Cahiers scientifiques Muséum Lyon (France) N14

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Ngày đăng: 04/11/2018, 17:31

CAHIERS SCIENTIFIQUES CENTRE DE CONSERVATION ET D’ÉTUDE DES COLLECTIONS LYON Fascicule : n° 14 (2007) SOMMAIRE *** Christophe ROUSTAN DELATOUR Catalogue de la collection tibétaine et himalayenne du musée des Confluences (ancien Muséum de Lyon) p Roger BOUR, Jean-Louis MARTELLI & Richard BOYER Catalogue des collections de reptiles du Muséum de Lyon (Musée des Confluences) Septième note : chéloniens et crocodiliens p 85 Yves ALMERAS, Louis RULLEAU, Marc BÉCAUD & Bruno THÉVENARD Les Brachiopodes aaléniens de La Verpillière (Eperon lyonnais) Paléontologie Nouvelles données biostratigraphiques p 117 CAHIERS SCIENTIFIQUES *** COMITÉ SCIENTIFIQUE COMITÉ DE RÉDACTION Olivier AURENCHE : préhistoire Christine ATHÉNOR : attachée de conservation Collections Afrique-Océanie Roland BALLESIO : paléontologie, vertébrés Micheline BOUDEULLE : minéralogie Alain DUBOIS : zoologie, vertébrés Raymond ENAY : paléontologie, invertébrés Christian GAILLARD : paléontologie, invertébrés et ichnologie Jean-Claude GOYON : égyptologie Claude GUÉRIN : paléontologie, vertébrés Jean-Claude HUREAU : zoologie, vertộbrộs Franỗois LAPLANTINE : ethnologie amộricaine Pierre MEIN : anthropologie physique et paléontologie, microfaune Pierre MICHEL : minéralogie Roland MOURER : ethnologie générale et asiatique Philippe RICHOUX : entomologie Yves TUPINIER : zoologie, vertébrés Marie-José TURQUIN : zoologie, invertébrés et milieu souterrain Chantal ZHENG : ethnologie asiatique Michel PHILIPPE : géologie générale, muséographie Olivier BATHELLIER : attaché de conservation Régie des collections Didier BERTHET : attaché de conservation Responsable du Département des Sciences de la Terre David BESSON : attaché de conservation Paléontologie des invertébrés Catherine BODET : attachée de conservation Régie des Collections - Collections d’archéologie Joël CLARY : conservateur Responsable du Département des Sciences de la Vie Deirdre EMMONS : conservateur Responsable du Département des Sciences de l'Homme Bruno JACOMY : conservateur en chef, adjoint au directeur, responsable du service des collections Harold LABRIQUE : attaché de conservation Entomologie Laetitia MAISON : attachée de conservation Responsable du Département des Sciences et Techniques Virgile MARENGO : attaché de conservation Entomologie Marion TRANNOY : attachée de conservation Collections Amériques-Arctique Directeur de la publication : Michel CÔTÉ, directeur du musée des Confluences Responsable éditoriale : Chantal SCHLECHT Rédacteur en chef : Didier BERTHET DÉPARTEMENT DU RHÔNE - MUSÉE DES CONFLUENCES, LYON CENTRE DE CONSERVATION ET D’ETUDE DES COLLECTIONS 13 A, rue Bancel, 69007 LYON-FRANCE tél.04.37.65.42.00 - fax.04.72.72.93.98 email museedesconfluences@rhone.fr - site web www.museedesconfluences.fr Département du Rhône - Musée des Confluences, Lyon CATALOGUE DE LA COLLECTION TIBÉTAINE ET HIMALAYENNE DU MUSÉE DES CONFLUENCES (ANCIEN MUSÉUM DE LYON) Christophe ROUSTAN DELATOUR* RÉSUMÉ Le musée des Confluences (ancien Muséum de Lyon) conserve plus d’une soixantaine d’objets provenant du Tibet et de l’Himalaya1 Cette collection, largement méconnue, peut être abordée de deux manières La première consiste décrire chaque objet séparément, ou par association typologique, sous forme d’une notice succincte précisant ses caractéristiques, son utilisation, son iconographie Envisagée sous cet angle, la collection comprend plusieurs pièces intéressantes, dont la présentation muséographique est pleinement envisageable L’ensemble se présente cependant comme une accumulation fortuite, faiblement documentée et quelque peu disparate La deuxième approche, au contraire, considère cet ensemble comme porteur de sens et tente de l’interpréter en adoptant une perspective plus large De ce point de vue, la collection appart non comme le fruit du hasard mais comme le résultat d’un contexte historique particulier, qui a clairement pesé sur les choix d’acquisition La « réalité » de la collection pourrait donc se situer dans un regard croisé, qui permet de réconcilier spécificité de l’objet et cohérence de l’ensemble ABSTRACT The Confluence museum (formerly Natural History Museum of Lyon) possesses more than sixty Tibetan and Himalayan objects Assessing this little-known collection requires a twofold approach The first method consists in cataloguing each object separately, or within a typological grouping, by describing its main features, use and iconography Viewed under this light, several interesting pieces can be singled out ; yet the collection as a whole seems ill-documented and somewhat random The second method, however, considers the collection as a coherent entity, whose meaning should be sought within a broader context From this perspective, the collection no longer appears as a fortuitous accumulation but as the result of specific historical circumstances, which clearly influenced the acquisition choices The « reality » of the collection, therefore, may be glimpsed from a middle ground, where object and whole are equally significant Keywords : Tibet, Himalaya, Nepal, Buddhism, shamanism, ethnography, museum, collection Mots clés : Tibet, Himalaya, Népal, bouddhisme, shamanisme, ethnographie, musée, collection Adjoint au conservateur des musées de Cannes, responsable des collections extra-européennes christophe.roustandelatour@ville-cannes.fr Le terme « Tibet » est pris dans son acception géographique Les objets relevant de l'aire culturelle tibétaine mais provenant de Mongolie ou de Chine n'entrent pas dans le champ de cette étude Ils sont toutefois recensés, titre indicatif, en annexe du catalogue Sont également exclues parures du nord de