Annales des Sciences Naturelles, Troisième série, T3, Botanique, 1845

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Ngày đăng: 04/11/2018, 23:08

ANNALES DES SCIENCES NATURELLES, TROISIÈME SERIE BOTANIQUE PARIS — IMPRIMERIE PE rue Jacob BOURGOGNE 30 ET MARTINET, ANNALES DES SCIENCES NATURELLES COMPRENANT LA ZOOLOGIE L'ANATOMIE , LA BOTANIQUE ET LA PHYSIOLOGIE ET L'HISTOIRE DES COMPARÉES CORPS ORGANISÉS , DES DEUX FOSSILES RÈGNES ; RÉDIGÉES POUR PAR M ET PAR MM AD LA ZOOLOGIE MILNE-EDWARDS POUR LA , BOTANIQUE BRONGNIART troisième ETJ DECAISNE Série BOTANIQUE TOME TROISIÈME PARIS FORTIN, MASSON ET Cie, LIBRAIRES-ÉDITEURS PLACE DE L'ÉCOLE-DE-MÉDECINE, 1845 , ANNALES DES SCIENCES NATURELLES PARTIE RECHERCHES BOTANIQUE SUR LES DE Par MM ( Présentées l'Académie ANTHÉRIDIES QUELQUES J DECAISNE ET LES FUCUS SPORES ; et G THURET des Sciences , séance du 11 novembre 1844.) Vers les premières années du siốcle dernier, l'ộpoque oự on commenỗait bien connaợtre les fonctions des diverses parties de la fleur et le rôle que remplit le pollen dans la fécondation , on s'empressa, comme il arrive ordinairement, découverte ; on crut retrouver de généraliser cette partout les organes importante floraux ; on donna des sexes aux Algues ainsi qu'aux autres cryptogames ; on voulut établir une comparaison impossible entre ces organes de reproduction et ceux des végétaux supérieurs Telles sont les idées qui dominent dans les écrits des plus illustres observateurs , de Réaumur, de Correa , de Vaucher, etc., idées qui, n'étant basées que sur de simples hypothèses ou sur des observations incomplètes, tombèrent plus tard dans un juste oubli Cependant on remarque dans quelques Algues, entre autres dans les Fucus, certains organes bien distincts des véritables spores , que beaucoup d'auteurs ont signalés, que plusieurs ont bien décrits, mais dont aucun n'a pu déterminer les fonctions DECAISNE ET THURET — SUR LES ANTHERIDIES nettement par Figurés par Lyngbye (1), par Turner (2), et plus MM Greville (3) et Meneghini (4), ils paraissent avoir été désignés M Montagne de sous le nom de la M microphytes (5) Pylaie par en a fait l'objet d'une étude spéciale (6) et les a observés dans un grand nombre de Fucacées Adoptant sur ce point l'opinion de MM Crouan et Agardh fils, il semble voir dans les microphytes un second mode de reproduction, et attribuer ainsi aux Fucacées analogue celle que l'on accorde jusqu'à présent aux Floridées M Agardh a formulé son opinion en ces termes(7) : « FUCOIDE.E Algoe monoicoe (?) fructu duplici in üs» dem individuis ; uno intra perisporium nudum aut soepissime » inter fila stipantia basi affixum sporam singulam fovente ; altero : » sporidia motu vivacissimo proedita in ramulis frondis articidatoe une double fructification » vel in filis sporas circumdantibus contenta (soepe in propagulum » singulum numerosa coalescentia ?).» Nous-mêmes, nous avions souvent étudié ces prétendues fructifications sur les Fucus que l'on apporte au marché de Paris, et certaines observations tendaient nous faire regarder ces organes comme analogues ceux que l'on a nommés anthéridies dans quelques cryptogames Mais avant d'adopter une opinion si contraire aux idộes reỗues , il fallait la soumettre un examen approfondi ; il fallait nous transporter au bord de la mer, pour avoir constamment notre disposition des échantillons frais et pouvoir préparer dans l'eau salée (condition indispensable dans ce genre de recherches) les objets destinés l'observation microscopique D'autres motifs d'ailleurs nous engageaient prendre ce parti Nous avions plus d'une question résoudre, plus d'une observation douteuse vérifier Ainsi, par exemple, les spores du Fucus serratus nous avaient offert quelquefois un commencement de division en Danica, (1) Hydrophytologia Fucorum , tab (2) Historia tab B , fig et 91 tab 1, fig et tab 2, fig (3) Algoe Britannicoe, et dalmatiche, tab (4) Alghe italiane (5) Flore de Terre-Neuve, p 102 (6) Ann des Sc nat., (7) Algoe maris tom Mediterranei XVIII, p 200 et Adriatici, p 24 ET LES SPORES DE QUELQUES FUCUS fait important qu'aucun auteur n'avait encore netteet qu'il fallait nécessairement étudier sur le vif C'est pour éclaircir ces diverses questions que nous avons entrepris une excursion sur les côtes de la Manche Nos prévisions se sont réalisées, et les faits nouveaux qui se sont présentés nous, durant huit sporules, ment signalé le cours de notre mériter nous ont paru d'en faire un exposé succinct travail, assez intéressants pour Les conceptacles des Fucacées