolte de M Jos SEn, NI ; E et F : récolte de R hbesen — Gross x 000 BIBLIOGRAPHI E Précis d'analyse chimique biologique générale, 1925 R Comuss : La vie de la cellule végétale, 1933, 1937, 1938 E J GILBERT : La spore des champignons supérieurs, 1927 V GmGNAne : Traité de chimie organique, t 8, 11 L Hamu : Beobachtungen an Sporen von Basidiomyceten Zeilschrifl für wissen1 E BARRAI, : schaflliche Mikroskopie, 1936 — Zur Sporenfàrbung, Annales Mycologici, n^ 4, 1938 7, R Rani : Le genre Inocybe, 1931 — 128 — It ILua : Les Lactario-llussulés du domaine oriental de Madagascar, 1931 M JOSSERAND : Note sur Coprinus tergiversons ; Ann Soc Linn, de Lyon, 1930 , 10 — Étude de l'ornementation sporique des Lactaires et de quelque s autres espèces spores amyloïdes, Bull Soc Myc de France , fasc 1-2, 1941 11 R KUNNER : Un nouveau groupe d'Agarics leucospores, Bull Soc Linn de Lyon , mai 1930 12 — Coprinus narcoticus, Ann Soc Linn de Lyon, 1935 13 M LANr,ERoN : Précis de microscopie, 5° édition, 1934 14 M LocQurs : Étude du développement des spores du Genre Leucocoprinus Bull Soc Linn de Lyon, mars 1942 15 H LonwAC : Zur Abschleuderung der Basidiosporen unter Tropfenahscheidung , Ber de Mycologie, dộcembre 1938 16 G MALENỗoN : Observations sur les ornements des spores chez les champignons Arch de Bot , juillet 1929 17 Recueil des travaux cryptogamiques dédiés L Mangin La séri e des Astrérosporés, 1931 18 Considérations sur les spores des Russules et des Lactaires, Bull Soc Myc de France, fasc 1, 1931 19 M PovoNovsK1 : Éléments de biochimie médicale, 1941 20 H ROMAGNESI : Étude de quelques Coprins, Ber de lfye , 1941 21 R S(NGai : Notes sur quelques basidiumycetes, I[ e sér., Rn) de Jlyc , décembr e 1936 22 Id IV° série ; ibid , décembre 1938 ÉCHANGES, OFFRES ET DEMANDE S Illustrations plantarum europeae rariorunl auctore Rouy Diagnose de s plantes rares ou rarissimes de la flore européenne accompagnées de planche s représentant toutes les espèces décrites Reproduction photographique de s exemplaires existant dans les grandes collections botaniques et notammen t dans l'Herbier Rouy, 20 volumes in folio de 500 planches photographiques Paris, Emile DEYROLLE, 1895 Collection importante de pièces paléolithiques et néolithiques, détai l par lettre (pièces d'origine des B D R ) M MOuRGUE, La Destrousse , B -du-Rhône Suis acheteur microscope neuf ou occasion, excellent état, objectif revolver, vis micrométrique grossissement au moins 800 Suis égalemen t acheteur : loupe binoculaire excellent état Faire offre avec description et prix : M Joseph LAGARRIGUE, Membre de la Société, 25, boulevard Laromiguière Rodez (Aveyron) IMP PROTAT FRÈRES, MACON — MCMXLIII — C O L • :31 1998 Le Gérant : G CHAMBERT ■■■■■■i7■■■■i■■iii■■■■//■■■/■■iii■■■■■■■■■■■/■■■■■■iii■ ■ n n MAISON DUMAS — VIVIAN T ■ ■ ▪ 72, Avenue de Saxe, LYON Tél M 55-61 5, rue Marcellin-Allard, St-ÉTIENNE Tél 43-1 MEUBLES - MACHINE S FOURNITURES de BUREAU X ■ ■ SPÉCIALITÉ de FICHES de CLASSEMEN T USINE : '109, rue Ney, LYO N ▪ ///■■■iiiii■iii/■i■////■i■/iii///■■■■■//■ii/iii/■iii■/ ~ n ■■ COMPAGNIE ÉLECTRO-COMPTABL E Machines Electro-Comptables cartes perforée s Société Anonyme au Capital de 31 500.000 de frs Magasin de vente et salle d 'exposition : 360, rue Saint-Honoré, PARIS ▪ LYON : le r 4, rue Grôlée — MARSEILLE : 58, rue Paradis ■ ▪ : ■■■■■■i//■//i//u//i■■/■iii■//■■//iii//iii■//■i///iiii/ : PERRAUD & FILS 22, Place des Terreaux LYON T : B 06-39 Adr Tél PERRAUFILS-LYON FLEURS NATURELLES Maison de Premier Ordre Livraisons rapides directes ou par ses correspondants en France et dans tous pays ▪ : //■i//i/■i/■iii///■///■■■/////ie/■■i■/■/i/////i//■m/ ▪ ■ ■ •■ ■ • • • ■ : Catalogues — Bulletins périodiques — Comptes rendus d'Assemblée s Tètes de lettres, factures et tous imprimés de burea u IMPRIMERIE PROTAT FRÈRES — MACO N Publicité en toutes langues européennes et orientale s Équations et formules de mathématiques, algèbre, chimi e Travaux artistiques en noir et en couleur s Similigravure Trichromie Héliotypogravure Conditions spéciales aux Membres de la Sociét é ■ ■ ■//iii/iiii■■iii/■//■■//■■//i1/i//■■//////■//iii/■■i■// ■ n■■■■iiii■■i■■i■iiilui■■■°iiii■iiiii■i■iiiiiiiiiiiii ■ n n ▪ n n n ▪ OPTIQUE JULES PETE R APPAREILS DE LABORATOIRE INSTRUMENTS SCIENTIFIQUES 11, rue de la RÉPUBLIQUE , LYON — Tél Burdeau : 28-6 °n ° i■iiiii■■iii■■■ii■■iii■■i■■iiiiiiiiiiiiiiii■iiiiiiiiiii■ ■ COMPTOIR CENTRAL D'HISTOIRE NATURELL E N BOUBEE & C1e Paris (6 e ) ▪ 3, place Saint-André-des-Arts, et 11, place Saint-Michel — ▪ ZOOLOGIE, BOTANIQUE, GÉOLOGIE, MINÉRALOGI E ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ Atlas d'entomologie avec planches en couleurs Atlas des fossiles avec planches en noir Atlas des oiseaux avec planches en couleurs ▪ ▪ ▪ Pas de Bons Repas sans un verre de En cours de parution • Atlas des amphibiens et reptiles Atlas des mammifères — Atlas des poissons Catalogue franc o ■ - sur demande - n ■iiii■■i■iiii■■iii■■i■■iiii■■iii■iiiiiiii■iiiiiii■■ i ° i ô ▪ : n ▪■ t ■ ■ ■ o ■ SAMOS du SAMOS des PÈRES DES MISSIONS AFRICAINE S ■iiiiiii■ii■iiiiiiiii■■iiiii■iiiiiiiiiiiiiiii i i iiii ° ii : IMPRIMERIE TRACO L SAINT -ÉTIENNE ° COMMERCE ET ADMINISTRATION • SPÉCIALITÉS IMPRESSIONS EN CONTINU Recto - Verso - Avec ou sans carbonage FORMULES DE CHÈQUES POSTAUX n 05 I4t8 et 1419, avec impression en noir de la firme, du numéro de compte et , le cas échéant, de sommes ; 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