l'Inde, dont l'authenticité n'est pas avérée * Cahiers scientifiques - Département du Rhône - Musée des Confluences, Lyon - N° 14 (2007) p 5-83 Cahiers scientifiques n° 14 Centre de Conservation et d'Etude des Collections sont le fait de voyageurs intrépides (militaires, religieux, administrateurs coloniaux, etc.), qui n’hésitent pas braver les interdits et défier les hauts cols, afin d’accomplir des missions dont l’intérêt est surtout stratégique De cette période pionnière, le musée des Confluences a la chance de conserver une pierre votive (n° 5), collectée au Tibet en 1846 par le père Joseph Gabet, missionnaire lazariste et compagnon de route du père Evariste Huc4 Partis de Mongolie en 1844, les deux Franỗais avaient pộniblement ralliộ Lhassa le 29 janvier 1846, avant d’être expulsés du Tibet six semaines plus tard, sur ordre de l’ambassadeur de Chine Huc et Gabet furent les seuls Européens séjourner Lhassa entre 1812 et 1904 PRÉSENTATION La collection tibétaine et himalayenne du musée des Confluences se compose principalement d’objets ethnographiques, valeur esthétique et rituelle pour la plupart, auxquels s’ajoutent un petit nombre d’œuvres d’art « classiques » (sculptures métalliques, peintures) Malgré la qualité indéniable de nombreuses pièces, l’ensemble part souffrir, au premier abord, d’un certain manque de cohérence Constitué au gré des opportunités, il n’offre en effet qu’une vision très partielle des régions concernées On remarque ainsi une forte disparité géographique (95 % des objets proviennent de l’aire culturelle tibétaine, alors que l’Himalaya « hindouisé » est quasiment absent), doublée d’une disparité typologique (peu d’objets domestiques, absence de vêtements et d’outils) Par ailleurs, aucune documentation directe n’accompagne les objets, ce qui rend leur identification problématique2 Mais gardons-nous d’un jugement trop hâtif Toute collection s’inscrit dans une histoire et toute acquisition témoigne d’un choix Mis bout bout, ces choix reflètent l’évolution des connaissances, des goûts, des préjugés A cet égard, la collection du musée des Confluences est véritablement exceptionnelle car elle illustre près d’un siècle et demi de fascination occidentale pour la Haute-Asie Aussi est-il essentiel, avant de détailler les objets un un, de resituer la collection dans un contexte plus large, en évoquant les circonstances qui ont favorisé, voire déterminé les choix Les expéditions savantes (1ère moitié du 20e siècle) Ces premières découvertes ouvrent la voie, au tournant du 20e siècle, l’investigation scientifique Délaissant l’orientalisme en chambre, une poignée d’explorateurs érudits entreprend alors de parcourir le Toit du monde Lancés « la recherche des antiquités et des manuscrits bouddhiques »5 (Sylvain Lévi, 1898 ; Jacques Bacot, 1907-14), ils cartographient de vastes territoires (Sven Hedin, 1897-1909), déjouent fréquemment la vigilance des autorités locales, séjournent dans les monastères (Alexandra David-Néel, 1912-24) et jettent les bases d’une histoire de l’art de la Haute-Asie (Giuseppe Tucci, 1926-55) Leurs récits, parfois empreints de mysticisme (Nicholas Roerich, 1923-28), marqueront durablement l’imaginaire occidental Quant aux collections rapportées – textes, œuvres dévotionnelles, objets rituels –, elles affichent une prédilection pour le fait religieux, l’iconographie et le caractère exotique, voire inquiétant, de la liturgie Mais elles établiront aussi, dans les milieux savants, l’importance et l’originalité de l’art tibétain, qui fait alors son entrée dans les musées6 A Lyon, les objets acquis ou reỗus en dộpụt par le Musộe Guimet et le Musée Colonial répondent l’air du temps : une petite icône métallique I Perspective historique : de la collecte savante l’économie de marché Les premières explorations (19e siècle) Au 19e siècle, l’Himalaya et le Tibet sont des terres de légendes, extrêmement isolées et souvent fermées au monde extérieur3 Les premières collectes y En cela, la collection est bien différente des collectes méthodiques effectuées au Népal, dans les années 60-70, pour le compte du Musée de l'Homme Paris (cf Dollfus, s.d : 9) Nous adoptons, bien entendu, un point de vue occidental Dans ses souvenirs de voyage, le père Huc évoque la signification et l'usage de ces pierres (cf Huc, 1853 : tome 2, 338-341 et 464) Lévi, 1986 : 37 Le Musée Guimet de Paris, qui possède dès l'origine quelques objets lamaïques, acquiert ses premiers thangka en 1903, complétés en 1912 par l'importante donation Bacot (partagée ensuite avec le Musée de l'Homme) Cahiers scientifiques n° 14 Département du Rhône - Musée des Confluences, Lyon (n° 3) et trois objets rituels (n° 26, 35 et 36) déposés en 1913 par le Musée Guimet de Paris ; deux thangka tibétains (n° et 7, ce dernier provenant de la collection Bacot) déposés par la même institution en 1924 ; une divinité tantrique en bronze (n° 4), acquise en 1936 par donation7 Si nous avions continué nous éloigner de la vallée de Katmandou, nous n’aurions rien rapporté! »10 Mais cette situation va rapidement évoluer, consécutivement aux grands bouleversements politiques D’une part, la création dun rộseau routier himalayen, conỗu des fins militaires, facilitera bientôt les transactions économiques entre les hautes et basses vallées11 D’autre part, la guerre de 1962 entre l’Inde et la Chine entrne le bouclage de nombreuses zones frontalières12 ; de sorte que l’ouverture inespérée du Népal, accessible par la route dès 1956, transforme la vallée de Kathmandu en un véritable Eldorado13 Années de plomb et années d’ouverture : 1947 – 1976 Dès la fin des années 40, le rempart himalayen commence céder sous la pression de trois nouvelles puissances : l’Inde, le Pakistan et la République populaire de Chine La partition