sont bisexuels ou unisexuels Les premiers renferment la fois des spores et des anthéridies : nous dirons alors que la plante est hermaphrodite (Ex Fucus Les seconds ne tuberculatus, Halidrys siliquosa) renferment que l'un ou l'autre de ces organes, et alors deux cas peuvent se présenter : tantôt l'on trouve sur le même pied deux les uns portant des conceptacles mâles, les sortes de réceptacles, autres des conceptacles femelles : la plante est monoïque ; c'est canaliculatus, ce que l'on remarque quelquefois dans le Fucus nodosus Tantôt l'on ne trouve sur le même pied qu'une même sorte de conceptacles, et alors nous dirons la plante dioïque (Ex Fucus serratus , vesiculosus) Ces définitions nous ont paru nécessaires : mais nous serons les premiers reconntre qu'elles sont loin d'être rigoureuses ; car mesure que l'on descend dans la série des végétaux, se confond avec la se simplifie , l'inflorescence l'organisation fleur , et on ne peut plus appliquer avec précision aux végétaux de plantes plus inférieurs des termes empruntés l'organisation parfaites Nous citons les Fucus serratus comme exemples de Fucus dioïques A la vérité, il n'est pas rare de trouver des dans des individus rapportés cette conceptacles hermaphrodites et vesiculosus espèce ; mais il faut remarquer que sous le nom de vesiculosus on confond plusieurs espèces distinguées autrefois par les réunies par les modernes comme de simples anciens botanistes, variétés, et qu'il faudra certainement admettre de nouveau comme dernière autant de types particuliers Quoi qu'il de reconntre les Fucus unisexuels, teinte orangée que leur communiquent en soit, il est facile, dans les réceptacles mâles la les anthéridies Celles-ci DECAISSE ET — THURET SUR LES ANTHÉRIDIES en vésicules ovoïdes contenant une masse blanchâtre sur des poils sont elles de portées ; granules rouges parsemée rameux articulés qui remplissent presque tout le conceptacle autre vésicule dans une renfermée anthéridie est elle-même Chaque se crève de sorte pour périspore qu'elle parfaitement transparente, mâles sont répandre dans le fluide ambiant Lorsque les frondes exposées quelque temps au contact de l'air, on voit les anthéridies, sur le expulsées en masse par l'orifice des conceptacles, former thalle de petits amas d'un rouge orangé Cette observation n'avait pas échappé Réaumur (1) : « Si l'on retire de l'eau, dit-il, les » espèces de Fucus (serratus et vesiculosus) lorsque les bouts de ces » leurs feuilles sont gonflés en forme de gousse, et quand » plantes commencent sécher, on voit une goutte d'une liqueur » épaisse et d'un jaune tirant sur le rougeâtre qui vient se placer » sur l'ouverture de chaque capsule Cette liqueur sort sans doute consistent » des capsules, puisqu'on la trouve sur leurs ouvertures.» Que l'on soumette une de ces gouttes de liqueur rougeâtre au microscope, on la trouvera uniquement composée d'anthéridies, et on verra sortir par leurs extrémités de nombreux corpuscules transparents ayant peu près la forme d'une bouteille, qui s'agitent avec une extrême vivacité Chacun de ces corpuscules renferme un granule rouge qui semble (peut-être un effet d'optique) former une protubérance sur le côté Mis en contact avec l'ammoniaque , ils se décomposent par diffluence ; le granule rouge seul subsiste Leurs organes locomoteurs consistent en deux cils très ténus, de longueur inégale : le plus court part inséré vers l'extrémité du corps la plus étroite ; l'autre, beaucoup plus long, émane du granule rouge : le premier est toujours en avant durant la progression ; le second trne derrière le corpuscule ; disposition singulière qui rappelle ce que l'on observe dans certains Infusoires de la famille des Monadiens, les Cercomonas et M Dujardin (2) Nous devons aussi faire reles Amphimonas de marquer l'analogie de ces corpuscules avec ce que l'on a nommé les animalcules spermatiques du Chara, des Mousses et des Hé(1) Mémoire (2) Histoire Acad des Sciences, des Infusoires, 1711, p 287 p 298 et seq ET LES SPORES DE QUELQUES FUCUS de nous a longtemps étudié ces êtres singuliers ; partout, dans les Chara comme dans les Mousses, dans les Marchantia, les Jungermannes, etc., il a constaté la présence de deux cils locomoteurs insérés vers l'extrémité d'un corps filiforme, patiques L'un ordinairement roulé en tire-bouchon Cette structure diffère beau- coup, sans doute, de ce que nous observons dans le Fucus ; mais un Fucus lui-même est bien différent d'une Mousse ou d'une HéQuant ceux qui veulent que ces corpuscules soient des nous leur