indo-pakistanaise de 1947 plonge immédiatement le Kashmir dans un conflit sans issue De son côté, en 1950, la Chine communiste envahit le Tibet Face la répression militaire chinoise, le Dalaï-lama est contraint de fuir vers l’Inde en 1959 Au cours des années 60, quelque 80 000 Tibétains suivront leur chef dans l’exil, parmi lesquels « une majorité d’hommes, la plupart des membres de la noblesse et des dignitaires religieux, mais aussi des paysans et des nomades »8 Ces réfugiés emportent avec eux quantité d’objets précieux, sacrés ou profanes, qu’ils soustraient ainsi au pillage et pourront monnayer en cas de besoin9 A la même période, cependant, la dynastie des Shah rétablit son pouvoir au Népal (1951) et décide d’ouvrir le pays, jusqu’alors fermé aux étrangers Dès l’année suivante (avril-juin 1952), une mission scientifique genevoise y effectue l’une des toutes premières collectes ethnographiques, non sans mal semble-t-il : « nous nous aperỗỷmes trốs vite que plus on sộloignait de la capitale plus le pays s’appauvrissait et qu’il était impossible d’acheter le moindre objet L’essor du marché (à partir des années 60) Pendant la Révolution Culturelle chinoise (1966-76), les quelque 000 monastères, couvents et sanctuaires du Tibet sont dévastés et pillés « Les statues qui ornent les autels sont détruites ou emportées en Chine (Chengdu, Pékin) où elles sont par centaines de tonnes stockées ou fondues jusqu’en 1973, date laquelle Pékin commence s’émouvoir de leur disparition »14 Seuls douze monastères échappent la ruine Fuyant les Gardes rouges, les Tibétains affluent par milliers dans la vallée de Kathmandu, porteurs d’objets en tous genres : images pieuses, sculptures, accessoires liturgiques, parures, objets de lettrés… Certains se négocieront Delhi ou Calcutta, d’autres iront garnir les échoppes de Darjeeling ou de Kalimpong, mais la plupart sont achetés sur place, par les touristes et résidents étrangers15 Ancien carrefour du commerce trans-himalayen, Kathmandu devient la capitale des antiquités 16 tibétaines et himalayennes L’offre, désormais Il faudrait ajouter cette liste une « divinité assise » en bois doré (don Emile Guimet, 1913), qui n'a pu être localisée Deshayes, 1997 : 338 Dans le Tibet traditionnel, la vente d'objets sacrés était une pratique peu courante, comme l'atteste G Tucci (1969 : 15) : « … quant aux statues et objets du culte, les registres du monastère en conservaient la liste méticuleusement tenue jour, et le moine chargé de leur surveillance aurait encouru de graves sanctions s'il en avait disparu [un seul] Il en allait de même dans les chapelles privées : jamais l'appât du gain n'aurait triomphé de la répugnance qu'inspirait tout commerce d'objets sacrés, si le propriétaire n'était pas assuré qu'ils iraient l'un de ses coreligionnaires » 10 Lobsinger-Dellenbach, 1954 : Cette collecte permit au Musée d'ethnographie de Genève d'acquérir 394 objets 11 Dupuis, 1982 : 73 12 Leur ouverture au tourisme sera progressive : le Ladakh dès 1974, le Tibet en 1979 (ouverture partielle), le Mustang et le Spiti en 1992 13 Contrairement au Bhoutan, qui se modernise la même époque mais refuse le tourisme de masse (Pommaret, 2005 : 76) 14 Deshayes, 1997 : 349 15 L'un des intermédiaires de ce commerce naissant fut une certaine « Mrs Scott », belle-mère du fameux Boris Lissanevitch (Peissel, 1990 : 263-264) 16 Parallèlement aux filières licites, des réseaux de contrebande s'organisent entre le Tibet et le Népal, ainsi qu'au Népal même (Greenwald, 1990 : 90) Cahiers scientifiques n° 14 Centre de Conservation et d'Etude des Collections régulée, rencontre une demande en pleine expansion, elle-même encouragée par la concentration et l’abondance de marchandise Les œuvres majeures prennent le chemin des grands musées, galeries et collections privées17 Quasiment inconnues du reste du monde avant les années 50, elles s’exposent désormais en tant qu’art part entière18, non plus comme simples vecteurs d’iconographie religieuse Quant la trentaine d’objets acquise par le Muséum de Lyon entre 1981 et 1991 (coll Ozoux-Fatton, Berthel, etc.), elle est typique de ce que recherchent alors les amateurs de passage : des objets authentiques et souvent anciens, ayant une valeur esthétique et/ou rituelle, similaires aux curiosités rapportées par les explorateurs du début du siècle On est bien loin, donc, des « objets du quotidien » collectés au Népal jusqu’en 1975 par les ethnologues du CNRS (dont l’objectif avoué était de montrer la « réalité » du pays : « in the most « human » and truest light, delivered as it were from a certain aura of exoticism and unknowability, which, when it comes to the East, all too often prevents 19 Westerners from seeing the genuine reality » ) vallées Le collectionneur Marc Petit évoque « le mélange de curiosité et de réticence qui a accueilli […] l’apparition inattendue d’objets anciens, jusquelà inconnus, originaires pour la plupart des « montagnes moyennes » népalaises Masques, guide-baratte, pots lait, tambours et dagues de chamanes, statues protectrices des ponts et des fontaines […] souvent chargées d’une épaisse couche de magie que la rareté de l’information ethnographique les concernant n’a pas manqué de rendre encore plus mystérieuse »21… Ces objets acquerront une notoriété sur le marché international dans les années 80, notamment grâce quelques expositions pionnières22 Une fois encore, le musée des Confluences n’est pas en reste : il peut s’enorgueillir de conserver, depuis un quart de siècle environ, deux tambours shamaniques népalais (n° 55 et 56), ainsi qu’une rare statuette « tribale » portant une inscription (n° 54), dont l’acquisition remonte 1992 II L’identification des objets : problèmes spécifiques Eu égard aux évènements qui viennent