répondrons que cette opinion, loin d'être sporidies, appuyée d'aucune preuve directe-, semble tout-à-fait incompatible avec l'extrême petitesse de ces corps et la simplicité de leur orgapatique qu'ils se réunissent plusieurs ensemble pour former un propagule, c'est avancer une hypothèse purement gratuite , que ne confirme aucune observation sérieuse Au contraire, et ces corpuscules paraissent se décomposer assez promptement, nisation Prétendre vont former, au fond du vase où on les a recueillis, granules inertes qui bientôt une couche de Il est disparaissent complétement que nous n'avons jamais entrevu au- presque superflu d'ajouter cune apparence de germination Aussi nous ne croyons pas nous nommées tromper en regardant les vésicules si improprement microphytes, comme analogues aux anthéridies des autres Cryptogames , et nous ne saurions aucunement admettre l'opinion ces vésicules les fonctions de sporanges, aux qui attribuerait corpuscules celles de spores ou de sporidies Les réceptacles femelles se distinguent par leur couleur olivâtre Si on les examine au moment où le reflux de la mer laisse la plante sec, on verra les spores sortir brusquement des conceptacles, et former l'orifice de petits amas qui ne tardent pas tomber sur les corps environnants auxquels ils demeurent attachés Une coupe mince montre alors les conceptacles tapissés d'un nombre plus ou moins considérable de périspores vides, que celui des spores ellesmêmes L'ouverture du périspore surtout est quelquefois si étroite, attribuer qu'on ne peut expliquer la sortie de la spore sans lui dont le diamètre semble moindre A cette époque, elle est encore simple, une grande contractilité de sa division quoiqu'elle offre déjà des traces bien marquées 10 DECAISNE ET THURET La membrane prochaine et réfringente, — SUR LES ANTHÉRIDIES dont elle est revêtue, d'abord mince se dilate bientôt en un épispore transparent tout couvert de cils comme celui des spores de Vaucheria ; mais, la différence de celles-ci, nous n'avons jamais vu se mouvoir les spores d'aucun Fucus C'est alors que se manifeste un phénomène extrêmement curieux, qui, dans le Fucus serratus, le vesiculosus et les nomse présente l'observabreuses variétés que l'on y rapporte, teur de la manière suivante Les traces de division qui sillonnent la matière olivâtre de la spore deviennent de plus en plus marquées, au point de simuler de véritables cloisons : la spore se trouve alors partagée en huit masses qui s'isolent peu peu et finissent par former autant de sporules parfaitement lisses et sphériques Bientôt l'épispore se détruit et chaque sporule commence germer Observée dans le Fucus serratus, la germination nous a préheures environ après la senté les phases suivantes Vingt-quatre division en huit, on distingue un léger mamelon sur un des points de la sporule Au bout de quarante-huit heures, le mamelon s'est allongé en un tube cylindrique rempli de granules d'un jaune olivâtre : une cloison transversale s'est formée dans la sporule et la coupe en deux hémisphères Après trois jours, une seconde cloison se montre la naissance du tube : la couleur des sporules ne présente aucun changement Le quatrième jour, une nouvelle cloison partage la masse en quatre parties égales, dans chacune desquelles on remarque une sorte de noyau plus dense Le cinquième jour, les divisions se sont multipliộes de faỗon partager la sporule en six parties Pendant ces divers changements, le tube s'est constamment allongé, mais sans se cloisonner Ces observations diffèrent, comme on le voit, de celles de M Agardh, qui d'ailleurs a pris évidemment la germination d'une sporule pour celle de la spore elle-même (1) Dans le Fucus nodosus, la spore se partage en quatre sporules, ainsi que l'ont déjà observé MM Crouan (2) Cette plante offre (1) Ann des Sc nat., tom VI, p 209, tab 15 (2) Ann des Sc nat., 3e série, tom II, p 366, tab 11 ... BOTANIQUE BRONGNIART troisième ETJ DECAISNE Série BOTANIQUE TOME TROISIÈME PARIS FORTIN, MASSON ET Cie, LIBRAIRES-ÉDITEURS PLACE DE L'ÉCOLE-DE-MÉDECINE, 1845 , ANNALES DES SCIENCES NATURELLES... BOURGOGNE 30 ET MARTINET, ANNALES DES SCIENCES NATURELLES COMPRENANT LA ZOOLOGIE L'ANATOMIE , LA BOTANIQUE ET LA PHYSIOLOGIE ET L'HISTOIRE DES COMPARÉES CORPS ORGANISÉS , DES DEUX FOSSILES RÈGNES... avec ce que l'on a nommé les animalcules spermatiques du Chara, des Mousses et des Hé(1) Mémoire (2) Histoire Acad des Sciences, des Infusoires, 1711, p 287 p 298 et seq ET LES SPORES DE QUELQUES
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