d’être évoqués (conflits, exil, essor d’un marché touristique…), les lacunes documentaires de la collection du musée des Confluences sont aisément compréhensibles On peut supposer, en effet, que le parcours des objets fut souvent chaotique : emportés la hâte, dissimulés, troqués, écoulés dans les bazars… ils étaient déjà « décontextualisés » avant même leur entrée au musée Or, en l’absence de documentation directe, il est parfois difficile de déterminer la provenance de ces Toutefois, le marché local va s’orienter, peu peu, vers de nouveaux débouchés Peut-être est-ce dû, en partie, la raréfaction des objets anciens Peut-être aussi la réglementation népalaise, qui interdit (en principe) l’exportation des « antiquités »20 ; ou bien encore, au flair de quelques entrepreneurs avisés… Quoiqu’il en soit, les marchands de Kathmandu commencent proposer, au cours des années 70, des objets « tribaux », rabattus des collines ou de lointaines 17 En 1965, l'initiative du Dalaï-lama, le Tibet House Museum est inauguré New Delhi, afin d'abriter 139 « rare and precious artefacts acquired from Tibetans in exile in India Brought across the Himalayas under very great hardship, these artefacts symbolized the Tibetan's religious instinct and his sense of patriotism There was a need therefore, for a proper sanctuary for objects for which so many people had sacrificed so much The Dalai lama thought that what could be saved must be collected immediately and preserved for all » (Anonyme, 1965 : intro.) 18 Une première exposition d'art népalais a lieu l'Asia House de New York en 1964, suivie d'une deuxième, organisée en 1966-67 Paris (musée Guimet) puis Essen (Villa Hügel) par le Département de l'archéologie du Népal En 1968-69, une exposition consacrée l'art du Tibet est organisée par le Comité suisse d'Aide aux réfugiés tibétains ; tandis que le Miami Art Center expose « l'art des montagnes d'Asie » (De Mallmann 1970 : 71) En 1969, l'exposition « L'art du Tibet » est inaugurée New York Les publications et ouvrages de référence partront dans les années 70 et 80 19 Népal, hommes et dieux (1970 : 9) traduit par P Dollfus (s.d : 9) 20 Cette législation s'applique tout objet dont l'ancienneté est supérieure 100 ans En pratique, elle protège surtout l'art newar ancien, tandis que les antiquités tibétaines circulent assez librement et que l'exportation d'objets « tribaux », méprisés par l'élite népalaise et difficilement datables, est systématiquement autorisée 21 Petit, 1989 : 22 Citons, parmi les premières expositions consacrộes aux masques ô tribaux ằ : Galerie L'ợle du démon (1981) ; Hong Kong Land Property (1988) ; Galerie Le Toit du Monde (1989), accueillie par l'EPAD (Paris La Défense) puis le Musée de la Castre (Cannes) en 1991 ; Smithsonian Institution (Washington), organisée dans neuf villes des États-Unis et du Canada (1989–1991) ; Pace Primitive Gallery (1990) Cahiers scientifiques n° 14 Département du Rhône - Musée des Confluences, Lyon objets, leur utilisation ou encore leurs matériaux constitutifs Ces incertitudes, symptomatiques de notre étude, méritent quelques explications L’utilisation La plupart des objets du musée des Confluences ont une utilisation connue, qui peut d’ailleurs varier selon les circonstances ou l’intention de l’utilisateur26 (cf les instruments liturgiques) D’autres, en revanche, demeurent relativement obscures Ainsi, ce que nous identifions volontiers comme une « verseuse eau lustrale »27 (n° 29) a été publié ailleurs sous l’appellation « théière de voyage » (Dollfus et Hemmet, 1989 : 62) De même, la statuette tribale népalaise citée précédemment – et dont l’inscription n’a pas complètement livré le secret –, peut être interprétée comme la représentation d’un défunt, moins qu’il ne s’agisse d’une « figure protectrice » (Petit, 2006 : 9)… La prudence est donc de rigueur car il n’y a, en la matière, aucune certitude La provenance Les objets tibétains ont, par nature, une vocation nomade23 Conỗus pour ờtre roulộs, pliộs ou suspendus, ils pouvaient voyager avec leurs propriétaires ou être colportés, dos de yak ou de mulet, travers l’Himalaya Ainsi, jusqu’au début des années 50, les caravanes tibétaines qui se rendaient Bodnath, aux abords de Kathmandu, y échangeaient tapis et thangka des hauts plateaux contre bijoux, moulins prières et pièces d’orfèvrerie newar Peu ou prou, les objets ont toujours circulé, tout comme les artisans Plus récemment, Kathmandu est devenue la plaque tournante d’un commerce international qui draine des objets de toutes origines, de la frontière indo-birmane l’Hindu Kush Regroupés dans la capitale népalaise, ils sont ensuite réexportés travers le monde24 S’ajoute ce brassage une difficulté supplémentaire Au cours des siècles, en effet, la culture tibétaine a été adoptée, des degrés divers, par les pays voisins du Tibet : le Bhutan, les hautes vallées du Népal (Mustang, Dolpo, Solu-Khumbu, etc.) et de l’Himalaya indien (Ladakh, Zanskar, Spiti, HautLahul, Sikkim, Arunachal Pradesh) Quoique morcelée sur le plan politique, cette « aire culturelle tibétaine » porte l’empreinte du bouddhisme tibétain, aussi appelé « lamạsme », lequel constitue un développement particulier du bouddhisme tantrique - 25 Ainsi retrouve-t-on, d’une région (Vajrayana) l’autre et selon les écoles, les mêmes iconographies et les mêmes objets cultuels A défaut d’une inscription explicite, d’une particularité stylistique ou d’une information de collecte, la provenance de ce type d’objet reste purement conjecturale Les matériaux Remarquons, pour conclure, que les objets du musée des Confluences sont presque toujours composites, étant parfois constitués d’une variété impressionnante de matériaux (par ex n° 20 et 50) Identifier précisément ces constituants nécessiterait des analyses en laboratoire Les alliages métalliques, par exemple, sont nombreux mais difficilement identifiables l’œil nu, surtout en l’absence de corrosion caractéristique De fait, le terme « bronze » désigne dans l’art tibétain et himalayen tout type d’alliage cuivreux, quelle que soit sa composition réelle (cuivre rouge, bronze ou laiton, avec ajout possible de fer, d’argent, etc.)28 Les matériaux organiques sont également très divers : bois, fibres, coquillage, ivoire, corail (teint ou non), corne, peau, cuir… dont on souhaiterait pouvoir spécifier la nature et l’origine Cf Blanchard et Blanchard, 2005 : 12 L'autorisation d'exportation est délivrée par le Département de l'archéologie du Népal, qui appose sur l'objet un cachet de cire rouge et délivre un certificat (rarement conservé) indiquant la taille, le poids, l'appellation et le matériau principal de l'objet, ainsi que les nom et nationalité du demandeur 25 - est lui-même issu du courant Mahayana - - (« Grand Véhicule ») Le Vajrayana 26 A ce titre, signalons que certains objets emblématiques du bouddhisme tibétain, tels que le « moulin prières » (cf n° 14 et 15), ont leur équivalent dans la religion bön 27 Cf Peissel, 1986 : 192, ill 194-195 28 L'alliage de « sept métaux » (représentant les planètes) et l'usage de métal météoritique sont attestés par la tradition 23 24 Cahiers scientifiques n° 14 Centre de Conservation et d'Etude des Collections Un cas spécifique concerne les matériaux tels que l’os, dont l’emploi est prescrit par la religion Dans les rares cas publiés, ces prescriptions ont pu être corroborées, ou infirmées, par l’analyse scientifique L’examen des damaru (cf Glossaire) conservés au musée Guimet, Paris, n’a ainsi révélé « aucun os féminin, mais uniquement des éléments de squelettes masculins De plus, l’usage de matériaux de substitution est très largement répandu Les moines dGe-lugs-pa, par exemple, n’ont théoriquement pas le droit d’utiliser des instruments rituels en os humain Les crânes et les peaux de singes, particulièrement des semnopithèques […] sont largement utilisés »29 A ce titre, les cinq objets en os du musée des Confluences requièrent une étude complémentaire, qui contribuerait valoriser la collection et enrichir les connaissances scientifiques Béguin, 1990 : 163 29 Cahiers scientifiques n° 14 10 Département du Rhône - Musée des Confluences, Lyon TRANSLITTÉRATION DES TERMES ASIATIQUES : Les termes asiatiques sont indiqués en italiques Ceux qui figurent dans le Glossaire sont indiqués en gras Sauf mention contraire, les termes sont en sanskrit La translittération du sanskrit (skrt.) suit le système IAST (International Alphabet of Sanskrit Transliteration) : , et sont des voyelles longues e se prononce « é » est une diphtongue se prononce « ri » c se prononce « tch » et se prononcent « ch » , et sont des rétroflexes indique une nasalisation La translittération du tibétain (tib.) suit le système international Wylie Elle est généralement complétée, entre parenthốses, d'une transcription usuelle plus proche de la phonộtique franỗaise GLOSSAIRE : abhayamudr : « geste de l'absence de crainte » – Main droite levée, paume vers l'extérieur ; geste de protection, sérénité, bienveillance Amit yus : « Vie Infinie » – Nom donné au jina Amit bha (« Lumière Infinie ») sous son aspect paré Amit bha symbolise la pureté de l'Éveil spirituel, tandis qu'Amit yus procure santé et longue vie Il règne sur le paradis de l'Ouest (Sukh vat , la « Terre des Bienheureux »), ó ses fidèles peuvent espérer rentre Il fait partie, avec Avalokite vara et kyamuni, d'une triade majeure du bouddhisme Mah y na a amangala : « les signes de bon augure » [tib bkra-shis-rdas-bryad ; tashi-tak-gye] – Ensemble de motifs fréquemment représentés dans la décoration religieuse tibétaine La liste des motifs peut varier Avalokite vara : « le Seigneur qui regarde d'en haut » [tib sPyan-ras-gzigs (Chenrezig)] – L'un des principaux bodhisattva du Mah y na Symbole de la Compassion universelle bdud-rtsi (dutsi) : tib « ambroisie » [skrt am ta] – Substance sacrée liée la félicité et aux pouvoirs spirituels Lors des cérémonies lamaïques, le bdud-rtsi est fabriqué au moyen de pilules base d'herbes (?) mélangées une solution aqueuse (parfois dosée d'alcool ?) bh mispar amudr : « geste de la prise de la Terre témoin » – Main droite touchant le sol, généralement du bout des doigts Geste caractéristique du Buddha et du jina Ak obhya ; symbolise l'Éveil spirituel b ja : « syllabe-germe » [tib sa-bon] – mantra monosyllabique bodhisattva : « être d'Éveil » [tib byang-chub sems-dpa' (changchub sempa)] – Dans le Mah y na et le Vajray na, un bodhisattva est un être de compassion, céleste ou terrestre, qui a choisi de différer son propre salut afin d'aider tous les êtres vivants atteindre l'Éveil spirituel amaru : Tambour-sablier boules fouettantes [tib cang-t'eu ; thod-rnga « crâne-tambour »] – utilisé dans la liturgie lamaïque, parfois en conjonction avec la gha ou le rkang-gling (« trompe-fémur ») Tenu de la main droite, le amaru est agité par rotation du poignet afin que les boules frappent alternativement les peaux Les caisses de résonance peuvent être constituées par calottes crâniennes dans certains rites, tel le chö (méditation tantrique) Un grand amaru en bois est utilisé aussi pour cette pratique D'origine indienne – il est l'attribut de iva N tar ja, dont il rythme la danse –, le amaru figure dans l'iconographie du bouddhisme tibétain en tant qu'attribut de plusieurs divinités tantriques courroucées (Mah k la ) et de certains mtres religieux Il symbolise la mtrise des énergies corporelles et la transcendance de la dualité dhy namudr : « geste de la méditation » – Mains posées l'une sur l'autre dans le giron, paumes vers le haut 11 Cahiers scientifiques n° 14 Centre de Conservation et d'Etude des Collections Fig - Variabilité morphologique de Ferrythyris millenaria (DUMORTIER) d'après le matériel de la collection DUMORTIER (d'après Alméras, 1996, fig 35 et 36) Cahiers scientifiques n° 14 134 Département du Rhône - Musée des Confluences, Lyon Fig - Variabilité morphologique de Ferrythyris millenaria (DUMORTIER) d'après le matériel de la collection DUMORTIER (d'après Alméras, 1996, fig 35 et 36) 135 Cahiers scientifiques n° 14 Centre de Conservation et d'Etude des Collections Fig 10 - Variabilité morphologique de Ferrythyris millenaria (DUMORTIER) Matériel de la collection DUMORTIER (croix) et nouvelles collectes (points) Aires de dispersion des dimensions des coquilles de la collection DUMORTIER (A) et des jeunes spécimens de nos nouvelles collectes (B) Cahiers scientifiques n° 14 136 Département du Rhône - Musée des Confluences, Lyon Fig 11 - Croissance en largeur (A) et en épaisseur (B) chez Ferrythyris millenaria (DUMORTIER) Exemplaires de la collection DUMORTIER (croix) et nouvelles collectes (points) 137 Cahiers scientifiques n° 14 Centre de Conservation et d'Etude des Collections Fig 12 - Accroissement de la profondeur du sinus médian dorsal au cours de la croissance chez Ferrythyris millenaria (DUMORTIER) Morphotypes avec sulciplication aiguë (points) et avec sulciplication élevée (cercles) Cahiers scientifiques n° 14 138 Département du Rhône - Musée des Confluences, Lyon Fig 13 - Caractères internes d'une coquille de Ferrythyris millenaria (DUMORTIER) L = 22,5; L = 19,4; E = 15,8; l/L = 0,86; E/L = 0,70; ED/E = 0,47; Ul = 16,0; U2 = 0,71; p = 6,9; d = 8,3; p/d = 0,83; p/L = 0,31 139 Cahiers scientifiques n° 14 Centre de Conservation et d'Etude des Collections N 30 L 17,5 (10,9 – 28,3) l 15,5 (9,9 – 23,0) E 10,2 (5,8 – 15,7) lm 10,9 (6,2 – 17,9) l/L 0,90 (0,79 – 1,00) E/L 0,58 (0,52 – 0,66) ED/E 0,45 (0,40 – 0,53) U1 17,8 (11,4 – 23,7) p 2,2 (1,0 – 4,0) d 9,0 (4,9 – 13,0) p/d 0,24 (0,13 – 0,36) p/L 0,10 (0,06 – 0,15) lm/L 0,62 (0,56 – 0,68) U2 0,85 (0,81 – 0,89) TABL - Valeurs moyennes et intervalles de variation des dimensions des coquilles chez Stroudithyris latilingua (ROTHPLETZ) Les processus cruraux situés postérieurement par rapport au milieu du brachidium (0,40) s’élèvent sur 0,23 de la hauteur de la coquille sectionnée Longueur du brachidium rapportée celle de la valve dorsale : 0,36 Morphologie Coquilles de 10,9 28,3 mm (tabl 8), de contour ovale allongé pentagonal arrondi avec un bord frontal droit, tronqué Largeur maximale entre 0,56 et 0,68 de la longueur partir du crochet Valves également et assez fortement renflées (E/L moyen = 0,58) La morphologie des spécimens pl 1, fig 18-19 est très comparable celle des coquilles de la zone Murchisonae (sous-zone Haugi) des carrières Lafarge, Belmont (Rhône) figurées par Alméras (1996, pl 5, fig 8-9) Huit exemplaires de 10,9 14,1 mm conservent une commissure frontale rectimarginée Six exemplaires de 11,0 17,6 mm montrent une sulciplication naissante Sulciplication élevée et aplatie chez les seize autres exemplaires La sulciplication frontale est toujours symétrique L’épaisseur maximale de la valve dorsale se situe au milieu de sa longueur, puis la valve s’aplatit antérieurement et se creuse d’un sinus large et plat (p/d = 0,24) Ce sinus médian dorsal est encadré par deux plis arrondis dont la longueur ne dépasse pas le tiers antérieur de la valve, même chez les plus grands exemplaires (pl 1, fig 19) Fortement convexe dans la région du crochet, la valve ventrale s’aplatit vers le front où elle dessine une languette rectangulaire portant des plis latéraux très peu marqués séparés par une carène axiale arrondie Infléchissement ventral régulier des commissures latérales proximité du front Gros crochet, orné de crêtes arrondies, parfois un peu plus longues Il est subdressé (5 ex de 11,2 15,3 mm), dressé (22 ex de 10,9 27,7 mm) ou encore recourbé (2 ex de 24,3 et 28,3 mm) Symphytium non exposé (19 ex.) ou peu exposé (10 ex.) Foramen circulaire (28 ex.) Un seul foramen ovale a été observé Extension verticale et répartition géographique Aalénien des Alpes de Vils (Autriche) Répartition géographique réduite, mais large extension verticale Zone Opalinum de Salornay (Mâconnais) (1 ex in Roché, 1939, pl 11, fig 20) Zone Murchisonae (sous-zone Haugi) des carrières Lafarge, Belmont (Rhône) Zones Bradfordensis et Concavum de La Verpillière (Isère) Sous-ordre Terebratellidina MUIR-WOOD, 1955 Super-famille Zeilleriacea ROLLIER, 1915 Famille Zeilleriidae ROLLIER, 1915 Genre Zeilleria BAYLE, 1878 1878 Zeilleria BAYLE, pl 9, fig 5-13 1974 Zeilleria BAYLE, Delance, p 69, avec la synonymie Espèce-type : Terebratula quadrifida LAMARCK, 1819 Zeilleria truncatella (ROTHPLETZ, 1886) (Pl 1, fig 20) 1886 Waldheimia truncatella ROTHPLETZ, p 124; pl 8, fig 38; pl 16, fig 16-22 1972 Zeilleria truncatella (ROTHPLETZ), Ferrari et Manara, p 318; pl 30, fig 3-6 1992 Zeilleria cf truncatella (ROTHPLETZ), Sadki et Alméras, p 98; pl 1, fig 10-11 2007 Zeilleria cf truncatella (ROTHPLETZ), Alméras et alii, p Caractères internes Les caractères internes (fig 14) se retrouvent chez l’espèce-type Stroudithyris pisolithica de Provence méridionale figurés par Alméras et Moulan (1988, en particulier fig 64) Collier pédonculaire long et bien différencié Symphytium peu élevé résultant de la juxtaposition des deux pièces deltidiales Cavité umbonale petite par suite de l’aplatissement de l’umbo dorsal Dents cardinales en forme de languettes obliques s’emboitant étroitement dans des fossettes profondes Plaques cardinales peu déviées dorsalement, les bases crurales n’étant pas différenciées Plan d’articulation : 0,8 mm, mais apparition en section non simultanée des dents cardinales Cahiers scientifiques n° 14 Lectotype : Rothpletz, 1886, pl 16, fig 21 (désignation de Ferrari et Manara, 1972) Matériel étudié Spécimen pl 1, fig 20 Une seule petite coquille (L = mm), de contour triangulaire, front tronqué, proche du lectotype Extension verticale et répartition géographique Aalénien des Alpes de Vils (Autriche) Laubenstein, Vénétie, Préalpes carniques Zones Opalinum et Murchisonae du Monte Peller 140 Département du Rhône - Musée des Confluences, Lyon Fig 14 - Caractères internes d'une coquille de Stroudithyris latilingua (ROTHPLETZ) L = 22,2; l = 18,7; E = 12,4; l/L = 0,84; E/L = 0,56; ED/E = 0,43; U1 = 18,6; U2 = 0,84; p = 2,8; d = 10,2; p/d = 0,27; p/L = 0,13 141 Cahiers scientifiques n° 14 Centre de Conservation et d'Etude des Collections (Trentin) Une forme plus récente du Bajocien inférieur, zone Laeviuscula (sous-zone Ovalis) du Haut-Atlas central (secteur de Rich) a été rapprochée de Z truncatella (Sadki et Alméras, 1992; Alméras et alii, 2007) des espèces ouest-téthysiennes (Pseudogibbirhynchia ximenesi, Stolmorhynchia vigilii, S clesiana, Stroudithyris latilingua, Zeilleria truncatella), déjà observées dans les Alpes autrichiennes, les Alpes carniques, le Trentin et le Haut-Adige, l’Italie méridionale (Calabre, Sicile), les Monts de Bakony (Hongrie) et le Caucase nord-occidental Rhynchonelloidea dresnayi et R dubari sont spécifiques la marge sud de la Téthys occidentale (Causse moyen-atlasique) Cymatorhynchia humilis est la seule espèce nordouest européenne (Somerset, en Angleterre) Lophrothyris contracta est connu depuis l’Angleterre (Dorset) jusqu’au Haut-Atlas central, au Maroc Enfin, Ferrythyris millenaria semble cantonné l’Eperon lyonnais (Mont d’Or, La Verpillière) où l’espèce est représentée par un nombre élevé d’individus Quelques spécimens ont également été collectés en Provence méridionale (Alméras & Moulan, 1988) Cette juxtaposition d’espèces nordouest européennes, d’espèces ouest-téthysiennes et d’espèces ubiquistes met en évidence le rôle de transition (ou de zone charnière) entre bioprovinces joué par l’Eperon lyonnais pendant l’Aalénien La bordure sud du Massif armoricain a joué un rôle semblable pendant le Toarcien (Alméras & Bécaud, 2002) Le cachet ouest-téthysien de la faune de brachiopodes aaléniens est particulièrement évident dans les gisements de La Verpillière Cette faune ne compte que espèces nord-ouest européennes contre espèces uniquement signalées jusqu’à présent dans le secteur méditerranéen de la Tethys (Italie et Maroc) Cette particularité se retrouve dans la faune d’ammonites du même niveau : si les Graphoceratidae (des Brasilia aux Graphoceras) sont plutôt ubiquistes, la plupart des Erycitidae, d’ailleurs cités pour la première fois dans la Région lyonnaise, ainsi que les Phylloceratidae et les Lytoceratidae du groupe de M rasile, ont d’abord été décrits par Vacek ou de Gregorio en Italie et se retrouvent également dans le sud de l’Espagne et au Maroc Ce fait montre l’importance du versant sud de l’Eperon lyonnais en ce qui concerne la juxtaposition des faunes des provinces nord-ouest européenne et téthysienne CONCLUSIONS Les recherches récentes sur le site historique des anciennes mines de fer de l’Isère (secteur de Saint-Quentin-Fallavier – La Verpillière) ont permis d’établir une stratigraphie précise des dépôts ferrugineux toarciens et aaléniens (Rulleau & Elmi, 2001) Les collectes des faunes in situ par B Thévenard et L Rulleau ont permis de mieux situer les espèces toarciennes et aaléniennes décrites et figurées par Dumortier (1874) Les nouvelles collectes de brachiopodes dans un niveau condensé daté par ammonites de la zone Bradfordensis et de la base de la zone Concavum permettent de réactualiser dans cette publication la révision des brachiopodes par Alméras (1996) et Alméras et al (1998) La principale modification concerne l’âge de Ferrythyris millenaria (DUMORTIER) dont la localité-type se situe La Verpillière Selon les données anciennes, l’extension verticale de cette espèce correspondait la « zone Bifrons » de Dumortier, c’est-à-dire au Toarcien moyen et la base du Toarcien supérieur (zone Thouarsense) En réalité, F millenaria se situe dans l’Aalénien (zone Bradfordensis et base de la zone Concavum) Ainsi, F millenaria succède (et non précède) F elianae ALMÉRAS & MOULAN, espèce abondante en Provence méridionale (Alméras & Moulan, 1988) et Belmont, dans le Bas-Beaujolais (Alméras, 1996) où elle est datée des zones Opalinum (sous-zone Comptum) et Murchisonae (sous-zone Haugi) Sur le plan biostratigraphique, la succession des brachiopodes toarciens et aaléniens de La Verpillière comporte cinq ensembles fauniques, dont une zone d’absence Les espèces aaléniennes (zone Bradfordensis et base de la zone Concavum), Pseudogibbbirhynchia ximenesi, Stolmorhynchia vigilii, S clesiana, Cymatorhynchia humilis, Rhynchonelloidea dresnayi, R dubari, Capillirhynchia sp., Ferrythyris millenaria, Lophrothyris contracta, Stroudithyris latilingua et Zeilleria truncatella, sont décrites et figurées dans cette publication (cinquième ensemble faunique) Sur le plan paléobiogéographique, la plupart des espèces aaléniennes de La Verpillière sont Cahiers scientifiques n° 14 REMERCIEMENTS Nous tenons remercier les rapporteurs, P Fauré et J.L Dommergues dont la lecture attentive du manuscrit a permis d’améliorer la présentation de ce travail ; Ph Ové pour sa participation la réalisation des figures ; D Berthet, enfin, qui a assuré la réalisation matérielle et la publication de l’article 142 Département du Rhône - Musée des Confluences, Lyon RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES ALMÉRAS Y & BÉCAUD M (2002) – Les zones charnières entre provinces paléobiogéographiques L’exemple des Brachiopodes de la bordure sud du Massif armoricain (France) au Toarcien Géologie de la France, n° 3, p 17-29, fig., pl AGER D.V (1962 et 1967) – A monograph of the British Liassic Rhynchonellidae Part III-IV Palaeont Soc., London, vol 116 et 121, p 85-172, fig 50-100, pl 8-13 AGER D.V (1965) – Mesozoic and Cenozoic Rhynchonellacea In : MOORE R.C (ed.), Treatise on Invertebrate Paleontology Part H, Brachiopoda, vol 2, p H597-H632 Geol Soc Amer and Univ Kansas Press edit., Lawrence, Kansas ALMÉRAS Y & ELMI S (1996) – Le genre Cymatorhynchia BUCKMAN (Brachiopoda, Rhynchonellacea) dans le Bajocien-Bathonien de la bordure vivaro-cévenole (Bassin du Sud-Est, France) Cadre stratigraphique et paléogéographique Beringeria, Würzburg, vol 18, p 201-245, 13 fig., pl ALMÉRAS Y (1971) – Les Terebratulidae du Dogger dans le Mâconnais, le Mont d’Or lyonnais et le Jura méridional Etude systématique et biostratigraphique Rapports avec la paléoécologie Docum Lab Géol Fac Sci Lyon, n° 39, 690 p 185 fig., 211 pl ALMÉRAS Y & ELMI S (1998) – Les Brachiopodes jurassiques moyens de la bordure vivaro-cévenole (Bassin du Sud-Est, France) Strata, Toulouse, sér 2, vol 29, 145 p., 18 fig., pl ALMÉRAS Y (1979) – Etude morphologique et anatomique de Rhynchonelloidea ruthenensis (REYNÈS, 1868) Justification de la distinction des g e nres Rh y n ch o n e l l o i d e a B U C K M A N e t Homoeorhynchia BUCKMAN (Brachiopoda) Geobios, Lyon, n° 12, fasc 2, p 187-221, 20 fig., pl ALMÉRAS Y & FAURÉ Ph (2000) – Les Brachiopodes liasiques des Pyrénées Paléontologie, Biostratigraphie, Paléogéographie et Paléoenvironnements Strata, Toulouse, sér 2, vol 36, 395 p., 55 text-fig., 70 tabl., 56 fig h.t., 23 pl ALMÉRAS Y (1994) – Le genre Soaresirhynchia nov (Brachiopoda, Rhynchonellacea, Wellerellidae) dans le Toarcien du sousbassin nord-lusitanien (Portugal) Docum Lab Géol Lyon, n° 130, 135 p., 56 fig., pl ALMÉRAS Y & LATHUILIÈRE B (1984) – Paléontologie et paléoécologie de Parvirhynchia parvula (DESLONGCHAMPS), brachiopode récifal et périrécifal du Bajocien moyen Geobios, Lyon, n° 17, fasc 6, p 797-822, 16 fig., pl ALMÉRAS Y (1996) – Les Brachiopodes toarciens et aaléniens inférieurs du Bassin du Rhône Paléontologie et biostratigraphie Révisions de la collection Dumortier et compléments Docum Lab Géol Lyon, n° 138, p 1-123, 47 fig., pl ALMÉRAS Y & MOULAN G (1982) – Les Térébratulidés liasiques de Provence Paléontologie, biostratigraphie, paléoécologie, phylogénie Docum Lab Géol Lyon, n° 86, 365 p., 119 fig., 22 pl ALMÉRAS ALMÉRAS Y & MOULAN G (1988) – Les Térébratulidés du Dogger provenỗal (Palộontologie, biostratigraphie, phylogộnie, palộoộcologie) Docum Lab Gộol Lyon, n° 101, 277 p., 97 fig., 14 pl Y (1996a) – The genus Pseudogibbirhynchia (Brachiopoda, Rhynchonellacea) from the Toarcian of Portugal In : COPPER P & JIN J., Brachiopods Proc of the 3rd Intern Congress, Sudbury/Ontario/2-5 sept 1995 Ed Balkema, Rotterdam, p 7-12, fig ALMÉRAS Y & PEYBERNÈS B (1979) – Les Brachiopodes du Dogger des Pyrénées navarro-languedociennes Docum Lab Géol Fac Sci Lyon, n° 76, p 23-133, 32 fig., pl 143 Cahiers scientifiques n° 14 Centre de Conservation et d'Etude des Collections ALMÉRAS Y., ELMI S & FAURÉ Ph (2007) – Les Brachiopodes liasiques d’Algérie occidentale Docum Lab Géol Lyon, n° 163, 241 p, 62 fig., 28 fig h.t., 51 tabl., 11 pl ELMI S & RULLEAU L (1991) – Le Toarcien des carrières Lafarge (Bas-Beaujolais, France) : cadre biostratigraphique de référence pour la région lyonnaise Geobios, Lyon, n° 24, fasc 3, p 315331, fig., pl ALMÉRAS Y., COMBÉMOREL R., ELMI S., RULLEAU L (coord.) & TINTANT H (1998) – Révision critique des Céphalopodes et Brachiopodes décrits dans le tome (Toarcien-Aalénien) des « Etudes paléontologiques des dépôts jurassiques du Bassin du Rhône » par E DUMORTIER (1874) Mém Mus Hist nat Lyon, n° 2, 208 p., 10 fig., 22 pl FERRARI A (1962) – Brachiopodi giuresi dei dintorni di Rovereto (Trentino) Giornale di Geologia, Annali del Museo geologico di Bologna, sér 2a, vol 29, p 91-153, 11 fig., pl 8-10 FERRARI A & MANARA C (1972) – Brachiopodi del Dogger inferiore di Monte PellerTrentino Gionale di Geologia, Annali del Museo geologico di Bologna, sér 2a, vol 38, fasc 1, p 253-348, 31 fig., pl 24-30 ALMÉRAS Y., FAURÉ Ph., ELMI S., ENAY R & MANGOLD C (2007) – Zonation des brachiopodes du Jurassique moyen sur la marge sud de la Téthys occidentale (Maroc, Algộrie occidentale) Comparaison avec la marge nord-tộthysienne franỗaise Geobios, Lyon, vol 40, n° 1, p 1-19, fig FINKELSTEIN H (1889) – Ueber ein Vorkommen der Opalinus (und Murchisonae ?) 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Musée des Confluences, Lyon PLANCHE 147 Cahiers scientifiques n° 14 Centre de Conservation et d'Etude des Collections Crédits Photos (p.5-83) : Patrick Ageneau-Musée des Confluences Cahiers scientifiques n° 14 Département du Rhône - Musée des Confluences, Lyon Centre de Conservation et d’Etude des Collections : 13 A, rue Bancel - 69007 Lyon Compogravure - Impression - Finition : Uni Graphic 04 72 04 35 60 Achevé d'imprimer : Décembre 2007 Dépôt légal : 4e trimestre 2007 ISSN 1627-3516 Cahiers scientifiques n° 14 148 ... Confluences, Lyon CATALOGUE DE LA COLLECTION TIBÉTAINE ET HIMALAYENNE DU MUSÉE DES CONFLUENCES (ANCIEN MUSÉUM DE LYON) Christophe ROUSTAN DELATOUR* RÉSUMÉ Le musée des Confluences (ancien Muséum de Lyon) ... l'Inde, dont l'authenticité n'est pas avérée * Cahiers scientifiques - Département du Rhône - Musée des Confluences, Lyon - N° 14 (2007) p 5-83 Cahiers scientifiques n° 14 Centre de Conservation... www.rmanyc.org 15 Cahiers scientifiques n° 14 Centre de Conservation et d'Etude des Collections Cahiers scientifiques n° 14 16 Département du Rhône - Musée des Confluences, Lyon Pierre votive
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